[Conseil de Métropole] 29/03/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil de Métropole] 29/03/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

109 projets d’affaires étaient soumis au vote des conseiller-es métropolitain-es ce lundi 29 mars 2021. Les textes de ces affaires sont consultables en ligne: lire les projets d’affaires et l’ordre du jour (250Ko)

Ci-dessous les affaires et interventions des élu-es écologistes:

  • Affaire n°2 : budget 2021 – Présentation de Coralie Mantion
  • Affaire n°2: budget 2021 – Présentation de François Vasquez
  • Affaire n°8: Taux d’imposition de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères pour 2021 (François Vasquez)
  • Affaire n°14 : Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) – Intervention de Celia Serrano
  • Affaire n°15: Convention pluriannuelle pour la rénovation urbaine des quartiers Mosson et Cévennes (Coralie Mantion)
  • Affaire n°16: Reconversion du stade de football de la Mosson – Appel à idées (Coralie Mantion)
  • Affaire n°22: Acquisitions foncières pour la LNMP – Intervention de Coralie Mantion
  • Affaires 33, 34 et 35: Gestion des déchets – Présentation de François Vasquez
  • Affaire n°88: Attribution d’une subvention en nature à l’association Mare Nostrum (boîtes à livres) – Celia Serrano
  • Affaire n°92: Parc Multi-glisse Gérard Bruyère de Baillargues – Intervention de Catherine Ribot
  • Affaire n°109: Attribution de subventions dans le cadre de la thématique « Sports » – Intervention de Celia Serrano sur les subventions accordées aux clubs taurins

Affaire n°2 – Budget 2021, urbanisme – Présentation de Coralie Mantion

Affaire n°2 – Budget 2021, gestion des déchets – Présentation de François Vasquez

François Vasquez, vice-président de la Métropole de Montpellier

La politique des déchets comme vous avez pu le voir, sur un budget de 810 millions, va prendre 12%: une part considérable que nous nous devons de gérer avec beaucoup plus de rationalité, parce que nous attendons de la politique des déchets qu’elle soit un axe essentiel d’économies. Ce sera aussi un axe prépondérant de la transition écologique du territoire de notre Métropole, et aussi de la propreté des espaces publics. Écologie, économies, propreté sont les grands domaines sur lesquels s’exprime notre ambition sur cette politique.

[Commentaire des chiffres clés du budget par François Vasquez – à voir/écouter sur la vidéo ci-dessus]

La mise en œuvre de la politique zéro déchet se traduira en 2021 par:

  • Le déploiement de la zone pilote zéro déchet sur 10 communes de l’ouest montpelliérain + quartier des Grisettes à Montpellier: ce sont les première zones qui vont basculer dans le territoire zéro déchet avec la volonté de traiter les biodéchets via la distribution de 4100 composteurs individuels (185K€), l’installation de 240 composteurs de résidence + animation (85K€), et l’installation de 54 composteurs de quartier + animation (400K€);
  • La construction d’une plateforme de compostage de proximité (démarrage): 500K€;
  • La définition de la stratégie globale biodéchets;
  • La définition de la stratégie de mise en œuvre de la tarification incitative.

Notre métropole tient à porter le deuil du sac noir!


Affaire n°8 – Taux d’imposition de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) pour 2021 – Réponses de François Vasquez


Affaire n°15 : Convention pluriannuelle pour la rénovation urbaine des quartiers Mosson et Cévennes – Présentation de Coralie Mantion

Enfin ! Nous arrivons au bout de ce dossier ANRU. Cette convention va nous permettre de commencer les travaux dans les quartiers des Cévennes et la Mosson, des quartiers prioritaires qui concentrent les dysfonctionnements sociaux, urbains et économiques les plus lourds de la ville.

C’est un projet de renouvellement urbain ambitieux qui est porté par la Métropole pour transformer efficacement et durablement l’image et la vie de ces territoires.

A la Paillade, quatre objectifs fondateurs ont guidé l’élaboration du projet :

  1. ouvrir le quartier et l’espace public au travers de cours paysagers, l’aménagement d’espaces publics qualitatifs, sécurisés et attractifs, en s’inscrivant à l’échelle du piéton
  2. activer l’économie et l’offre de loisirs grâce à des équipements reconfigurés et valorisés
  3. améliorer la qualité de vie au quotidien en remettant la nature et le paysage au cœur du quartier (parc de la Mosson, les berges et le lac des Garrigues)
  4. connecter le quartier de la Mosson au reste de la ville avec les nouveaux réseaux de transports, le développement des modes actifs et en favorisant les greffes urbaines.

Aux Cévennes, les quatre objectifs sont :

  1. Ouvrir la copropriété sur son environnement, notamment en la desservant par tous les modes actifs (piétons, cycles…), en la connectant aux espaces publics, en la reconfigurant après démolition des dalles entre les bâtiments
  2. Faire des unités résidentielles à taille humaine, en créant une copropriété par bâtiment (soit 12 copropriétés), en desservant chacune d’elles depuis l’espace public. Les démolitions ponctuelles de 57 logements offriront des percées visuelles ouvrant vers l’extérieur
  3. Dynamiser les commerces, en reconfigurant l’activité commerciale : restructuration des linéaires commerciaux existants en bordure de l’avenue Louis Ravas
  4. Requalifier le bâti et réduire la précarité énergétique, primordial pour ces familles modestes, en poursuivant la réhabilitation, y compris thermique, des immeubles avec l’accompagnement des copropriétaires.

Le montant global de ces projets co-financés par l’ANRU représente un montant d’investissement total de 379,5 M€ HT, réparti de la manière suivante :

  • ANRU: 84,4 M€
  • Montpellier Méditerranée Métropole : 84,5 M€
  • la Ville de Montpellier: 38 M€
  • les bailleurs sociaux : 128,8 M€ (ACM, Hérault Logement, Erilia, SFHE, FDI Habitat)

Si la convention est approuvée aujourd’hui, elle prendra effet à compter de la date de signature. Le solde des opérations devra intervenir avant le second semestre 2031. Une clause de revoyure interviendra dans le courant de l’année 2021, pour répondre aux nouveaux objectifs de notre exécutif :

  • la reconfiguration du centre commercial Saint-Paul qui est sujet à de gros problèmes de sécurité
  • le repositionnement des groupes scolaires en lisière du quartier pour favoriser la mixité
  • le lac des Garrigues pour asseoir son attractivité et son rayonnement au-delà du quartier
  • l’irrigation économique du quartier par le projet de Med’Vallée

Je vous invite, évidemment à approuver cette convention qui est nécessaire pour les habitants de ces quartiers. Pour un mieux vivre dans leur habitat, leurs rues, leur quotidien. Pour qu’ils se sentent appartenir pleinement à notre territoire, à une seule et même cité.


Affaire n°14 : Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) – Intervention de Celia Serrano

Je m’exprime au nom des écologistes de cette assemblée. Et de celles et ceux qui ont marché hier pour des mesures fortes en faveur du climat. Nous sommes à l’écoute de ce que les associations nous font remonter.

Si nous reconnaissons l’intérêt de valider un règlement intercommunal qui donnera enfin aux maires le pouvoir de police en la matière, et si les cœurs de villages seront enfin protégés, nous ne pouvons pour autant cautionner un règlement qui intègre des écrans numériques sans dire précisément quand ni comment nous les retirerons du paysage.

Notre mandat a commencé en juillet 2020. Nous ne pouvons pas attendre avant de lancer le projet de suppression de la pollution lumineuse que génère la publicité : plus de panneaux numérique, lumineux, rétroéclairés, roulants etc. Cette exigence de sobriété énergétique, qui est au cœur de notre mandat et de notre élection doit apparaitre dans une délibération avec lancement d’une enquête publique.

