[Conseil de Métropole] 07/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil de Métropole] 07/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

Ce lundi 7 juin, le Conseil Métropolitain faisait son retour en présentiel avec un jauge limitée par respect des mesures sanitaires encore en vigueur.


Affaire n°2 – Révision du Plan Climat en Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) métropolitain / Stratégie Neutralité Carbone 2050 et orientations – Intervention de François Vasquez

Voir l’intervention de François Vasquez en video:

« Nous avons souvent exposé ici la politique « zéro déchet », je ne reviens pas sur le fait essentiel qui est de modifier les comportements des habitant-es vers la prévention et vers le tri à la source.

Je m’attarde une seconde sur l’objectif fixé de -40 % d’ordures ménagères résiduelles pendant ce mandat à la fin 2024. Vous avez entendu parler de mi-mandat; or le problème du mi-mandat, c’est que la pénalisation due à la période du Covid a été extrêmement préjudiciable à la mise en place déjà opérationnelle de notre politique. Alors je tiens quand même à rassurer tout le monde: la courbe sera exponentielle; mais ça démarre plus doucement, car il faut tout installer. Nous avons des obstacles juridiques, des obstacles techniques. Mais la volonté y est, et les résultats seront. C’est pour ça que j’annonce ici « fin 2024 » pour nos -40% qui sont un objectif chiffré et transparent puisque, je le rappelle, ce sera le tonnage OMR entrant à Ametyst, autrement dit, objectivable par chacun-e.

  • la mise en place de la tarification incitative
  • un plan « zéro plastique »
  • le développement des filières de réemploi local des déchets valorisés pour une économie circulaire
  • accompagner tous les professionnels vers la prévention et le tri (c’est déjà en œuvre et ça marche dans les zones d’activité économique)
  • être exemplaire au sein de l’administration dans la réduction et le tri des déchets.

Ça c’est pour le mandat. Notre objectif bien sûr, à l’horizon 2030, ce sera 80% de déchets recyclés ou valorisés. Et j’espère, avant 2050 avec cette dynamique, le « zéro déchet » total non valorisé ou recyclé. »


Affaire n°5 – Création d’une police métropolitaine des transports et intervention de Bruno Paternot

Voir en vidéo l’intervention de Bruno Paternot en séance:

Ce que prévoit la délibération adoptée par le Conseil :

Afin d’accompagner ces changements majeurs à l’échelle métropolitaine, de conforter la politique des mobilités engagée, et de garantir une qualité de service à chaque usager, il apparait nécessaire de renforcer la sécurité dans les transports en commun, notamment au sein des axes structurants, par la création d’une police métropolitaine dédiée.

La Police Métropolitaine des Transports se verra attribuer les missions principales suivantes:

  1. Renforcer le niveau de réponse opérationnelle aux situations d’incivilités, de délinquance sur le réseau de transport en commun, notamment les violences faîtes aux femmes;
  2. Assurer une présence effective et visible d’agents de police en uniforme afin de rassurer les usagers d’une part et de dissuader les actes délinquants d’autre part;
  3. Soutenir les personnels de la société d’exploitation dans l’exercice de leur mission de service public,en complément des moyens déployés par le transporteur en matière de médiation, de prévention,d’intervention et de vidéo protection;
  4. Contribuer à la mise en œuvre d’une action de sécurité dédiée aux transports en complémentarité avec les forces étatiques (gendarmerie, police), les communes (police municipale, médiation),l’opérateur de transport;
  5. Apporter un appui occasionnel et ponctuel au bénéfice des communes membres de l’EPCI dans le cas de manifestations exceptionnelles ou évènements majeurs en vertu de l’article L. 512-3 du Code de la sécurité intérieure.

Pour ce faire le nombre d’agents de police à recruter est porté à 42 agents. Les horaires de service de cette unité sont préfigurés 7 jours sur 7, avec une montée en puissance du mercredi au samedi inclus de 14h à minuit, représentant les créneaux identifiés de forte fréquentation et de niveau de faits d’insécurité.


