Faut-il boycotter la Coupe du Monde au Qatar ?

Faut-il boycotter la Coupe du Monde au Qatar ?

Coralie Mantion et Fatma Nakib ont répondu au magasine Lokko

Coralie Mantion : « Honte à la FIFA ! »
Triplement oui ! Amoureuse du football, je ne regarderai pas cette coupe du monde entachée de sang. Organisée dans un pays soupçonné de financer l’islamisme radical, avec un code pénal qui prévoit la lapidation des femmes, cet événement est un scandale. Une aberration humaine avec 6500 morts sur les chantiers depuis l’attribution en 2010. Une aberration écologique, avec des chaleurs telles qu’il faut climatiser les stades ! Honte à la FIFA d’avoir privilégier les strass et paillettes du Qatar. Une FIFA déconnectée du monde.

Fatma Nakib : « L’appât du gain supplante tout le reste »
Rafraîchir des lieux ouverts est une ineptie. Je goûtais déjà peu aux grands raouts commerciaux de la FIFA, son système inégalitaire pour les femmes, mais là je suis choquée de l’aberration écologique que cette coupe du monde 2022 représente. Je n’ai rien contre les joueurs et joueuses, mais là trop, c’est trop. Les organisateurs et financeurs n’en ont-ils aucune conscience ? Si, bien sûr. Il est évident qu’ici l’appât du gain supplante tout le reste et particulièrement le climat.

Journée mondiale de la contraception : contraception masculine (Fatma Nakib)

Journée mondiale de la contraception : contraception masculine (Fatma Nakib)

A l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, ce lundi 26 septembre, la Ville de Montpellier soutient les associations de défense des droits des femmes, et réaffirme le droit de chaque femme et de chaque homme à maitriser sa fécondité en ayant recours au moyen contraceptif de son choix. Cette journée vise à informer et sensibiliser le grand public sur les sujets tels que les différentes méthodes de contraception existantes, le choix juste de contraceptif, les risques liés aux rapports sexuels non-protégés, les interruptions volontaires de grossesse (IVG) et les infections sexuellement transmissibles (IST). Dans une démarche égalitaire, la Ville invite les hommes à s’informer sur les différents moyens de contraception masculine existants.

Le temps fort de cette journée aura lieu le 26 septembre à 18h30 au centre Rabelais, avec une projection-débat autour du documentaire « Le problème du pantalon », de Guillaume LEVIL, en présence du réalisateur, de Fatma NAKIB, Adjointe au Maire de Montpellier, déléguée à l’Égalité et droits des femmes et de représentantes du Planning Familial 34. Entrée libre et gratuite.*

« A l’occasion du 26 septembre, Journée mondiale de la contraception, notre action consiste à ouvrir progressivement le dialogue autour d’une prise en charge égalitaire de la contraception et ainsi encourager les hommes à s’approprier ou se réapproprier cette problématique. La projection-débat sur la contraception masculine, qui sera donnée au centre Rabelais lundi soir, est un véritable outils pour lever les nombreux tabous sur ce sujet, partager les connaissances et informer sur les actions du Planning familial 34 qui accompagne les femmes gratuitement et propose également tous les mois aux hommes intéressés des consultations en accès libre sur cette thématique. Plus globalement, en soutenant les associations qui informent sur les sexualités et les moyens contraceptifs à l’échelle du territoire, en développant des actions de sensibilisation et de prévention contre les MST/IST et en mettant en place un Plan Local de Santé ambitieux, nous choisissons d’agir et de promouvoir un accès à la santé et une éducation à la sexualité pour tous et toutes. » Fatma NAKIB, Adjointe au Maire de Montpellier, déléguée à l’Egalité et droits des femmes

*La projection-débat sera également proposée lundi à 14h aux lycéennes et lycéens des établissements Turgot et Georges Frêche, soit 200 jeunes accompagnés par leurs professeurs.

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Régression horrible qui remet totalement en cause le droit à l’avortement aux États-Unis

Régression horrible qui remet totalement en cause le droit à l’avortement aux États-Unis

Les droits des femmes sont les seuls droits jamais garantis, toujours et perpétuellement remis en cause, nous expliquait Gisèle Halimi. Soyons vigilantes, soyons solidaires, organisons nous pour les protéger, disait-elle.

Aujourd’hui, la cour suprême des États-unis, contre l’opinion  de sa population, vient de remettre en cause par une nouvelle décision le droit des femmes à disposer de leur corps, droit acquis il y a 50 ans par l’arrêt Roe vs Wade.

C’est tout simplement horrible. Une déflagration dans une démocratie. Les réactionnaires se réjouissent mais nous ne baisserons pas les bras. Montpellier par la voie de son maire et de ses représentant.es, a choisi de faire des droits des femmes une priorité, et particulièrement celui de disposer de leur corps comme elles l’entendent.

Parce que la tentation réactionnaire n’est pas qu’américaine. En Europe, le droit à l’avortement recule aussi sous les coups de mouvements radicaux qui ne supportent pas que la femme s’émancipe et se libère.

En France, nous entendons les forces qui veulent un retour en arrière. Elles se mobilisent, dans l’espace public, sur les réseaux sociaux, dans les urnes, avec toujours plus de virulence, de fanatisme et de violence.

Pour que dans notre pays, la tentation d’un retour en arrière soit définitivement écartée, il faut désormais inscrire dans les principes républicains, et donc la constitution, le droit à l’avortement, les droits des femmes comme ceux des hommes à disposer de leur corps.

Fatma Nakib pour les élu.es Choisir l’écologie pour Montpellier