Ce règlement est le plus petit dénominateur commun qui, sur certaines zones de la métropole, dégrade les règles déjà mises en place par les RLP. Les écologistes refusent d’aller au moins-disant et veulent poser des ambitions par écrit avec un calendrier précis. Nous avions décidé que 2 délibérations seraient nécessaires : une qui protège rigoureusement les villages et les espaces naturels, et l’autre qui ambitionne de prendre 2 ans pour interdire les publicités numériques et la pollution lumineuse, comme nous nous y sommes engagé-es. Face aux dérèglements climatiques, nous n’avons d’autre choix que celui de réduire les consommations sur notre territoire (à plus forte raison quand elles ne sont pas essentielles), nous n’avons d’autre choix que celui de prendre localement notre part dans l’effort collectif.

50% seulement des objectifs sont atteints. Le compte n’y est pas.

Cela n’empêche pas que nous attendons avec impatience la création d’un service métropolitain de la publicité qui pourra aider les Maires à mettre de l’ordre dans leurs territoires en supprimant dès le mois d’avril la publicité illégale.

Cela n’empêche que nous attendons avec impatience la réduction de la taille des panneaux afin de préserver nos paysages : passer de 12 à 6m². 6m² c’est déjà largement suffisant pour nous vendre des voitures ou des abonnements Netflix.

Ce vote CONTRE est donc avant tout un vote POUR la suite. Nous ne doutons absolument pas que les services et les élu-es (et donc les prochaines délibérations) iront dans ce sens pour repartir en concertation, pour repenser la publicité et les enseignes dans des Zone à Faible Émission de pub et à l’aune du PLUI climat.

Avec pour objectif : 0 électricité dans la publicité!


Affaire n°16 : Reconversion du stade de football de la Mosson – Appel à idées – Intervention de Coralie Mantion

Les écologistes ne sont évidemment pas d’accord sur le constat fait dans cette délibération.

Le stade a connu ses heures de gloire en effet, comme le match en 2012 contre le LOSC qui nous a permis de gagner le championnat. Mais ce n’est pas terminé : le MHSC et d’autres évènements peuvent encore faire vibrer les Pailladin.es, les Montpellierain.es !

L’édifice a subi des inondations qui ont engendré de gros travaux de rénovation, des coûts conséquents pour la collectivité. Oui. Mais tout avait-il été mis en œuvre pour éviter cela ? Lit de la Mosson dégagé ? Barrières anti-inondation mises en place ? Nous attendons avec impatience les études hydrauliques en cours, pour vraiment faire un état des lieux et se projeter.

Mais là où nous nous rejoignons, c’est sur le fait qu’il est dommage que ce site ne soit ouvert que quelques heures tous les 15 jours, en saison. Cet équipement doit faire rayonner la Paillade au-delà de Montpellier plus souvent. Cet équipement doit développer son activité au-delà du football professionnel. Nous devons lui donner une nouvelle dimension pour faire venir divers publics dans ce quartier : concerts, festivals, évènements sportifs, culturels… toutes les idées sont les bienvenues. C’est une réflexion collective que nous devons mener avec les habitants du quartier et des quartiers voisins, de la Métropole et au-delà. Nous adhérerons toujours aux projets de co-construction avec les citoyens car une ville ne se fait jamais seule.

Nous approuvons donc cet appel à idées qui redynamisera le stade, le quartier, la ville.


Affaire n°22 : Acquisitions foncières pour la LNMP – Intervention de Coralie Mantion

Les écologistes approuvent cette convention qui va permettre les acquisitions foncières pour finaliser, enfin, la Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan.

L’urgence climatique, le besoin de préserver notre santé et notre environnement imposent de réduire drastiquement, et au plus vite, les transports polluants. Le transfert de la route vers le rail du transport de voyageurs ET de marchandises fait partie des réponses à cet enjeu. Ainsi, délester l’axe autoroutier du littoral méditerranéen, emprunté chaque jour par plus de 10 000 poids lourds est une priorité.
D’autre part, favoriser l’intermodalité entre TGV et trains du quotidien s’impose également pour un service public de qualité, un développement équilibré des territoires et pour que la voiture particulière cesse d’être une nécessité.

Mais attention, le projet actuel établi par SNCF Réseau est insuffisant pour répondre aux enjeux du dérèglement climatique et aux enjeux de santé publique provoqués par la pollution.

Je rejoins Mathilde Borne: un scénario plus écologique, plus viable économiquement sur le long terme est possible.

  • La liaison de Montpellier et Perpignan doit être mixte [fret-voyageurs] de bout en bout avec la réalisation d’un tunnel sous les Corbières permettant le passage des trains de fret et minimisant l’impact sur la biodiversité et le paysage.
  • L’abandon des gares excentrées et la modernisation des gares centrales actuelles de Béziers et Narbonne en de véritables “Pôles d’Échanges Multimodaux”, desservis par les TGV, pour les correspondances avec les TER, bus urbains, cars régionaux, tramways et réseau vélos… est attendu par l’ensemble des acteurs locaux.

Ne refaisons pas les erreurs de la gare de la Mogère qui a été un gaspillage d’argent public et qui est un non-sens écologique car non connectée au réseau TER, destructrice de terres agricoles.

Financer des transports décarbonés : OUI ! Financer des gares fantômes : NON !

Nous serons donc très vigilants sur les acquisitions foncières qui doivent être consacrées exclusivement à l’emprise de la voie ferrée.


Affaire n°88 – Attribution d’une subvention en nature à l’association Mare Nostrum (boîtes à livres) – Intervention de Celia Serrano

Nous votons ici pour un don à une association au joli nom qui convoque notre mer à nous, qui nous apporte des ailes, qui nous emporte au large et grâce à qui nous sentons des embruns (vous les sentez?).

Nous votons pour la littérature jeunesse car elle est inventive, elle est libre, elle est espiègle, elle est dithyrambique elle est drôle aussi parfois mais surtout elle dit vrai.

Qu’on pique une Grosse colère, qu’on ait une grande bouche et qu’on mange des mouches ou qu’on soit tombé dans la marmite quand on était petit, on le voit bien hein, quand on lit une bonne histoire, quand elle soumet interrogations ou quand elle touche là vous savez, vous le voyez le pouvoir de la littérature, hein, c’est vrai.

Nous votons pour la multiplication pas des maths la multiplication des livres et des boites à livres et des arbres à livres ou des boîtes fabriquées par des arbres pour des livres ou pour que les livres soient dans les arbres avec des boîtes. Tant qu’ils finissent dans les mains dans les yeux dans les oreilles, ça nous va, en vrai.

Alors, à vos votes, et préparez vos petits doigts parce que mon petit doigt à moi me dit que ces boites cabanes arboricoles livresques jeunesse vont grandir, arpenter le territoire comme les poussins d’Anne Hiversaire dont le but, je vous le rappelle, est de fabriquer un HENAURME gâteau et de faire la fête, ensemble.

Je nous le souhaite, ardemment : favorisons la lecture, à hauteur d’enfant. Mettons des cabanes à livres, partout et pour tout le monde et grâce à ces livres-là faisons cette fête-là, cette fête dans nos têtes et dans nos corps, cette fête-là, que les livres nous emportent, au large, mais toujours à hauteur d’enfant.


Affaire n°92 – Parc Multi-glisse Gérard Bruyère de Baillargues – Intervention de Catherine Ribot

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Nous saluons le travail de fond essentiel mené par notre collègue Christian Assaf. L’excellence de la politique menée doit être louée. Toutefois, il nous semble que l’alerte doit être donnée concernant ce projet.

Tout d’abord, concernant le principe de la délégation de l’exploitation de ce bassin Multi-glisse, consacré à des activités de loisirs, à des activités commerciales : nous pensons qu’il faut préciser qu’en réalité le choix n’est pas seulement binaire, simpliste comme cela a été présenté en commission :

  • Soit la gestion directe, où la Métropole assurerait toutes les charges, toutes les fonctions et supporterait toutes les responsabilités
  • Soit la gestion déléguée à un délégataire, entreprise privée, qui elle supporterait toutes les charges financières et les charges de responsabilité.

