Inauguration d’un composteur collectif à Port Marianne

Inauguration d’un composteur collectif à Port Marianne

Dans le cadre de leur politique « zéro déchet », la Métropole et la Ville de Montpellier ont inauguré un composteur collectif à Port Marianne samedi 29 mai 2021.

Ce nouvel équipement permettra aux habitants de valoriser leurs biodéchets (véritables ressources pour produire du compost), mais surtout de diminuer le contenu de leurs poubelles de déchets ménagers de 50 à 80 kilos par personne et par an. Pour équiper ce site, Montpellier Méditerranée Métropole a choisi Ecosec, une entreprise locale.

La création de ce 17ème composteur s’inscrit dans la politique « zéro déchet » impulsée par François Vasquez, Vice-président de la Métropole, délégué à la Collecte, au Tri, à la Valorisation des déchets et à la Politique zéro déchet. Les deux collectivités œuvrent au développement du compostage de proximité et ont été récompensées par une subvention de 476.000 euros issue de l’appel à projet « Généralisation à la source du tri des biodéchets » de l’ADEME et de la Région Occitanie. En 2021, près de 4500 composteurs individuels et collectifs seront distribués aux habitants pour encourager cette pratique éco-citoyenne. Concernant le compostage de quartier, de nouveaux sites verront prochainement le jour à Montpellier, Murviel-lès-Montpellier, Clapiers, Vendargues…

UNE NOUVELLE MESURE AU PROCHAIN CONSEIL DE MÉTROPOLE : LE SOUTIEN A L’ACHAT DE COMPOSTEURS INDIVIDUELS

Au prochain Conseil de Métropole du 7 juin, une délibération sera proposée pour que, dès l’été 2021, la collectivité subventionne, à hauteur de 40 euros, l’achat de composteurs individuels par les particuliers, dans des jardineries de la Métropole, sur le même principe que la prime pour l’achat de vélos électriques. Le but de ce dispositif, qui complète la distribution gratuite de composteurs (modèle unique), est de permettre aux usagers d’acheter le modèle qui leur convient le mieux (matériau, taille…) et de bénéficier d’une subvention pour ce faire afin d’accélérer la pratique du compostage individuel.

UN TERRITOIRE IMPLIQUÉ POUR L’ENVIRONNEMENT ET LA PROPRETÉ

Pour appuyer son projet, Montpellier Méditerranée Métropole a engagé plusieurs actions :

  • Elle soutient la pratique du compostage collectif et individuel par l’équipement des habitants et l’installation de composteurs.
  • Prochainement, deux maîtres composteurs seront recrutés au sein des équipes de la Métropole. Leur mission consistera à coordonner l’accompagnement des projets des habitants, la formation des référents de site et la mise à disposition du matériel de compostage.
  • Elle fait partie de « Compost Plus », un réseau de collectivités locales qui permet la mutualisation des bonnes pratiques, le développement des partenariats et un accompagnement sur les projets de la collectivité.
  • Puisque le compostage est un enjeu majeur de réduction des déchets, Montpellier Méditerranée Métropole s’est fixé l’ambition de réduire de 40% la production d’ordures ménagères résiduelles (bac gris) sur son territoire. L’objectif est double : limiter l’impact environnemental tout en contenant la hausse des coûts de stockage et de traitement des déchets. Dans ce but, le compostage occupe un rôle primordial, aux côtés de la mise en place progressive de la tarification incitative.

On estime que les ordures ménagères résiduelles sont composées à 30% de déchets compostables, soit plus de 30.000 tonnes à l’échelle de la Métropole. Chaque composteur peut permettre ainsi de réduire les déchets traités par la Métropole de plus de 50 kilos par an et par habitant.

BUDGET PROPRETÉ 2021, UN DÉVELOPPEMENT SANS PRÉCÉDENT DES SITES DE COMPOSTAGE

Adopté par le Conseil métropolitain du 29 mars dernier, le budget 2021 de Montpellier Méditerranée Métropole prévoit un développement sans précédent des sites de compostage. Plus de 1 million d’euros budgétés pour créer près de 4 500 points de compostage (études, équipement, formations…, compris) dans les 31 communes de la Métropole.

