Pistes cyclables, vélo en ville : Manu Reynaud (Côté Montpellier – 13-19 octobre 2021)

[Le Mouvement] 1000 amoureux de la petite reine réclament une « vraie ville cyclable »

Charles Dos Santos Le 6 juin, 2021

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Rarement l’esplanade de l’Europe n’aura vu autant de vélos en une seule après-midi.

Les amoureux de la bicyclette s’étaient donné rendez-vous ce dimanche 6 juin pour répondre à l’appel de différentes associations montpelliéraines pour le vélo en ville et une vraie « petite couronne » pour les cyclistes au coeur de la capitale héraultaise.

« Nous, ce qu’on demande c’est d’avoir un plan très clair, des dates précises et une évolution co-construite et judicieuse pour le développement du vélo dans Montpellier et dans toute la Métropole. Pour le moment, une aide financière concrète est annoncée et mise en place pour les habitants, c’est une bonne chose, c’est vrai. Mais ce n’est pas suffisant et si c’est bénéficier d’une aide pour prendre un vélo, circuler à vélo dans la ville au péril de sa vie, alors j’vois pas trop l’intérêt. Il faut un vrai plan et des choses claires. Là, on en est encore loin ». Lucas (*), proche de Vélocité Montpellier, plante le décor à quelques minutes du départ de la « chouette manifestation populaire, pour le vélo en ville« , comme il la définit lui-même.

Il y a de plus en plus de cyclistes dans Montpellier.

Le phénomène vélo touche peu ou prou toutes les couches de la population. Mais les associations qui défendent la petite reine en veulent bien plus que ce qui leur est proposé aujourd’hui. Ils veulent en savoir plus, et ce dès les prochaines semaines. (…)

Du côté de la municipalité, en l’absence du Maire Michaël Delafosse, lui-même cycliste, Manu Reynaud, 2e adjoint à la ville de Montpellier en charge du nouveau plan de circulation notamment et jamais bien loin de son propre vélo toute l’année, explique la politique menée par l’équipe municipale concernant la bicyclette sur le mandat en cours.

Partie de l’esplanade de l’Europe, le millier de cyclistes a déambulé dans l’après-midi dans le centre-ville de Montpellier en passant par le lycée Joffre puis à proximité du jardin des Plantes, puis sur le Cours Gambetta et le long du boulevard de Strasbourg pour une arrivée symboliquement prévue à proximité de l’hôtel de ville de Montpellier. « Cela ressemble quasiment au parcours de la voie cycliste urbaine que l’on réclame depuis des années qui offrirait une circulation sereine aux cyclistes de notre ville et qui est aujourd’hui loin d’être faite », conclut Lucas. (*)

(*) Le prénom a été changé.

Tous et toutes à vélo!

Tous et toutes à vélo!

Tous et toutes à vélo ce dimanche !   Sous le slogan « Tous à Vélo, Ma ville cyclable c’est maintenant », l’association Vélocité invite les cyclistes de toute la métropole à se retrouver ce dimanche place de l’Europe. Une occasion de saluer les avancées, d’accueillir les nouveaux cyclistes, et d’aller plus loin ensemble vers une ville et un territoire cyclables.
Départ à 14h place de l’Europe pour faire un tour de la ville

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Carte des départs et trajets convergents

[Actu.fr] Montpellier : deux voies de la place des Beaux-Arts interdites à la circulation

[Actu.fr] Montpellier : deux voies de la place des Beaux-Arts interdites à la circulation

Des repères violets sur le bitume pour la dépose imminente de pots de fleurs qui fermeront les voies de la place des Beaux-Arts à la circulation (©Métropolitain)

Par Gil Martin Publié le 17 Mai 2021 – Lire l’article en entier

La Ville de Montpellier va interdire, dès ce mardi, la circulation sur deux voies de la place des Beaux-Arts. Une initiative qui doit améliorer la qualité de vie dans le quartier.

(…) Cette initiative ne devrait pas être isolée à Montpellier. Dans le cadre de la « ville apaisée », le maire, Michaël Delafosse, et son adjoint à la ville apaisée et respirable, Manu Reynaud, se sont engagés à apporter des solutions, quartiers par quartiers, pour améliorer la qualité de vie.

La place devrait être refaite

Aux Beaux-Arts, les riverains seront parmi les premiers à apprécier les effets de la nouvelle politique de la ville apaisée et respirable… Selon nos informations, cette piétonnisation de la place est définitive, même si le dispositif choisi (les pots de fleurs) devrait être provisoire et maintenu jusqu’à l’automne. Dans son projet, en effet, a Ville prévoit dans un second temps de refaire tout le revêtement de la place et de changer le mobilier urbain.

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[Midi Libre] Stationnement à Montpellier : la première voiture équipée de caméras qui fait la chasse aux mauvais payeurs

[Midi Libre] Stationnement à Montpellier : la première voiture équipée de caméras qui fait la chasse aux mauvais payeurs

MONTPELLIER / SERVICE STATIONNEMENT DE LA TAM / CONTROLE REDEVANCE STATIONNEMENT PAR UNE VOITURE MUNI DE CAMERAS

Publié le 09/05/2021 – Jean-François Codomié – Lire l’article en entier

La Ville entend favoriser la rotation et se défend de faire « de l’abattage sans discernement ». Comment ? On vous explique !

« C’est terminé les véhicules ventouses ! », annonce, en guise de préambule, Manu Reynaud. Deuxième adjoint au maire, notamment en charge du stationnement et du nouveau plan de circulation urbain, on sait son inclination pour les moyens de transport privilégiant la décarbonisation.

Le sujet faisant partie de la politique de la nouvelle municipalité. Et englobe, entre autres, le stationnement. Lequel, ici sur le Clapas, est en train d’évoluer après des années d’attentisme malgré une nette aggravation de la problématique.