Ou tout l’un ou tout l’autre : NON – il y a aussi la possibilité de choisir une régie personnalisée, par exemple avec signature d’un contrat confiant l’exploitation à un tiers. Il y a aussi la possibilité de confier l’exploitation à une société d’économie mixte qui serait créé par la métropole par exemple… Les services de la Métropole très compétents pour fournir les instruments appropriés selon les choix politiques. Il existe aussi des formes de gestion permettant à la personne publique de choisir autrement comme le marché public d’exploitation, ou la société d’économie mixte … René Revol nous a parlé des régies, DES régies: il peut y avoir plusieurs sortes de régies. M. Lévita a longuement mis en perspective l’affaire 13 avec l’affaire 92 aujourd’hui.

Au-delà de tout cela, surtout, il nous semble nécessaire aujourd’hui de nous interroger sur ce qui nous est présenté comme du « déjà fait », comme une affaire terminée : certains affirment qu’il n’est plus temps de remettre en cause cet équipement, ce cadeau qui aurait été fait il y a quelques années à la ville de Baillargues. Certes, le maire de Baillargues était Vice-Président délégué aux sports et aux traditions sportives à la Métropole lors de la dernière mandature… Certes, les décisions initiales avaient été votées lors de l’ancienne mandature.

Mais en matière de sécurité publique, en matière de gestion des fonds publics, il est toujours temps de suspendre, au moins un temps, des projets pour en vérifier le bien fondé. L’ambition, l’ambition pour le développement d’un territoire, est un orgueil si elle n’est pas fermement fondée sur la recherche permanente de la satisfaction des intérêts de nos concitoyens et, avant tout, de leur sécurité et du bon usage des fonds publics… Car depuis que le conseil de Métropole s’est prononcé il y a quelques années, les circonstances de temps, et les circonstance de droit ont changé. Et l’humilité face aux risques s’impose.  La vigilance face aux dangers est nécessaire.

Ce bassin de rétention est un équipement construit en zone inondable. Nos connaissances ne se sont pas figées en 2014, 2015, 2016 … Rien ne doit être intangible lorsque la sécurité publique est en jeu. Rien ne doit être intangible, rien n’est gravé dans le marbre quand il est question d’étude de danger (une prochaine doit être faite : attendons-la!), quand il est question d’évaluation environnementale, de précaution, de cohérence préventive. QUI ici dans notre assemblée, a lu l’étude de danger (qui doit d’ailleurs être refaite prochainement)? Certainement pas plus d’une ou deux personnes parmi les élu-es qui vont aujourd’hui engager leur responsabilité politique. QUI a vu l’évaluation environnementale du projet ? PERSONNE dans cette assemblée : je crains qu’elle n’existe pas.

En outre, je ne suis pas intervenue sur les aspects financiers après vos paroles M. le Président, ce matin en tout début de Conseil. Le coût de cette opération pourtant, interroge. Et il faut admettre qu’il n’est pas certain qu’un tel équipement sportif soit adapté à la transformation des pratiques de loisir, aux évolutions sociales et économiques de notre société en crise aujourd’hui. Nous sommes ici responsables des conséquences de notre vote.


Affaire 109 – Attribution de subventions dans le cadre de la thématique « Sports » – Intervention de Celia Serrano sur les subventions accordées aux clubs taurins

Le groupe des écologistes votera contre cette délibération à cause des deux subventions attribuées aux clubs taurins.

C’est dommage, parce que nous soutenons bien évidemment les subventions proposées aux différents clubs sportifs: nous reconnaissons l’importance cruciale du sport, tant pour les bénéfices physiques qu’il apporte que pour les valeurs qu’il peut véhiculer: courage, esprit d’équipe, solidarité, coopération…Aussi, nous aurions préféré que les subventions à destination des clubs taurins fassent l’objet d’une délibération distincte de celle-ci.

Pour les écologistes, notre collectivité ne peut subventionner l’utilisation animale à but de divertissement: les jeux taurins génèrent beaucoup de stress sur les animaux utilisés, qui sont extraits de leur environnement naturel, assaillis par le public et toutes sortes de bruits et d’interpellations diverses. Les animaux ne sont pas des objets de jeu, ils méritent le respect et la tranquillité.

Je le répète : c’est contraintes et contraints que nous votons contre cette délibération car nous soutenons bien évidemment toutes les subventions sportives.

[Conseil Municipal] 08/02/2021 – Affaires et interventions des élu•es écologistes

[Conseil Municipal] 08/02/2021 – Affaires et interventions des élu•es écologistes

Affaire 1 – Présentation par Stéphane Jouault du Rapport sur le Développement Durable

En application de la loi Grenelle 2, la Ville de Montpellier est tenue de présenter, préalablement au vote du budget, un rapport sur sa situation en matière de prise en compte du développement durable. Le présent rapport dresse le bilan de la prise en compte du développement durable dans les activités de la Ville pour l’année 2020.

Stéphane JOUAULT, adjoint au maire en charge de la Nature en ville et de la Biodiversité

Stéphane Jouault: « Tout d’abord il faut souligner deux points :

  • Ce rapport 2020 est par définition à cheval sur deux mandatures
  • La rédaction de ce rapport est un exercice très contraint puisqu’il répond à une commande légale très précise qui en dicte le titre et les intitulés de chapitres.

Le titre mériterait pourtant d’être modifié. L’expression « développement durable » est en effet devenue l’arme d’un greenwashing massif pour tous ceux dont l’objectif est de produire toujours plus et d’engranger davantage de bénéfices. Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire mais, pour mémoire, l’expression « développement durable » qui apparaît dans un rapport de l’ONU en 1987 avant d’être mise en avant lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992, est le fruit d’une époque où – à part quelques écologistes égarés, quelques Ayatollahs de la chlorophylle – on pensait que l’on pouvait continuer à produire plus, qu’il fallait simplement faire un peu attention. Autant dire: du pain béni pour ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change.

Agir en faveur du « développement durable » pour les grands acteurs économiques c’est faire de la croissance à tout prix en faisant croire à la population que c’est bénéfique pour la transition écologique. C’est devenu une « marque » qui autorise à faire n’importe quoi. Méfions-nous des mots qui deviennent des marques. Dernièrement j’ai vu une agence immobilière en ville qui a pris le nom de « Canopée » qui est en train de devenir très à la mode. Cette agence voudrait-elle nous faire croire qu’elle vend des arbres ? La prochaine fois j’entre et je leur demande ce qu’ils ont en micocoulier, en mélia ou en gingko biloba en ce moment.

Le « développement durable » ce n’est ni du développement humain ni du durable. Il conviendrait donc de parler ici d’un rapport sur le « bien-vivre à Montpellier » en soulignant les bienfaits de la transition écologique dans ses aspects sociaux et environnementaux. C’est dans cette logique que le rapport choisit de mettre en avant deux actions phares de la nouvelle mandature :

  • La contractualisation Ville-Etat : la Ville s’engage comme Territoire de la Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté
  • La Nouvelle Charte de l’Arbre, la création du Comité Arbre et le lancement de l’opération 50000 arbres

Je voudrais insister sur le fait que ces deux actions sont les deux faces d’une même pièce en faveur du bien-être de la population : plusieurs enquêtes scientifiques ont par exemple démontré que la végétalisation avait un impact très fort sur le ressenti de bien-être de la population dans les quartiers défavorisés, bien plus que dans d’autres quartiers à végétalisation égale. Végétaliser c’est de plus créer de l’emploi local et vraiment durable. Les Bosquets Fruitiers par exemple ce sont deux emplois créés dans une association qui conduit le projet.