Affaire n°15 – « Charte de l’événementiel responsable », intervention de Catherine Ribot

« Cette charte de l’événementiel responsable s’impose maintenant, avec la reprise des manifestations touristiques et des activités culturelles, après cette période sombre, cette période triste, cette épidémie de Covid qui nous a frappés ces derniers mois. Effectivement, il était indispensable de marquer le fait que l’après 3ème vague ne pourrait ressembler au monde d’avant. Les habitudes doivent changer, car nous avons tous conscience des dangers de nos négligences.

Mais bien évidemment, cette charte de l’événementiel n’est précisément que la charte de l’événementiel. En aucun cas ce texte ne prêtant encadrer ce qui devrait être l’éco-responsabilité de la collectivité, l’éco-responsabilité en matière de services publics, en matière d’administration, en matière de commande publique, l’éco-responsabilité dans les domaines social, culturel, sportif, mais aussi de l’aménagement, de la construction, des travaux… Cette éco-responsabilité sera notamment précisée: ses caractères seront établis après qu’aura été dressé l’état des efforts, l’état des dynamiques, qui sont déjà engagés par les services de la Métropole en matière de mobilités, d’éclairage, d’ambiance sonore, d’énergie, d’assainissement, de déchets, d’utilisation des ressources, en matière d’alimentation et dans bien d’autres domaines encore. »

Voir l’intervention de Catherine Ribot en séance (vidéo):


Affaire n°28 – Intervention de Bruno Paternot sur l’élaboration du Plan Lumières de la Métropole

Voir l’intervention de Bruno Paternot en séance (vidéo) :

« Je m’exprime ici à 4 voix. Celles de Frédéric Lafforgue, d’Isabelle Touzard et d’Agnès Saurat m’accompagnent sur cette délibération.
Le Comité Lumière permet à des élu.es de territoires, de sensibilité, d’histoires différentes de travailler main dans la main (mais tout en respectant les gestes barrières) pour un plan lumière que nous vous présenterons au fils des conseils.

En France aujourd’hui, nous changeons de paradigme. On passe d’une politique de l’offre (des éclairages tant qu’on peut, tant qu’on veut) à une politique du besoin (où il faut et quand il faut). Où il faut et quand il faut.

Nous avons 2 responsabilités :
– aujourd’hui 62% des enfants des villes n’ont jamais vu la voie lactée. Notre avenir n’a pas accès aux étoiles. Ce lien qui a battis les rapports entre nous, notre planète et le cosmos n’existe pas si on a jamais vu les étoiles lors d’une très belle nuit. Comment les Petits Princes du XXIe siècle peuvent-ils visiter les étoiles s’ils ne les voient même pas ?
2e responsabilité :
– Notre halo lumineux a un rayon de 100km. Dans la 7e métropole de France, nous jetons donc nos déchets lumineux dans le jardin des voisins. Et il se trouve qu’un de ces voisins est le Parc National des Cévennes et sa Réserve Internationale de Ciel Étoilé (RICE). Il n’y a que 15 RICE au monde, 15. Dont 1 dans notre région, et qui risque de perdre son label mondial en raison de notre pollution lumineuse.
Mais nous avons une belle opportunité : contrairement à d’autres pollutions, il suffit d’éteindre et c’est fini.
Éteindre oui, mais pas partout et pas tout le temps. Il faut bien sûr des endroits de fête et donc d’éclairages.
Pour éclairer « où il faut et quand il faut », nous avons émis 2 priorités :
– Travailler ensemble : la voirie, la biodiversité, la sobriété, l’esthétique. Et je salue ici les services qui croulent sous les demandes et qui bouleversent leurs habitudes avec une professionnalisme qui éblouit (si je puis dire). Nous menons un travail complexe qui allie économies d’énergie, économies financières, innovations scientifiques, sécurité, qualité de l’environnement visuel, préservation de la biodiversité et j’inclus l’humain dans la biodiversité.
2e tâche :
– Écouter tout le monde. Les spécialistes et les experts, certes. Mais aussi les concerné-es, écouter les citoyens et les citoyennes, écouter les associations, écouter les scientifiques.
Faire des choix éclairés (si je puis dire) et en connaissance de causes.
Dans cette délibération, il s’agit de vous proposer un partenariat avec la recherche public, les entreprises et les associations. C’est un montage inédit, sur des sujets inédits qui serviront pour toutes les autres métropoles de France. En tant que coordinateur des élu.es aux pollution sonores de la FEVE, je peux vous dire que mes collègues de Nancy ou de Marseille par exemple attendent avec impatience la partie qui traitera de l’acceptabilité sociale de l’extinction.
Je remercie ici d’ailleurs les maires qui ont accepté les projets pilotes et innovants comme à St-Jean-de-Vedas ou Prades-le-lez.

