Absence de concertation, impréparation, bricolage, gaspillage d’argent public : l’aménagement provisoire de l’avenue de Toulouse illustre jusqu’à la caricature le bilan catastrophique de Philippe Saurel en matière de politique cyclable et d’aménagement de la ville en général.

Une opération électoraliste décidée dans la précipitation
Après 6 ans d’inaction, Philippe Saurel a décidé, à la dernière minute, d’un aménagement censé symboliser sa prétendue « vélorution ».
Pour Coralie Mantion : « Cet aménagement bricolé en 10 jours, livré à la veille des élections, dans la précipitation, est un concentré de démagogie, d’imprévoyance et d’inconséquence ! Il symbolise jusqu’à la caricature la façon dont Philippe Saurel a géré la ville pendant 6 ans. »

Un projet sans concertation
Aucun habitant, aucun commerçant de l’avenue de Toulouse n’a été concerté. Aucune réunion publique pour discuter du projet, pour vérifier les attentes des riverains et des usagers. Un projet tombé d’en haut.
Et Coralie Mantion de dénoncer : « Seul l’avis de l’association Vélocité a été sollicité. Et même cet avis, critique, formulé par des usagers experts du vélo, a été ignoré, écarté. C’est un comble ! »
Et d’ajouter : « Transformer la ville sans tenir compte des habitants et des usagers c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. Et c’est pourtant exactement ce qui vient d’être fait avenue de Toulouse. »

Vite fait et mal fait : un aménagement qui ne satisfait personne !

Conçu sans concertation, dans la précipitation, cet aménagement ne satisfait évidemment personne.
Les piétons ne bénéficient d’aucune amélioration. Aucun trottoir n’a été élargi. Aucun arbre n’a été planté.
Les vélos sont mélangés à la circulation des bus et des voitures qui manœuvrent pour stationner. Avec, en guise de protection, des coups de peinture et des bornes en plastique …
Et Coralie Mantion d’insister : « Vélocité a demandé, à juste titre, des aménagements cyclables vraiment sécurisés, séparés de la circulation des bus et des voitures. Or cette demande de bon sens n’a pas été entendue. C’est désolant ! »
Et d’ajouter : « Imaginez-vous un instant un enfant à vélo sur ce type d’aménagement cyclable ? Évidemment non car il n’est pas sécurisé. Tout simplement. »

Un bricolage à 300 000 euros

Comble de l’inconséquence : cet aménagement provisoire, bricolé en 10 jours, a coûté plus de 300 000 euros d’argent public ! 300 000 euros gaspillés dans un projet jetable.
Pour Coralie Mantion : « Il n’est plus acceptable de jeter l’argent par les fenêtres en multipliant ce type d’aménagements jetables. Nous devons investir dans des projets sérieux, des aménagements durables ! »

Du provisoire qui dure et des chantiers qui n’en finissent pas

Ce bricolage provisoire de l’avenue de Toulouse n’est malheureusement pas une première. La rue Saint-Louis subit, elle aussi, depuis 5 ans un aménagement provisoire, bricolé en 48 heures avec des glissières de chantier en béton. Sans parler de la rue Gerhardt où vient d’être réalisée une piste cyclable provisoire à coup de peintures et de bornes en plastique du plus bel effet. A croire que le provisoire tient lieu de politique pour Philippe Saurel !
Pour Coralie Mantion : « On ne gère pas une ville à coups d’aménagements provisoires et de chantiers qui n’en finissent pas ! Regardez ce qui se passe rue du Faubourg Figuerolles. Le chantier dure depuis 2 ans. On fait, on défait, on refait. Un coup il n’y a pas de piste cyclable. Un coup il y a une piste cyclable. Résultat. Le faubourg Figuerolles est devenu un chantier permanent. C’est invivable pour les habitants. Et c‘est une catastrophe pour les commerçants ! »

La contre-proposition des écologistes

Pour les écologistes aménager l’avenue de Toulouse doit être un grand et beau projet.
Ce sera d’abord un projet concerté ; pensé avec les habitants, les commerçants, les usagers. Avec toutes celles et ceux qui ont des idées à partager pour embellir et rénover cette grande avenue de Montpellier.
Ce sera un projet qui réduira drastiquement la place de la voiture pour donner la part belle aux piétons et aux vélos. Nous proposerons de grands trottoirs arborés et des pistes cyclables vraiment séparées de la circulation pour faire de l’avenue de Toulouse une belle avenue, végétalisée, apaisée et respirable. Une avenue où l’on aura plaisir à venir faire ses courses à pied ou à vélo.
Pour Coralie Mantion : « L’avenue de Toulouse est un symbole de l’asphyxie automobile de Montpellier. Nous voulons en faire le symbole d’une reconquête de notre ville au service des habitants et de la qualité de vie. Une ville à échelle humaine, des rues apaisées et respirables où nos enfants pourront aller à l’école à pied ou à vélo en toute sécurité. Voilà notre ambition ! »

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