A une plus grande échelle, notre nouvelle politique de restauration scolaire est un très bel exemple de politique de transition écologique : c’est l’accès pour tous à une nourriture de qualité produite localement. Tarification sociale à 50 centimes + Agriculture biologique locale + Option végétarienne = transition écologique = bien-être pour tous.

Je ne vais pas développer davantage mais il est possible de continuer cette démonstration avec toutes les mesures mises en avant dans ce rapport:

  • Les mesures exceptionnelles prises en regard de la crise sanitaire : les Etats Généraux de la Solidarité avec le CCAS, la mise en place d’un marché de la solidarité, la création d’un fonds de soutien aux associations de commerçants, le soutien à la filière culturelle
  • Un tiers-lieu contre la fracture numérique
  • Les grands axes de la politique éducative : alimentation, grand plan numérique, dispositif « vacances apprenantes », végétalisation des cours d’école
  • Élaboration d’un CLS (contrat local de santé)
  • Les actions de reconstruction de la Ville sur elle-même (EAI, Cévennes)
  • La politique de la maîtrise de l’énergie avec la démarche Green IT
  • La charte Zéro Phyto
  • Les 23 ha sanctuarisés du parc Montcalm
  • La poursuite de la restructuration du Zoo
  • La mise en place du PCAET avec la démarche Cit’ergie

Je m’arrête là. Vous voyez bien l’effet catalogue de ce document très normé qui ne permet pas d’exposer la réalité systémique de notre politique qui doit permettre une véritable transition écologique pour offrir les conditions d’un « mieux vivre ». Mais chacun-e pourra quand même y lire les premiers jalons de notre politique de transition écologique.


Affaire 2 – Intervention de Stéphane Jouault sur le budget primitif 2021

Stéphane JOUAULT, adjoint au maire en charge de la Nature en ville et de la Biodiversité

Stéphane Jouault: « Avec ce budget 2021, premier budget de notre mandature, ce sont les grandes orientations de notre politique pour changer la Ville que nous mettons en œuvre.

  • Changer la Ville c’est investir massivement pour la transition écologique. Nous nous félicitons que cette transition soit au cœur de ce budget.
  • Changer la Ville c’est végétaliser l’espace public, les cours d’école, c’est créer des forêts urbaines dès 2021
  • Changer la Ville c’est investir pour des dizaines d’hectares sanctuarisés : au parc Montcalm, à Cambacérès, aux Bouisses dès 2021. C’est développer l’agriculture urbaine partout où c’est possible : dans les agriparcs, sur les toits, dès 2021. Cette politique directe de renaturation de la ville bénéficie d’un budget global de 1,3 million d’euros pour 2021.
  • Changer la ville, c’est permettre aux 15.000 enfants d’accéder quotidiennement à des repas sains et de qualité :le projet de construction des nouvelles unités décentralisées de production alimentaire avec un investissement initial de 1,2 million d’euros sera lancé  dès 2021. Par ailleurs, le budget des denrées alimentaires connaîtra une évolution de +22% soit +500.000 euros consacrés notamment à l’introduction de la viande bio dans les repas des enfants dès 2021
  • Changer la Ville c’est soumettre chaque euro dépensé au principe d’éco-conditionnalité dès 2021. C’est tout le travail de Catherine Ribot élue écologiste déléguée à la commande publique éco-responsable.
  • Changer la Ville c’est agir sur les mobilités : grâce aux fonds de concours et à la Métropole, c’est la poursuite des pistes cyclables et un grand plan piéton qui s’annonce. Mais c’est aussi la nouvelle politique tarifaire du stationnement qui entre en vigueur dès 2021.
  • Changer la ville, c’est agir en faveur du bien-être animal, pour la protection de la biodiversité, et pour la sauvegarde des espèces, avec près d’1 million d’euro pour le zoo du Lunaret et l’installation d’un premier pigeonnier contraceptif dès 2021.
  • Changer la ville, c’est porter haut l’égalité femmes-hommes dans toutes nos politiques publiques, dans les actions d’éducation et de formation : sensibilisation à la notion de consentement pour les plus jeunes et formation à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes seront mises en place dès 2021.
  • Changer la ville, c’est aussi la lutte contre les nuisances visuelles et sonores qui se concrétisera par le lancement d’un plan lumière et un plan bruit dès 2021
  • Enfin, Changer la Ville c’est à l’avenir réfléchir à de nouvelles recettes fiscales pour accélérer la transition écologique et sociale : c’est poser notamment la question d’une hausse de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, c’est se réinterroger sur la politique tarifaire de la restauration scolaire en fonction des revenus et des capacités de chacun.

Toutes ces politiques publiques sont portées par les élu-es écologistes. Et avec ce budget ambitieux, inscrit dans un plan pluri-annuel réaliste, nous nous donnons les moyens de mettre ces politiques en œuvre. 
Comme à la Métropole, nous veillerons à ce que, au travers de ses investissements, la Ville de Montpellier respecte ses propres ressources naturelles, et s’inscrive dans la trajectoire de l’Accord de Paris et de la neutralité carbone. Notre objectif, rappelons-le: faire de Montpellier une ville résiliente. 
Mais nous, élu-es écologistes, nous félicitons d’avoir les moyens dès 2021 de faire véritablement entrer Montpellier dans la transition écologique.


Affaire 2 (budget) – Intervention du Mustapha Laoukiri sur le « Territoire Zéro Chômeur de longue durée »

Intervention de Mustapha Laoukiri, adjoint au maire délégué à l’emploi et la création d’entreprises

La privation d’emploi n’est pas une fatalité! Voilà le défi de l’expérimentation « Territoire zéro chômeur ». Votée en avril 2016 à l’initiative de Laurent Grandguillaume alors député, une proposition de loi a permis de donner corps à cette idée imaginée par Patrick Valentin, militant d’ATD Quart Monde. En 2020 après un vote à l’unanimité aux deux Assemblées, l’expérimentation est élargie à 50 territoires. Nous souhaitons inscrire notre territoire dans cette dynamique et de ce fait, nous porter candidat. Cette expérimentation repose sur un triptyque :

  1. Personne n’est inemployable;
  2. Il existe nombre de travaux non dé-localisables qui n’intéressent plus certains acteurs de l’économie classique;
  3. Il y a de l’argent qu’on peut utiliser différemment (dépenses passives).

Dans le cadre du budget élaboré pour l’action sociale, la solidarité et la lutte contre les inégalités, nous nous inscrivons plus que jamais dans la lutte contre la pauvreté qui vise à renouer avec l’accompagnement vers l’emploi, mais également l’accompagnement social.


Affaire 2 (budget) – Intervention de Fatma Nakib

Fatma NAKIB, adjointe à l’Égalité et aux droits des femmes

Fatma Nakib: « L’éducation est essentielle pour parvenir à transmettre une culture du respect et de l’égalité à celles et ceux qui construiront la société de demain. La jeunesse appelle avec force les pouvoirs publiques à prendre en compte les inégalités femmes/hommes. Les interventions proposées auprès de jeunes scolarisés, avec des outils ludiques et pédagogiques, auront pour but la déconstruction des stéréotypes de genre. Il s’agit donc:

  • d’identifier et déconstruire ces stéréotypes sexués
  • de lutter contre les représentations et discriminations de genre
  • de prévenir les comportements et violences sexistes.

En ce qui concerne le « Label Égalité et diversité professionnelle », créé en 2005 à l’initiative des pouvoirs publics avec les partenaires sociaux, il est un signe d’exemplarité qui distingue une organisation œuvrant efficacement et en permanence pour l’égalité et la mixité professionnelle. Avec l’alliance de ces deux labels, AFNOR Certification valorisera l’ensemble de nos engagements pour une collectivité qui se veut plus exemplaire et attractive.