Nous allons demander aux entreprises, aux associations et à l’INRAE d’étudier concrètement le territoire afin de nous dire par où passent les animaux vespéraux, crépusculaires ou nocturnes. Parce que si on éteint sur un chemin et que les chouettes passent naturellement juste à côté, ce ne serait pas très brillant (si je puis dire).
C’est donc en fonction de la réalité du terrain que nous allons élaborer les trames noires dans le plan lumière, en prenant le temps pour le faire bien.
L’INRAE va regarder plus spécifiquement 2 espèces : les chauves-souris et les vers luisants. On pourrait dire une espèce parapluie et une espèce loupe. Si vous protégez les chauves-souris, vous protégez toute une série d’animaux qui se trouvent en dessous, comme avec un parapluie. Et si on pose notre loupe sur les vers luisants qui disparaissent les premiers, c’est que nous sommes sur le bon chemin.
Qui ne veut pas du retour des lucioles ? Pasolini pleurait déjà dans les années 70 leur disparition à cause du « comportement imposé par le pouvoir de la consommation qui remodèle et déforme la conscience ». Nous avons la responsabilité de jeter notre corps dans la bataille et dans le plan lumières, le plan « petites lumières », lucciole, en italien. »

Consultation du public sur le Lez

Consultation du public sur le Lez

Bruno Paternot, élu montpelliérain et métropolitain, représentant Montpellier 3M auprès du Syble, invite les citoyen-nes à prendre part à la consultation publique ci-dessous (voir en fin d’article).

Voir la page sur le site du Syble

Le bassin versant du Lez est un territoire particulièrement vulnérable aux inondations par débordement de cours d’eau, ruissellement et submersion marine.

Ainsi la gestion intégrée du risque inondation a démarré en 2007 avec un premier PAPI (Programme d’action de Prévention des Inondations) qui a permis non seulement d’engager les premiers grands travaux de protection mais également de mettre en place une politique de prévention et de prévision importante. Ce PAPI 1 s’est terminé en 2014 et été réalisé à plus de 90 %. A partir de 2015, un deuxième PAPI a été engagé pour la période 2015-2021.

Le PAPI est co-financé par l’Etat, l’Europe, la Région Occitanie et le Département de l’Hérault et animé par l’EPTB Lez (Etablissement Public Territorial de Bassin) aussi appelé SYBLE (Syndicat du Bassin du Lez). L’EPTB Lez a pour missions de faciliter, à l’échelle du bassin du Lez, la prévention des inondations et la défense contre la mer, la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, ainsi que la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité des écosystèmes aquatiques et des zones humides.

Le PAPI 2 Lez prendra fin en décembre 2021. Aussi un dossier de candidature pour un PAPI 3 a été élaboré par l’EPTB Lez. Les éléments de ce programme (Diagnostic, Stratégie, Programme d’Actions) ont été élaborés dans le cadre d’un partenariat étroit entre acteurs de la prévention des inondations, des milieux aquatiques et de l’urbanisme.