  • Plus de 4 000 composteurs individuels.
  • Installation d’une cinquantaine de composteurs de résidence / d’établissement.
  • Installation de 54 composteurs de quartier.
  • Développements de solutions de broyage et acquisitions de matériels lourds.

La Métropole a également lancé une zone pilote « zéro déchet », localisée sur 10 communes de l’ouest métropolitain et le quartier des Grisettes à Montpellier, où seront implantés 15 composteurs de quartier supplémentaires.

L’ADEME et la Région Occitanie viennent d’apporter 476 000 euros d’aide financière au déploiement de la politique biodéchets de Montpellier Méditerranée Métropole. Candidate à cet appel à projets, la collectivité voit son ambition récompensée.

Le nouveau composteur du bassin Jacques Cœur pour un coût d’installation et de distribution des bio-seaux s’élevant à 4 500 euros. 

Dans la perspective d’un développement local, social et responsable, Montpellier Méditerranée Métropole a décidé de faire confiance à Ecosec, une entreprise locale d’insertion, en équipant ce site avec leurs nouveaux modules. Toujours dans la même optique, depuis le début de l’année et à titre expérimental, tous les sites sont approvisionnés en broyat par l’ESAT « L’Envol » de Castelnau-le-Lez.

COMMENT FONCTIONNE UN SITE DE COMPOSTAGE ?

Ce nouveau composteur, mis en place à proximité du bassin Jacques Cœur, sera géré par les habitants et l’association Bien vivre Port-Marianne. Le broyat et les déchets verts, nécessaires au bon fonctionnement d’un compost, seront apportés par la collectivité. Ce site est équipé de 8 bacs :

  • 2 sont utilisés en tant que bacs d’apport, c’est-à-dire le bac dans lesquels les riverains déposent leurs biodéchets (épluchures, marc de café, restes de repas – hors viande, poisson, fromage, et autres matières animales).
  • 1 bac sert à stocker le broyat (branches broyées permettant de « structurer » le bac d’apport pour éviter l’obtention d’un bloc compact d’épluchures),
  • 5 bacs (situés aux extrémités) sont utilisés comme bacs de maturation.

Lorsque le bac d’apport est plein, les référents du site (formés par la Métropole de Montpellier) le vident dans le bac de maturation et le laissent « travailler ». Les bactéries et autres organismes finissent leur œuvre pour qu’au bout de quelques mois se forme le compost, matière utilisée pour enrichir le sol. Une fois que le bac de maturation a bien « travaillé », les référents du site organisent une opération de tamisage et le compost récupéré est distribué aux riverains.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Montpellier Méditerranée Métropole met gratuitement à disposition de ses administrés des composteurs individuels, sous réserve de réunir les conditions d’installation. La demande est à effectuer sur : www.montpellier3m.fr/biodechets

[La Gazette des Communes] Pourquoi la taxe d’enlèvement des ordures ménagères augmente à Montpellier

[La Gazette des Communes] Pourquoi la taxe d’enlèvement des ordures ménagères augmente à Montpellier

Publié le 13/04/2021 • Par Solange de Fréminville

Lire l’article sur: https://www.lagazettedescommunes.com/740259/pourquoi-la-taxe-denlevement-des-ordures-menageres-augmente-a-montpellier

François VASQUEZ | Montpellier Méditerranée Métropole

La fiscalité des déchets va augmenter dans la métropole de Montpellier, et ce ne sera sans doute pas la dernière des collectivités à le faire cette année, du fait de hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). François Vasquez, vice-président de la Métropole de Montpellier délégué à la collecte, au tri, à la valorisation des déchets et à la politique zéro déchet, a accepté de répondre aux questions de la Gazette pour expliquer ce choix.

La nouvelle équipe élue à la tête de la Métropole de Montpellier en 2020, sous la conduite du socialiste Michaël Delafosse, a décidé d’augmenter la taxe d’enlèvement des ordures ménagères cette année, par un vote le 30 mars 2021 en conseil métropolitain. Il faut notamment couvrir le coût croissant des 70 000 tonnes de déchets exportés pour être enfouis ailleurs, qui est le « résultat de plus de quinze ans d’incurie », estime François Vasquez, vice-président de la Métropole de Montpellier délégué à la collecte, au tri, à la valorisation des déchets et à la politique zéro déchet. Il s’engage aussi dès maintenant dans une politique de « territoire zéro déchet », avec le projet d’introduire en 2024 une tarification incitative. Explications.