Les slides du budget ne présentent pas l’ensemble de nos missions, mais je voudrais préciser que beaucoup d’autres projets sont en cours de construction, tels que la création d’une commission inter associatives, l’implantation à Montpellier (en collaboration avec l’État et le Département) d’applications telles que « App’elles » et « Flag » contre le harcèlement et les violences de rue, etc… Tous ces projets se co-construisent avec les différentes directions de la ville, en transversalité, mais aussi avec les associations et les citoyens.

Affaire 2 (budget) – Intervention de Catherine Ribot sur le SPASER*

Catherine Ribot, déléguée aux Marchés publics et à la commande publique éco-responsable

Je voulais vous dire quelques mots au sujet du slide concernant l’élaboration d’un SPASER*. Depuis 2015, les collectivités territoriales ont l’obligation d’adopter et de publier un (*)Schéma de Promotion des Achats Publics Socialement et Écologiquement Responsables (SPASER), lorsque le montant total annuel des achats est supérieur à 100 millions d’euros H.T. Il s’agit d’élaborer une véritable stratégie d’achats publics, d’inscrire la politique d’achat de la ville dans une démarche lui permettant de doter systématiquement ses marchés publics de clauses sociales et environnementales. Cette priorité sera prise en compte :

  • pour les produits et services achetés par la ville (produits à haute performance énergétique, achats de papier, d’appareils d’impression, de fournitures, de mobiliers, de vêtements, de matériel de bureautique, etc…) ;
  • mais aussi pour déterminer des objectifs de passation de marchés publics comportant des éléments à caractère social, visant à concourir à l’intégration sociale et professionnelle de certaines catégories de travailleurs.

Ce schéma est important, il contribue à la promotion d’une économie circulaire. C’est un levier déterminant de développement économique.


Affaire 5 – Présentation par Stéphane Jouault de l’ouverture prochaine du Parc Tastavin à la population

Cette affaire concerne la passation d’une convention de transfert de gestion entre l’État et la Ville sur le parc de l’aspirant Tastavin, rue Lakanal, pour une durée de 30 ans renouvelable, en vue de son ouverture au public en 2021. Compte tenu de la charge financière pour la Ville qui réalisera des travaux de remise en état et d’aménagement de l’équipement tout en assurant son entretien et son fonctionnement, le transfert de gestion est consenti par l’État à titre gratuit.

Stéphane JOUAULT, adjoint au maire en charge de la Nature en ville et de la Biodiversité

Stéphane Jouault: « Je voudrais remercier le Conseil d’Administration de la Cité Scolaire Françoise Combes et sa proviseure qui ont permis le transfert d’usage du parc Tastavin à la Ville de Montpellier. D’une superficie de 5000m2 soit un demi hectare, c’est un espace planté d’arbres magnifiques qui va être offert aux Montpelliérains et Montpelliéraines. Il sera ouvert au cours de ce premier semestre 2021. Tout comme le parc René Dumont, dans la ZAC Nouveau St Roch, qui, je le sais, est très attendu par les habitant.e.s du quartier. Ce transfert d’usage du parc Tastavin s’inscrit dans notre programme « Montpellier Ville Nature » qui prévoit la préservation et l’ouverture aux Montpelliérain.e.s de dizaines d’hectares d’espaces verts.


Affaire 10 – Intervention de Fatma Nakib sur les attributions financières aux artistes du spectacle vivant

Il est proposé d’adopter les grands principes qui permettront d’orienter les attributions financières et les soutiens de la Ville aux artistes du spectacle vivant : étude des dépôts de demandes en accord avec les compétences de la Ville afin d’éviter aux artistes les dépôts de dossiers en doublons avec la Ville ; suppression de la logique de reconduction des aides afin de soutenir de nouvelles structures et de nouveaux projets ; instauration d’une aide plancher de 1000 € ; définition de critères d’analyse des aides à la résidence, aides à la création et à la production ; constitution de commissions et d’appels à projets ; attribution des aides tout au long de l’année.

Fatma NAKIB, adjointe à l’Egalité et aux droits des femmes

Fatma Nakib: « Tout d’abord il faut souligner l’effort fait pour inscrire la parité et l’équité dans l’attention qui se porte aux propositions artistiques. Le « monde d’après » ne se construira pas sans changement vers l’égalité femmes / hommes et même si le chemin est encore long, je note une réelle volonté de la part de la direction de la culture, mais aussi des autres directions de la ville sous l’impulsion nouvelle de leurs élu.es.

Dans cette délibération, nous avons des propositions nouvelles : Résidences d’artistes qui se généralisent sur le territoire, action culturelle en découlant et permettant d’appréhender la ville autrement pour les équipes artistiques, mais aussi pour les habitants à qui l’on envoie ainsi un message de partage et d’accès à la création artistique. Également La volonté affichée pour la mutualisation des moyens : le partage des bureaux et lieux de travail sera notamment soutenu et encouragé, ce qui est une vraie politique de soutien aux équipes artistiques qui, rappelons le, souffrent beaucoup en ce moment et ont du mal à envisager l’avenir. Je retiens enfin, et c’est pour moi qui suis une professionnelle du spectacle vivant, la volonté forte d’afficher de la clarté dans les choix qui seront opérés avec potentiellement l’intervention de personnalités qualifiées dans le traitement des demandes de subventions. Je finirai simplement en vous disant que l’instauration d’un conventionnement pluriannuel offrira aux compagnies qui le souhaitent, d’être soutenues économiquement et cela, c’est une première que je tiens à saluer.


Affaire 11 – Intervention de Bruno Paternot dans le cadre de l’accompagnement au numérique

La Ville de Montpellier et la Métropole sont engagées dans une stratégie de citoyenneté numérique. Dans le cadre du Plan de relance de l’État, des fonds sont mobilisés pour créer des solutions d’accompagnement au numérique, notamment par le biais de conseillers numériques. Il est ainsi proposé la création de 4 contrats de projets dont la rémunération est financée par l’État.

Audio: Bruno Paternot, conseiller délégué à l’Esthétique lumineuse et à l’ambiance sonore de la ville

Bruno Paternot: « Les écologistes prônent la résilience mais pas le retour à la bougie, sauf si on est romantique. Les écologeeks sont très préoccupé.es par la fracture numérique : la démocratie va passer par la maîtrise du code, la démocratie va passer par l’agilité numérique. Et nous n’avons pas le droit de laisser qui que ce soit aux portes des internets.

La municipalité développe déjà une politique d’inclusion numérique hors les murs pour apprendre à tout le monde, partout et tout le temps. Les Ideas Box, reprises par le réseau des médiathèques, font que si les gens ne vont pas au numérique, le numérique viendra à toi.

Combien de personnes téléchargent une appli payante sans s’en rendre compte ? Combien de personnes vont être coincées par leur banque ou dans leurs démarches administratives car il faut uploader dans le cloud un doodle pour le prochain CoPil ?

Le numérique est dans tous les domaines de la vie, de la ville. Si nous allons faire en sorte qu’il y ait plus d’humain et moins d’écrans, il faut aussi aider et accompagner au maximum dans tous les quartiers qui relèvent de la politique de la ville. Mettons les animateurs et animatrices du numérique sur les places des quartiers plus que dans les tiers-lieux à côté d’une bière à 8€. Car mon expérience associative me montre chaque jour que la fracture numérique n’est pas une fracture d’âge mais bien une fracture sociale. Et l’on peut apprendre, en même temps qu’on apprend à gérer une visio ou à faire un montage d’images, à avoir une utilisation raisonnée du numérique : opensources, sécurisation des documents, économies d’énergies etc. Et ça aussi, ça fait partie de l’inclusion.