La consultation du public est une étape importante dans l’élaboration du PAPI 3 Lez. Elle permet de recueillir votre avis afin d’aboutir à un projet partagé et répondant aux attentes du plus grand nombre.

Cette consultation vise donc à vous permettre d’exprimer vos propositions d’amélioration sur le programme proposé au vu du diagnostic du territoire. Vous pouvez également proposer des actions qui vous semblent pertinentes en justifiant vos propositions.

Pendant la consultation, vos propositions recevront une réponse pour préciser :

  • si elles sont déjà prises en compte dans le programme
  • si le programme peut être ajusté au vu de leur pertinence
  • si le programme peut être modifié pour intégrer certaines d’entre elles (après d’éventuelles demandes de précisions).

Dans les pièces mises à disposition, vous trouverez :

  • Une note de synthèse présentant la vulnérabilité du territoire aux inondations et l’historique de ces dernières, la démarche de prévention engagée sur le territoire depuis de nombreuses années et la stratégie proposée pour le nouveau PAPI (PAPI3)
  • Le programme d’actions proposé pour le PAPI 3 Lez

Pour participer, du 27 mai 2021 au 27 juin 2021, cliquez sur le lien suivant :

Tous et toutes à vélo!

Tous et toutes à vélo!

Tous et toutes à vélo ce dimanche !   Sous le slogan « Tous à Vélo, Ma ville cyclable c’est maintenant », l’association Vélocité invite les cyclistes de toute la métropole à se retrouver ce dimanche place de l’Europe. Une occasion de saluer les avancées, d’accueillir les nouveaux cyclistes, et d’aller plus loin ensemble vers une ville et un territoire cyclables.
Départ à 14h place de l’Europe pour faire un tour de la ville

Evenement Facebook

Carte des départs et trajets convergents

[Conseil de Métropole] 07/06/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

Les affaires du prochain Conseil de Métropole

La prochaine séance du Conseil métropolitain se tiendra le lundi 7 juin à partir de 9h30.
Elle sera retransmise en direct sur le site de la métropole.

Depuis le début du mandat, le groupe des élu-es écologistes met à disposition des Montpelliérain-es l’ordre du jour et les projets d’affaires soumis au vote des membres du Conseil.
 Retrouvez en ligne :

Inauguration d’un composteur collectif à Port Marianne

Inauguration d’un composteur collectif à Port Marianne

Dans le cadre de leur politique « zéro déchet », la Métropole et la Ville de Montpellier ont inauguré un composteur collectif à Port Marianne samedi 29 mai 2021.

Ce nouvel équipement permettra aux habitants de valoriser leurs biodéchets (véritables ressources pour produire du compost), mais surtout de diminuer le contenu de leurs poubelles de déchets ménagers de 50 à 80 kilos par personne et par an. Pour équiper ce site, Montpellier Méditerranée Métropole a choisi Ecosec, une entreprise locale.

La création de ce 17ème composteur s’inscrit dans la politique « zéro déchet » impulsée par François Vasquez, Vice-président de la Métropole, délégué à la Collecte, au Tri, à la Valorisation des déchets et à la Politique zéro déchet. Les deux collectivités œuvrent au développement du compostage de proximité et ont été récompensées par une subvention de 476.000 euros issue de l’appel à projet « Généralisation à la source du tri des biodéchets » de l’ADEME et de la Région Occitanie. En 2021, près de 4500 composteurs individuels et collectifs seront distribués aux habitants pour encourager cette pratique éco-citoyenne. Concernant le compostage de quartier, de nouveaux sites verront prochainement le jour à Montpellier, Murviel-lès-Montpellier, Clapiers, Vendargues…

UNE NOUVELLE MESURE AU PROCHAIN CONSEIL DE MÉTROPOLE : LE SOUTIEN A L’ACHAT DE COMPOSTEURS INDIVIDUELS

Au prochain Conseil de Métropole du 7 juin, une délibération sera proposée pour que, dès l’été 2021, la collectivité subventionne, à hauteur de 40 euros, l’achat de composteurs individuels par les particuliers, dans des jardineries de la Métropole, sur le même principe que la prime pour l’achat de vélos électriques. Le but de ce dispositif, qui complète la distribution gratuite de composteurs (modèle unique), est de permettre aux usagers d’acheter le modèle qui leur convient le mieux (matériau, taille…) et de bénéficier d’une subvention pour ce faire afin d’accélérer la pratique du compostage individuel.