Pour quelles raisons la métropole de Montpellier a-t-elle augmenté la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ?

Fin 2019, la métropole a fermé sa décharge, à Castries, et exporté 70 000 tonnes de déchets, enfouis sur d’autres sites en Occitanie, pour un coût de 15 millions d’euros qui n’est pas couvert par la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). C’est le résultat de plus de quinze ans d’incurie : rien n’a été fait pour la réduction des déchets à la source. La métropole puise depuis longtemps dans son budget général pour le traitement des déchets. Une véritable gabegie ! Et un passif dont j’hérite … Aussi avons-nous augmenté la TEOM de +1,1 %. Elle sera désormais de 12,35 %, ce qui apportera seulement la moitié des 15 millions d’euros nécessaires. Pour les habitants de la ville de Montpellier, cette augmentation représente en moyenne une hausse de 20 euros par foyer et par an. Mais on traîne encore un boulet de 7,5 millions d’euros. Comme la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) flambe, il faudra payer trois à quatre millions d’euros supplémentaires dans les prochaines années.

Comment réduire ces coûts ?

Notre ambition, c’est de faire de la métropole de Montpellier un « territoire zéro déchet », avec une politique très volontariste qui vise à diminuer les déchets de 40 % d’ici à 2024. Dès cette année, deux zones pilotes « zéro déchet » vont nous permettre de calibrer des solutions déjà éprouvées ailleurs. L’une réunit dix communes de l’ouest de la métropole, soit 80 000 habitants ; l’autre couvre un quartier de Montpellier, les Grisettes. Pour les biodéchets, qui représentent un tiers de la poubelle des ménages, nous installons des composteurs individuels ou collectifs, par immeuble ou par quartier, avec une collecte adaptée, et nous créons dans un premier temps deux plateformes de compostage, l’une à l’est, l’autre à l’ouest, qui accueilleront aussi les déchets verts.

Suez, qui exploite Amétyst, a aménagé une station de compostage pour les 1 800 tonnes de biodéchets déjà collectés – nous avons obtenu qu’ils soient triés alors qu’ils ont été mélangés aux autres déchets pendant des années – et, à notre demande, pourrait l’agrandir. Le compost profitera aux terres agricoles de la métropole et des environs.

Nous préparons aussi différentes actions : le « zéro plastique » appliqué à tout événementiel, une campagne pour accentuer le tri du verre en partenariat avec la Ligue contre le cancer, la réintroduction de la consigne sur le verre, des contenants réutilisables pour la vente à emporter, la lutte contre le gaspillage alimentaire, etc. Mais j’ai un problème : les services de la métropole sur les biodéchets, la tarification, etc., sont sous-dimensionnés et tout est très long. Je bataille pour renforcer nos moyens.

À lire aussi : L’usine de méthanisation Amétyst, un pari technique chèrement payé

Le système de tarification va-t-il changer ?

Nous avons demandé à un bureau d’études d’examiner deux scénarios : une TEOM incitative sur les déchets ou une redevance qui comporte une part fixe et une part variable basée sur le poids ou la levée des déchets, comme cela se fait par exemple dans le Grand Besançon. La redevance a ma préférence, car on paye selon sa consommation, et elle oblige à créer un budget annexe, dédié. C’est transparent. On ne peut plus piocher dans le budget général de la collectivité. Mais l’Etat n’y encourage pas, il rend ce dispositif compliqué et coûteux. On peut compenser par des mesures sociales, notamment pour les familles modestes et nombreuses, par exemple avec des « chèques déchets ». Nous prévoyons la mise en place de la nouvelle tarification en 2024.

[Via Occitanie] Un nichoir urbain pour protéger les espèces d’oiseaux en déclin

[Via Occitanie] Un nichoir urbain pour protéger les espèces d’oiseaux en déclin

Il fait 4 mètres de hauteur, est constitué principalement de bois et avec ses 25 nids, il accueille désormais les volatiles qui sillonnent la ville de Montpellier.