Affaire 13 – Intervention de Marie Massart à propos du nouveau Marché Paysan des Aubes

A la fin du premier confinement, le Comité de quartier des Aubes et l’association Animation et Vie des Aubes avec l’appui de l’association des Marchés Paysans de l’Hérault ont mis en place un point de retrait hebdomadaire pour permettre aux producteurs de livrer directement aux particuliers. Afin de pérenniser cette initiative, il est proposé de transformer ce point de retrait en un marché Paysan hebdomadaire et d’en donner la gestion à l’association « Marchés Paysans ». Ce marché se tiendrait tous les mercredis de 16h30 à 19h00.

Intervention de Marie Massart, adjointe au maire déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine

Marie Massart: « Je voulais insister sur l’importance de ce 2ème Marché Paysan co-géré par la municipalité et l’association « Marchés Paysans ». Il y a d’autres initiatives sur le territoire, municipales et/ou privées et il faut vraiment les encourager. Il est important, pour les consommateurs de pouvoir avoir l’assurance de bénéficier de produits locaux, en circuit court, et de qualité. Ces produits doivent pouvoir être accessibles au plus grand nombre, y compris aux familles les plus précaires, sans pour autant tirer les prix vers le bas et de fait les revenus des producteurs. Des solutions existent et nous y travaillons.


Affaires 19 et 20 – Intervention de Mustapha Laoukiri sur le projet ANRU pour les quartiers Mosson et Cévennes

Le projet de renouvellement urbain du quartier de la Mosson prévoit une importante restructuration de la polarité commerciale située au sud du quartier. Pour assurer la pérennité de son fonctionnement, la Ville et la Métropole ont fait appel à l’ANCT. Le montant d’investissement global de cette opération prévue en deux temps de 2023 à 2027, est de 8.871.290€ HT. L’ANCT contribuera à hauteur de 4.327.830€, la Métropole à hauteur de 2.965.758€ et l’ANRU apportera une subvention de 1.457.200€.

Mustapha Laoukiri, adjoint délégué à l’Emploi et à la création d’entreprises

Mustapha Laoukiri: « Ce projet de renouvellement urbain, les habitants des quartiers concernés mais aussi les montpelliérains l’attendent depuis de nombreuses années. Nous nous inscrivons totalement dans cette dynamique, cette ambition de redonner à ces quartiers toute leur place dans la ville, en recréant des espaces de vie, des commerces dignes de ce nom, et en y implantant des services souvent trop souvent absents de ces territoires, qui sont nos territoires, notre histoire, notre ville. Avec Coralie MANTION à la métropole, nous nous y employons chaque jour. L’ANRU portant sur la Paillade et les Cévennes est une ambition à hauteur de notre engagement et c’est une promesse que l’on fait à notre ville, celle d’une ville résiliente qui ne laisse aucun quartier à l’abandon; nous voulons une ville à dimension humaine, une ville engagée et des quartiers réinventés, redonner de la fierté aux habitant-es de ces quartiers, des quartiers avec leur propre histoire, leur propre identité, ce sont ces quartiers qui font ce qu’est Montpellier.


Affaire 21 : Intervention de Coralie Mantion concernant le projet Oxylane à Saint Clément de Rivière

Par courrier du 18 décembre 2020 , la commune de Saint Clément de Rivière sollicite l’avis de la Ville de Montpellier sur l’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme. Ce PLU prévoit en particulier la création de l’équipement commercial Oxylane, dont les conséquences environnementales et en matière de risques hydrauliques et de déplacements, conduisent à proposer un avis défavorable sur ce projet.

Coralie Mantion, Conseillère municipale de Montpellier et Vice-présidente de la Métropole, en charge de l’urbanisme

Coralie Mantion: La prolifération des zones commerciales périphériques affaiblit, année après année, le commerce indépendant, le commerce de centre-ville et de proximité. Après l’implantation des supermarchés aux entrées des communes, des grandes-surfaces comme l’Espace Trifontaine aux portes de Montpellier, la communauté de commune du Grand Pic-St Loup veut construire Oxylane, un lotissement multi-activités de 23 hectares sur la route de Ganges. Des boites à chaussure sur du bitume. Ce projet est une aberration écologique et économique.
Pourquoi une aberration économique ?
Pour 1 emploi créé dans une zone commerciale de périphérie, ce sont 3 emplois détruits en centre-ville. Le projet a beau être en dehors de la métropole, il impactera les commerces de Montpellier. La croissance démographique est forte à Montpellier. Mais elle est très loin d’être aussi rapide que la croissance des zones commerciales périphériques. Depuis l’ouverture d’Odysseum, le chiffre d’affaire du centre-ville a baissé de 20%. Qu’adviendra-t-il avec ce projet ? Ce projet est une menace pour l’activité économique, les entreprises, les emplois.
Pourquoi une aberration écologique ?
Oxylane ce sont 23 hectares de terres agricoles et naturelles artificialisées : des parkings, des constructions, des bassins de rétention, des routes. Alors qu’il faudrait, au contraire, préserver nos terres agricoles, la ceinture verte et limiter l’imperméabilisation. A fortiori dans cette zone identifiée comme corridor écologique dans le SRCE (Schéma Régional de Cohérence Écologique).
La plaine des Fontanelles, ce sont 20ha de terres agricoles cultivées, 3ha d’espace boisé classé et un cours d’eau avec sa ripisylve. Ce sont 63 espèces sur le site, dont des chauve-souris, batraciens et autres amphibiens, reptiles et oiseaux de « forte » à « très forte » valeur patrimoniale. C’est un paysage bucolique.
Il est criminel de sacrifier au nom du business, ce site, cette ceinture verte nourricière et forestière. La préservation de ces terres est un patrimoine acquis pour les générations futures.
En plus, de perturber gravement la bio-diversité, ce projet aura un impact sur les enjeux hydrauliques et les ressources en eau. Ce projet est situé sur le bassin versant de la Lironde, un site sensible (pas besoin de vous rappeler les épisodes cévenols de 2014). L’imperméabilisation des sols affectera l’écoulement naturel des eaux et engendrera des conséquences en aval : inondations, dégâts matériels. Pour faire le parallèle avec le début de séance, c’est l’urbanisation à Euromédecine qui perturbe le ruissellement et cause les inondations au CHU.
Dernier point, l’accessibilité.
Oxylane, ce sont jusqu’à 8000 véhicules par jour prévus le samedi. C’est un nouvel aspirateur à voitures qui augmentera le trafic routier, les émissions de CO2 et la pollution de l’air. Alors qu’il faudrait, au contraire, limiter la
dépendance à la voiture, rapprocher habitat et commerce pour favoriser des modes de déplacements non polluants: marche, vélo, transports publics.
Aucun nouveau projet ne doit être programmé sans une desserte efficace en transports collectifs, et un réseau pour les mobilités actives. Nous devons favoriser la mixité fonctionnelle, la ville du ¼ d’heure.

Ce projet va porter une atteinte irréversible à notre territoire. Il doit être stoppé car il ne s’inscrit pas dans une logique de développement économique durable, de territoire résilient, de souveraineté alimentaire, de lutte contre le dérèglement climatique.


Affaire 25 – Intervention de Célia Serrano sur l’acquisition d’un local à Celleneuve

Il est proposé l’acquisition au prix de 253.800€, d’un bâtiment d’environ 170m², ancienne agence bancaire située dans le quartier Celleneuve. Ce bâtiment, situé à proximité immédiate du cinéma Nestor Burma, représente une opportunité de pouvoir installer des activités culturelles en lien avec le cinéma et d’envisager une animation de la place Renaudel en plein centre de Celleneuve.