UN TERRITOIRE IMPLIQUÉ POUR L’ENVIRONNEMENT ET LA PROPRETÉ

Pour appuyer son projet, Montpellier Méditerranée Métropole a engagé plusieurs actions :

  • Elle soutient la pratique du compostage collectif et individuel par l’équipement des habitants et l’installation de composteurs.
  • Prochainement, deux maîtres composteurs seront recrutés au sein des équipes de la Métropole. Leur mission consistera à coordonner l’accompagnement des projets des habitants, la formation des référents de site et la mise à disposition du matériel de compostage.
  • Elle fait partie de « Compost Plus », un réseau de collectivités locales qui permet la mutualisation des bonnes pratiques, le développement des partenariats et un accompagnement sur les projets de la collectivité.
  • Puisque le compostage est un enjeu majeur de réduction des déchets, Montpellier Méditerranée Métropole s’est fixé l’ambition de réduire de 40% la production d’ordures ménagères résiduelles (bac gris) sur son territoire. L’objectif est double : limiter l’impact environnemental tout en contenant la hausse des coûts de stockage et de traitement des déchets. Dans ce but, le compostage occupe un rôle primordial, aux côtés de la mise en place progressive de la tarification incitative.

On estime que les ordures ménagères résiduelles sont composées à 30% de déchets compostables, soit plus de 30.000 tonnes à l’échelle de la Métropole. Chaque composteur peut permettre ainsi de réduire les déchets traités par la Métropole de plus de 50 kilos par an et par habitant.

BUDGET PROPRETÉ 2021, UN DÉVELOPPEMENT SANS PRÉCÉDENT DES SITES DE COMPOSTAGE

Adopté par le Conseil métropolitain du 29 mars dernier, le budget 2021 de Montpellier Méditerranée Métropole prévoit un développement sans précédent des sites de compostage. Plus de 1 million d’euros budgétés pour créer près de 4 500 points de compostage (études, équipement, formations…, compris) dans les 31 communes de la Métropole.

  • Plus de 4 000 composteurs individuels.
  • Installation d’une cinquantaine de composteurs de résidence / d’établissement.
  • Installation de 54 composteurs de quartier.
  • Développements de solutions de broyage et acquisitions de matériels lourds.

La Métropole a également lancé une zone pilote « zéro déchet », localisée sur 10 communes de l’ouest métropolitain et le quartier des Grisettes à Montpellier, où seront implantés 15 composteurs de quartier supplémentaires.

L’ADEME et la Région Occitanie viennent d’apporter 476 000 euros d’aide financière au déploiement de la politique biodéchets de Montpellier Méditerranée Métropole. Candidate à cet appel à projets, la collectivité voit son ambition récompensée.

Le nouveau composteur du bassin Jacques Cœur pour un coût d’installation et de distribution des bio-seaux s’élevant à 4 500 euros. 

Dans la perspective d’un développement local, social et responsable, Montpellier Méditerranée Métropole a décidé de faire confiance à Ecosec, une entreprise locale d’insertion, en équipant ce site avec leurs nouveaux modules. Toujours dans la même optique, depuis le début de l’année et à titre expérimental, tous les sites sont approvisionnés en broyat par l’ESAT « L’Envol » de Castelnau-le-Lez.

COMMENT FONCTIONNE UN SITE DE COMPOSTAGE ?