La mairie expérimente une première en France : un nichoir urbain doté en plus d’un composteur. Il vient à peine d’être installé au square Jean Monnet, situé dans le centre-ville. Le projet porté par la Jeune Chambre économique de Montpellier et la ligue de protection des oiseaux, doit permettre à des populations d’oiseaux en déclin, d’avoir des espaces mieux adaptés pour vivre en ville. « Depuis plusieurs années par exemple, la population des hirondelles à reculé de 30% », constate Anthony Gontier, membre de la Jeune chambre économique. « Donc le but de cette infrastructure c’est vraiment de reproduire au mieux les conditions de vie qui rassure les espèces menacées, comme les hirondelles ». Leur intégration est souvent mise à mal par la construction des nouveaux bâtiments d’après les associations de protection des espèces. Là-dessus la mairie de Montpellier le reconnait, il va falloir repenser la manière de construire les logements neufs. « Il faudra penser à des bâtiment avec des aménagement qui permettent l’installation de nids », précise Stéphane Jouault (EELV), l’adjoint au maire, en charge de la nature en ville. Ce projet de nichoir a coûté 25 000 euros à la Jeune chambre économique de Montpellier, il a été financé principalement par des partenaires privés.

[Notre Planète] Montpellier installe le premier nichoir composteur pour réintégrer les populations d’oiseaux en ville

[Notre Planète] Montpellier installe le premier nichoir composteur pour réintégrer les populations d’oiseaux en ville

La ville de Montpellier expérimente un matériel urbain innovant conçu par la Jeune Chambre Économique locale, composé d’une tour à oiseaux et d’un composteur. Le premier spécimen de ce « nichoir composteur » destiné à favoriser la biodiversité urbaine, vient d’être installé square Jean Monnet, en centre-ville.

Les milieux urbains souffrent d’une érosion des populations d’oiseaux et d’un manque cruel de biodiversité. L’hirondelle de fenêtre par exemple fait partie de la liste rouge des espèces menacées en France ; sa population a diminué de 30% sur une période de 12 ans. À l’écoute des besoins de son territoire et attachée aux objectifs de développement durable des Nations-Unies, la Jeune Chambre Économique de Montpellier a mis en place une commission de travail en 2019 baptisée Le Printemps des hirondelles. Ses travaux ont abouti à la conception d’un mobilier urbain novateur, avec le soutien expert de la Ligue de Protection des Oiseaux et des Compagnons du Devoir de Baillargues. « Le maire de Montpellier Michael Delafosse et son adjoint délégué à la Nature en ville et à la Biodiversité Stéphane Jouault ont très tôt soutenu notre initiative » précise Amandine Verdier, présidente de la JCE. « Ce projet pilote doit nous permettre d’en apprendre beaucoup sur les habitudes des oiseaux et notre capacité à intégrer la faune dans notre vie quotidienne. »

Lire la suite sur : https://www.notre-planete.info/actualites/4807-Montpellier-nichoir-composteur

[Le Mouvement] Un ambitieux Plan Verre lancé dès ce printemps ! (vidéo)

[Le Mouvement] Un ambitieux Plan Verre lancé dès ce printemps ! (vidéo)

Extrait de l’article du Mouvement – Charles Dos Santos – Le 27 mars, 2021

Interview de François Vasquez, vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole :

Un ambitieux Plan Verre lancé dès ce printemps !

« On va changer les comportements des gens » , annonce d’emblée l’élu, proche de Coralie Mantion, dans l’équipe de Michaël Delafosse. Concrètement, toute la métropole semble concernée par le changement de braquet écolo voulu par le Président de la Métropole, et mis en pratique par l’ex-colistier Europe Ecologie Les Verts aux dernières municipales.

« Dès les prochaines semaines, on va lancer une grande campagne de communication et d’information. On va ajouter un peu partout dans la Métropole, des stickers et des panneaux informatifs pour sensibiliser les habitants de toute la métropole au tri du verre, en dehors de nos grandes bennes grises. On ne doit plus mettre le verre là dedans », précise le sympathisant vert.