Intervention de Celia Serrano, conseillère déléguée à l’Enseignement artistique et culturel

Célia Serrano: Dans le quartier Celleneuve, il y un cinéma municipal, Nestor Burma. Dans ce cinéma, il y a une chouette équipe et je voudrais ici la saluer. Dans ce cinéma, il y a une programmation tout public mais aussi des chouettes films d’animations pour les enfants. A côté de ce cinéma, il y a des associations, il y a toute une vie d’artistes, il y a toute une vie de quartier, il y a toute une vie qui s’anime, et il y a des écoles qui se rendent à ce cinéma Nestor Burma car oui! dans ce cinéma, il y a beaucoup d’enfants. A côté de ce cinéma, grâce à cette acquisition, il va y avoir une autre salle pour des bureaux, pour des résidences. Pour des ateliers. Pour rêver. Pour apprendre. Voyez, visualisez la ruche qui va s’installer sur cette place : ça va butiner et ça va essaimer dans les corps et dans les têtes et dans les mains et ça va grouiller. Parce que oui, il grouille de monter des projets, de donner la place aux artistes, de donner le pouvoir aux enfants. Réjouissons-nous, projetons-nous et construisons ensemble un beau projet. Pour que vive l’altérité, l’art et pour que VIVE LE CINÉMA!

[Conseil de Métropole] 01/02/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil de Métropole] 01/02/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

89 projets d’affaires étaient soumis au vote des conseiller-es métropolitain-es ce lundi 1er février 2021. Les textes de ces affaires sont consultables en ligne: Lire les affaires 1 à 89.

Intervention de François Vasquez sur le DOB 2021 (Débat d’Orientation Budgétaire)

François VASQUEZ, Vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole

« Demain sera différent et devra l’être.

Le DOB dont il est question ce matin nous impose de faire des choix, des choix drastiques. La crise du COVID a bien sûr un impact conséquent sur nos finances, mais aussi dans l’organisation même des services. Nous nous félicitons que la transition écologique, les mobilités décarbonnées, soient au cœur de nos politiques publiques. Nous nous félicitons aussi du montant de la Programmation Pluriannuelle d’Investissement (PPI) de 1.5 milliards d’euros sur 5 ans.

Avant d’envisager les dépenses, nous devons réfléchir à l’augmentation des ressources financières, celles sur lesquelles nous avons des marges de manœuvre: ce débat doit avoir lieu de manière transparente et en concertation mais il ne faut pas en faire l’économie.

Oui, il faut trouver des ressources supplémentaires. Il nous faut aussi assumer la transparence sur des sujets cruciaux comme les déchets. Nous héritons là d’une situation catastrophique, l’évolution des taxes sur les activités polluantes (relatives à la mise en décharge et à l’incinération des déchets) ne feront qu’augmenter. L’évolution de la réglementation sur les composts (celui produit par l’usine Amétyst) peut faire de ce dernier un déchet à enfouir dès 2022. C’est un défi majeur; des décisions ont été prises pour changer de façon drastique nos politiques mais il faut faire vite, très vite.

Les équilibres financiers en dépendent, nous devons agir. Ensemble.

C’est aussi sur ces PPI qu’il nous faut appliquer les principes d’une commande publique vertueuse, une pratique éco-responsable. Nous avons à la ville comme à la Métropole, en la personne de Catherine RIBOT, une élue déléguée à la commande publique éco-responsable pour redéfinir ces cadres. Chaque euro dépensé doit l’être autour de principes clairement définis en fonction de l’impact et des conséquences qu’il aura sur notre territoire, sur sa population et sur son environnement.

Pour cette PPI, les écologistes sont très clairs:

1 – Chaque euro dépensé doit nous permettre d’inscrire pleinement la Métropole de Montpellier dans la trajectoire de l’Accord de Paris et de la neutralité carbone. Cette exigence implique:

  • Zéro euro à de nouvelles infrastructures aéroportuaires
  • Zéro euro à de nouvelles infrastructures routières: je rappelle que notre majorité s’est engagée à ne pas employer l’argent des contribuables dans la construction du Contournement Ouest. Un engagement clair et lucide. Les mobilités décarbonnées sont pour les écologistes le choix nécessaire, c’est celui que nous verrons notamment dans la stratégie « mobilités » que présentera Julie Frêche tout à l’heure.

2- Il nous faut aussi poursuivre l’objectif d’une ville qui soutient l’économie réellement locale, sociale et solidaire

  • Zéro euro aux entreprises qui versent des dividendes à des actionnaires. Chaque euro d’argent public investi doit bénéficier ÉQUITABLEMENT aux habitant-es de la Métropole, aux salarié-es des entreprises du territoire, à l’économie locale.

3- Montpellier Métropole doit être une collectivité qui respecte ses ressources naturelles:

  • Zéro euro / zéro subvention à des organismes / associations / entreprises dont l’action sur l’environnement est jugée néfaste, qui ne respecte pas le bien-être animal, etc…

Nous formulons le vœu que les Programmations Pluri-annuelles d’Investissement de la mandature, tout comme le futur budget 2021, traduisent en chiffres ces impératifs qui s’imposent à nous.

Il y a des choix difficiles à faire mais ils sont cruciaux: s’ils sont compatibles avec l’exigence écologique et l’urgence climatique, les écologistes seront des partenaires pour faire ces choix. Ensemble. »


Intervention de Coralie Mantion sur la « Stratégie Mobilité 2025 »

Coralie MANTION, Vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole
@coralie_mantion (https://twitter.com/coralie_mantion)

48000, c’est le nombre de morts chaque année en France, dû à la pollution de l’air, aux mobilités polluantes et carbonées. La lutte contre les gaz à effet de serre, contre la pollution de l’air doit être notre objectif principal.

La stratégie du « en même temps » ne peut pas fonctionner, on ne peut en même temps vouloir changer les comportements, les mobilités, et continuer le monde ancien de la voiture. Un vrai choc des mobilités doit être mis en place.

La loi, le Code des transports nous dit : « le Plan de mobilité vise à assurer la DIMINUTION du trafic automobile ». C’est limpide. Et nous le savons: dans le bassin de vie de Montpellier, la population augmente et pourtant nous devons réduire le trafic automobile. Or, dans les projections qui nous ont été présentées, sur la base de modèle dont on peut toujours discuter , nous apprenons qu’à l’horizon 2030, les parts modales des différentes mobilités ne changent pas, pire, que le nombre de véhicules augmentent fortement. Ces perspectives sont dues aux projets routiers comme le COM, la DEM, le LIEN.

Cela prouve que nous ne pouvons faire du  « en même temps ». Le « en même temps » ne permet pas d’engager le basculement. Ce sont des choix forts qu’il faut faire, et drastiques, comme celui que nous avons su faire sur l’avenue Albert Dubout et qui rentre en fonction demain. L’heure est à l’alternative à la voiture, il est aussi parallèlement à la réduction drastique de la circulation automobile.

100% de nos efforts, de nos investissements doivent aller vers des solutions décarbonées et elles se déclinent :

  • d’abord en faveur du piéton, car nous sommes tous/toutes piétons, ce qui est une vraie alternative à la voiture pour les petits trajets: ce plan stratégique propose un plan piéton, et des quartiers apaisés;
  • une stratégie pour le vélo avec les aides à l’achat de VAE, la multiplication des infrastructures: l’ambition est bien là;
  • les Transports en commun: leur développement, avec la ligne 5, les BHNS…
  • le covoiturage;
  • et enfin la réduction de la circulation automobile.

Si certains choisissent l’augmentation des voies de voitures et l’augmentation de la vitesse, notre collectivité choisit la baisse de la vitesse et mise sur les alternatives à la voiture.

Les écologistes voteront ce plan avec toujours la vigilance sur la politique engagée : non au « en même temps », oui à l’ambition.


Présentation de Coralie Mantion : affaire #23 sur la restructuration des commerces Sud Mosson

Coralie MANTION, Vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole
@coralie_mantion (https://twitter.com/coralie_mantion)

Cette délibération porte sur la restructuration des commerces du sud de la Paillade avec une convention entre la métropole, la ville de Montpellier et l’ANCT (Agence Nationale de la Cohésion des Territoires). Elle est importante car c’est une nouvelle étape pour engager la transformation de ce quartier qui a trop longtemps été abandonné. Dans le projet ANRU, il n’y a pas que le volet habitat, il y a également l’activité économique qui est évidemment un enjeu pour le quartier, qui va le redynamiser, le rendre plus attractif.