Ce nouveau composteur, mis en place à proximité du bassin Jacques Cœur, sera géré par les habitants et l’association Bien vivre Port-Marianne. Le broyat et les déchets verts, nécessaires au bon fonctionnement d’un compost, seront apportés par la collectivité. Ce site est équipé de 8 bacs :

  • 2 sont utilisés en tant que bacs d’apport, c’est-à-dire le bac dans lesquels les riverains déposent leurs biodéchets (épluchures, marc de café, restes de repas – hors viande, poisson, fromage, et autres matières animales).
  • 1 bac sert à stocker le broyat (branches broyées permettant de « structurer » le bac d’apport pour éviter l’obtention d’un bloc compact d’épluchures),
  • 5 bacs (situés aux extrémités) sont utilisés comme bacs de maturation.

Lorsque le bac d’apport est plein, les référents du site (formés par la Métropole de Montpellier) le vident dans le bac de maturation et le laissent « travailler ». Les bactéries et autres organismes finissent leur œuvre pour qu’au bout de quelques mois se forme le compost, matière utilisée pour enrichir le sol. Une fois que le bac de maturation a bien « travaillé », les référents du site organisent une opération de tamisage et le compost récupéré est distribué aux riverains.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Montpellier Méditerranée Métropole met gratuitement à disposition de ses administrés des composteurs individuels, sous réserve de réunir les conditions d’installation. La demande est à effectuer sur : www.montpellier3m.fr/biodechets

Un nouveau Marché Paysan tous les mercredis aux Aubes

Un nouveau Marché Paysan tous les mercredis aux Aubes

De gauche à droite: Celia Serrano, Roger-Yannick Chartier, Marie Massart et Michaël Delafosse.

Un nouveau marché paysan, situé rue des Cailles dans le quartier des Aubes, a été mis en place par la Ville de Montpellier depuis le 10 février 2021.

INAUGURATION DU NOUVEAU MARCHE PAYSAN DES AUBES

Aux côtés de Michaël Delafosse, Marie MASSART (adjointe au Maire déléguée à la politique alimentaire et de l’agriculture urbaine) et Célia SERRANO (conseillère métropolitaine déléguée à la réduction des déchet) ont pris part à l’inauguration d’un nouveau marché paysan dans le quartier des Aubes.

PLUS DE 40 ARTISANS ET PRODUCTEURS PRÉSENTS TOUS LES MERCREDIS DE 16H30 A 19H

Ce nouveau marché accueille 40 commerçants (primeurs, paysan boulanger, ostréiculteur, viticulteur, apiculteur, producteurs de fromages œufs, huiles d’olives, tofu, spiruline, pépiniéristes …), qui alternent leur présence, tous les mercredis de 16h30 à 19h. Ces commerçants répondent tous à des critères stricts correspondant à l’appellation « marché paysan » : ils sont soit paysans producteurs, soit commerçants non-sédentaires artisans alimentaires transformant eux-mêmes les produits qu’ils achètent, et respectueux de la saisonnalité des produits proposés. Une valorisation des productions locales et des circuits-courts…

LE MARCHE DES AUBES : PREMIER MARCHE ECO-RESPONSABLE

Soucieux de mieux réduire et valoriser les déchets, le marché des Aubes devient le 1er marché éco-responsable tendant vers le zéro déchets : les déchets de fruits et légumes deviennent des biodéchets ou du compost, et les emballages (dont les cagettes) sont réutilisés.

RENDRE ACCESSIBLE LE « BIEN MANGER » EN MILIEU URBAIN

Les modes de consommation sont en pleine mutation en milieu urbain. La volonté de bien manger et la préoccupation grandissante pour l’écologie constituent des données importantes, conditionnant les achats. Les élu-es de Montpellier sont particulièrement attentifs à ces nouveaux modes de consommation et travaillent à favoriser la commercialisation de produits frais, de qualité et de proximité. 13 marchés alimentaires sont déjà accessibles sur la ville de Montpellier, une offre qui tend à se renforcer et à favoriser les « marchés paysans », principalement dans les quartiers qui n’en sont pas encore dotés.