Toujours prolixe dès lors qu’il s’agit de protéger la planète et promouvoir l’écologie, François Vasquez poursuit avec une explication inattendue. « On va relancer le système de la consigne et on va accélérer sur la réutilisation du verre. », lance le vice-Président. Pour appuyer son propos, l’élu prend l’exemple d’un site qu’il connait mieux que personne. « Le verre que nous jetons tous chaque semaine détériore gravement le fonctionnement du site de méthanisation qu’est Amétyst ».

Article complet à retrouver en ligne:

[Actu.fr] Métropole de Montpellier : trier son verre devient un don pour la Ligue contre le cancer

[Actu.fr] Métropole de Montpellier : trier son verre devient un don pour la Ligue contre le cancer

Un partenariat a été passé entre la Métropole de Montpellier et la Ligue contre le cancer de l’Hérault pour que chaque tonne de verre triée devienne un don.

Lendemain de fête...

Par Cédric Nithard Publié le 28 Mar 21 à 15:31 

La Métropole de Montpellier s’engage dans une stratégie zéro déchet. Pour y parvenir, elle a initié plusieurs dispositifs. Lundi, lors du conseil, sera présenté un partenariat d’un nouveau genre avec la Ligue contre le cancer de l’Hérault. L’objectif est de capter un maximum du verre qui n’est pas trié. « Nous voulons mobiliser les habitants de la Métropole pour qu’ils soient pleinement partie prenante d’une des stratégies que je souhaite parmi les plus volontaires de notre pays en matière de réduction des déchets » ambitionne Michaël Delafosse.

Une politique engagée

« La politique zéro déchet sur le territoire de la Métropole est en marche. Les grands chantiers sont mis en place : plan sur les biodéchets, chantier de la tarification incitative prévue pour 2024… » annonce François Vasquez, vice-président délégué à la gestion des déchets.

Si cette politique est bien engagée, la majorité ne manque pas de rappeler régulièrement qu’elle est impactée par « la fermeture du casier de Castrier qui induit l’importation de nos déchets à hauteur de 11M€. Nous sommes dans une situation très difficile de fuite en avant, d’où la nécessité de changer de paradigme » pointe ainsi Michaël Delafosse qui fait fi, « Renaud Calvat et moi on s’occupe de gérer cet héritage du passé qui nous coûte cher, et nous donnons à François pleine mission pour engager le changement de paradigme sur la gestion des déchets »

Favoriser le tri du verre

Deux nouveaux dispositifs viennent s’ajouter à cette politique du zéro déchet. « Il faut réduire par tous les moyens la poubelle grise. Il faut que l’on réussisse à porter le deuil du sac noir. Pour cela il faut que l’on capte, tous les flux qui rentrent » présente François Vasquez qui détaille : « Les biodéchets, le verre, les plastiques et les textiles sanitaires, voilà tout ce qu’il faut sortir de la poubelle grise pour arriver à un point vertueux zéro déchet ». D’où la mise en place d’un plan Verre.

Un partenariat a donc été noué avec la Ligue contre le cancer de l’Hérault. Il existe actuellement 1 250 points d’apport du verre auxquels s’ajouteront bientôt 130 nouveaux. À cette occasion, une grande campagne de communication sera lancée. « On espère ainsi avoir un résultat bien meilleur sur le tri du verre qui n’est pas satisfaisant actuellement dans la Métropole ». pointe François Vasquez. 12 000 tonnes de verre sont triées par an, cependant environ 10 000 tonnes partent dans la poubelle grise en direction d’Ametyst. Une usine de méthanisation qui n’est pas faite pour le verre ce qui occasionnerait un coût de 2M€ à la collectivité.

La Métropole de Montpellier versera au comité départemental de la Ligue contre le cancer 2 € par tonne de verre collecté, et ce dès la première tonne jusqu’à 16 000 tonnes. Au-delà, le versement passe à 3 € par tonne de verre collecté.

Un plan Verre complété par une aide de 40 000€ à l’association OC Consigne pour accompagner dans le lancement d’une filière de réemploi du verre avec des producteurs de la région. « Une des vertus du verre, c’est la réutilisation » souligne François Vasquez avant de compléter : « Pour être cohérent dans une politique zéro déchets, il fallait conjointement à la récupération du verre, développer et remettre la consigne au goût du jour ».