Le Lapi peut lire dix mille plaques minéralogiques au quotidien

Preuve ? Depuis mi-mars, Transport de l’agglomération de Montpellier (Tam), qui a la gestion du stationnement via une délégation de service public (DSP), utilise une voiture (électrique forcément), banalisée et dotée du système de lecture automatique de plaques d’immatriculation (le Lapi). Une auto, « opérationnelle depuis la semaine dernière » et qui, au quotidien, parcourt une centaine de kilomètres à travers la ville et scanne, automatiquement, dix mille plaques minéralogiques de véhicules occupant l’espace public.

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[Midi Libre] Montpellier : la vitesse limitée à 30 km/h dans toute la ville dès juillet !

[Midi Libre] Montpellier : la vitesse limitée à 30 km/h dans toute la ville dès juillet !

Publié le 20/02/2021

Moins de place pour la voiture, plus d’espace pour tous les autres modes de transport. Dans la continuité de sa stratégie mobilités, la municipalité va abaisser la vitesse de 50 à 30 km/h.

« C’est un changement de paradigme. On inverse la règle par défaut : aujourd’hui, Montpelier, c’est 50 km/h par défaut. À partir du mois de juillet, ce sera 30 km/h par défaut dans toute la ville. Le 50 km/h deviendra l’exception. » Adjoint à la Ville apaisée, Manu Reynaud défend un objectif majeur : réduire la place de la voiture dans la ville. Un dossier brûlant et complexe que les équipes municipale et métropolitaine attaquent de front avec plusieurs actions conjointes : le passage emblématique de la ville à 30 km/h en dehors des axes majeurs donc, mais aussi une politique de quartiers apaisés, un plan piéton et le développement des offres de modes de transport alternatifs.

« Une réduction de 70 % des accidents mortels »

Des annonces qui ne vont pas faire que des heureux chez des automobilistes déjà largement contrariés par l’apparition de nombreuses pistes cyclables. Mais un mal nécessaire pour transformer Montpellier, assure Julie Frêche.

« La ville à 30 km/h, ce sont des enjeux de tranquillité publique, de bienveillance, d’apaisement. Chaque utilisateur de la voirie va être plus attentif à ce qui se passe autour de lui car l’automobiliste ne va plus être seul sur la voirie : le 30 km/h permet, d’un point de vue réglementaire, le double sens cyclable. Cela va renforcer la cohabitation entre les différents modes de déplacement. »

Quelque 200 villes en France, comme Lille, Nantes ou Grenoble ont déjà fait ce choix d’abaissement de la vitesse. Avec des conséquences positives, selon la vice-présidente déléguée au Transport et aux Mobilités actives : « Il y a une réduction de 70 % des accidents mortels liée directement à la réduction de la vitesse en ville.

« Et cet abaissement a aussi une conséquence directe sur le temps de parcours calculé sur les GPS. Passer de 50 à 30, c’est 20% de temps en plus de trajet, donc cela peut inciter à préférer un autre moyen de se déplacer. Mais c’est aussi moins de rentabilité à passer par les petites rues, qui seront à 30, que les grands axes qui resteront à 50 km/h. »

Différencier le trafic de desserte et le trafic de transit

Des grands axes pourtant déjà très régulièrement saturés dans une métropole où la vitesse d’un déplacement moyen se situe entre 12 et 15 km/h… Mais le trafic de transit interquartiers est clairement dans le viseur des acteurs du dossier : « Aucun riverain n’a envie de voir passer un flot de voitures devant chez lui. Il faut donc réorganiser ces trafics pour utiliser les voiries qui passent ailleurs qu’au milieu des quartiers », affirme Manu Reynaud.

Pour autant, Julie Frêche soutient que « notre politique, ce n’est pas de faire la guerre à la voiture. C’est d’inciter les gens qui peuvent faire autrement à le faire. Et plus on multipliera les alternatives, plus on sera crédibles. Je comprends très bien la grogne des automobilistes. Mais aujourd’hui, l’espace public est trop routier. Il faut mieux le partager ».

Un partage qui ne se fera pas sans heurts, ni sans longues files de voitures.

Plus de place aux piétons

Selon des chiffres avancés par la vice-présidence au Transport et aux mobilités actives, « près de 60 % des trajets dans Montpellier font moins de 3 km. Et près de 54 % des trajets moins d’1 km ». Autant dire que redonner plus de place aux piétons est vu d’un bon œil par la collectivité. Mais cela passe par une première réalité : réhabiliter  » – ou même créer – des trottoirs larges et sécurisés.

C’est un des objectifs du plan piétons. Plan qui n’oubliera pas les personnes à mobilité réduite : « Nous rencontrons régulièrement le comité de liaison qui regroupe près de 80 associations qui œuvrent pour l’accessibilité universelle. Il n’est pas possible aujourd’hui qu’une personne en fauteuil roulant ne puisse pas circuler sur un trottoir. » Encore une fois, cela sous-entend que la voiture devra laisser un peu plus de place pour permettre à ces types de déplacements “doux” de mieux exister. Pour cela, la municipalité entend notamment profiter d’actions programmées. Un exemple parmi d’autres, la rue Saint-Louis (qui relie, pour l’heure, le boulevard des Arceaux à l’avenue Gambetta) va être fermée cet été pour des travaux de réseaux. Mais ‘ »elle ne sera plus jamais celle qu’elle a été quand elle rouvrira », prévient Manu Reynaud.

À l’image de la rue Marioge « qui n’est pas aboutie mais donne une base de ce que peut être une zone de rencontre », l’élu à la Ville apaisée veut favoriser la mixité des modes de circulation au cœur des quartiers.

Emilie BEC