L’offre commerciale actuelle se situe en partie dans un bâti en mauvais état et l’autre partie au pied de la tour d’Assas, qui est vouée à la démolition en 2024. La construction d’une nouvelle polarité commerciale (qui se situera, pour la première phase, sur le parking, derrière la mosquée, environ 2500m²), permettra d’accueillir les commerces existants et de développer une nouvelle offre de commerces de proximité, de qualité pour les habitants du quartier, mais aussi pour favoriser la venue d’une nouvelle clientèle qui vit ou travaille dans les quartiers alentours. Pour créer cette mixité sociale qui manque tant à La Paillade.

L’idée n’est pas de créer de la concurrence entre les commerces mais d’amener de la complémentarité.

L’ANCT, son rôle est d’assurer l’acquisition des RDC des nouveaux bâtiments, la commercialisation, la gestion locative, commerciale et technique, et éventuellement l’animation commerciale. Elle restera propriétaire de ce pôle commercial pendant le temps nécessaire pour assurer la pérennité de son fonctionnement, la stabilité, avant de les céder.

Ce projet de nouvelle polarité commerciale représente un investissement d’environ 9 M€ dont 3M€ de subvention de la Métropole, 1,5M€ de l’ANRU.

Je vous invite donc à approuver cette convention qui est nécessaire pour les pailladins et pailladines :

  • Pour relancer l’activité économique, créer des emplois dans ce quartier dont le taux de chômage est de 37 %
  • Pour lui donner une nouvelle place dans la métropole autre que celle d’un territoire de relégation, d’oubli, invisible
  • Pour redonner un nouveau visage à ce quartier qui a été complétement délaissé depuis des années.

Intervention de Bruno Paternot sur la culture et les modalités de soutien aux artistes du spectacle vivant

Bruno PATERNOT, Conseiller délégué de Montpellier Méditerranée Métropole
@BrunoPaternot (https://twitter.com/BrunoPaternot)

Voilà une délibération fournie et nourrie. Je remercie les services et Eric Penso pour leur travail nourri et fourni, sous votre attention bienveillante M. le Président.

Je devais vous parler de soupoudrage, de poudre de perlimpinpin, des choix de la Métropole. Une petite intervention bien gentille qui aurait fait rire Cyril Meunier (il l’a dit dans la Gazette) sur le fait que tout le monde est d’accord et que les écologistes aussi soutiennent la culture. Le monde des écologistes, et non pas le groupe des écologistes. mais tous les écologistes dans leur ensemble, où qu’ils soient.

Mais les propos entendus ce matin m’amène à muscler un peu mon discours et à essayer de recentrer la chose sur une vision du monde. M. Jaoul, vous avez osé dire que nous étions des « dictateurs verts », vous allez certainement vous fâcher colère quand je vais parler d’égalité femme-homme. Vous pouvez devenir tout rouge quand les écologistes vont exiger, conseil après conseil, que l’on sorte de la domination masculine, que l’on en finisse avec le patriarcat, que l’on stoppe les dominations de l’humain sur le non-humain, les dominations des hommes sur les femmes, les dominations des blancs sur les racisés, que nous en finissions avec toute forme de violence qui n’a plus rien à faire au XXIe siècle. (…)

L’écologie politique c’est un pack: environnement / démocratie / égalité. C’est cette vision du monde qui est d’ailleurs présentée dans cette délibération. Si la culture est la représentation du monde dans son entier, elle ne peut pas financer la seule vision des hommes blancs : celle du paratge médiéval, celle de l’honneur de Rodrigue, celle du spleen baudelairien.

Il ne s’agit pas, parce que nous rétablissons une égalité, parce que nous permettons aux femmes artistes porteuses de projets d’avoir la même voix au chapitre, que nous éteignons celle des hommes. Parce que nous devons ouvrir le plus possible à toutes les visions du monde, de Camélia Jordana jusqu’à Marcel Pagnol. Et parce que moi aussi, « je suis né dans la ville d’Aubagne, sous la Garlaban couronné de chèvres au temps des derniers chevriers », moi qui ai aussi chevillée au corps la question de l’occitanité et celle du « bon temps d’avant », moi qui suis ici le représentant des artistes qui ne tarderont pas à passer bientôt au RSA, qui n’ont pas forcément les moyens d’avoir une voiture… C’est cette vision là globale du monde (et qui englobe aussi la culture) que nous devons absolument montrer. Nous devons changer notre langage, exiger la parité partout, faire en sorte que le témoignage qu’est la représentation artistique soit celle du 21e siècle avec toutes ses couleurs, et aussi le vert.

[Conseil Municipal] 30/11/2020 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

Les textes des affaires à l’ordre du jour : ICI

Intervention de Mustapha Laoukiri

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Affaire n°2 – « La ville de Montpellier et sa Métropole se sont engagées depuis le début de la crise auprès de l’ensemble des acteurs économiques et de l’ESS de notre territoire. Aujourd’hui nous sommes appelés à voter une délibération pour une exonération de loyers en faveur des occupants de bâtiments communaux à vocation économique. Rappelons que nous avons par ailleurs, en lien avec la CCI, mis en place rapidement suite au re-confinement une plate forme digitale pour référencer nos commerçants et ainsi leur permettre de poursuivre leur activité, même réduite. La Métropole a de son côté mis en place plusieurs dispositifs : Prêt 3M, demain l’agence de Devecco dont notre territoire fut privé pendant trop longtemps permettra d’apporter un soutien aux entreprises et à l’économie de notre territoire. Notre souhait est de ne laisser aucune entreprise, aucun commerce, mais également aucun travailleur indépendant seul face à ces doutes dans cette période ô combien incertaine.
–> En redirigeant une partie de leur budget vers les acteurs économiques en difficulté, nos collectivités agissent! Mais je souhaitais attirer votre attention sur le fait qu’un grand nombre de spécialistes s’accordent à dire que nous ne sommes pas face à une crise passagère mais probablement bien au début d’un cycle de crises répétitives. Pour tenter de sauvegarder notre tissu économique, les collectivités ne pourront qu’atténuer les crises, à hauteur de leurs compétences et de leurs moyens, mais ces compétences et ces moyens sont limités, il faut bien en avoir conscience! De fait, nous n’avons d’autre choix que celui de revoir nos schémas, nos paradigmes, notre perception de la « normalité », quelle normalité ? Ne faudrait-il pas repenser notre modèle économique et accélérer cette transition écologique que nous appelons de nos vœux (vers plus de proximité, plus de circuit court, et peut-être plus de digitalisation)? Mais aussi sans doute favoriser les structures de type « coopératives » qui traversent cette crise avec beaucoup plus d’adaptabilité, de flexibilité, de résilience, qu’un certain nombre d’entreprises « classiques ». Il est plus que temps de s’engager dans cette réflexion qui consiste à se diriger vers un modèle économique plus soucieux de la nature, de l’équité sociale, pour répondre au renforcement de plusieurs grandes tendances sociétales qui voient naître des modes de gouvernance novateurs et éviter que les crises ne se transforment en catastrophe. Aussi, nous invitons les pouvoirs publics, les chambres consulaires et les agences de développement économique à mettre en place une vraie politique volontariste de soutien aux coopératives et entreprises de l’ESS et de la culture. »

Intervention de Marie Massart

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Délibération n°14 – « Plus que jamais en cette période de crise, la précarité alimentaire doit nous préoccuper. Ces subventions que nous votons aujourd’hui sont donc particulièrement bienvenues. Elle est encore plus forte pour les femmes des milieux précaires : les études montrent que, au sein de leur foyer, elles ont tendance à se « sacrifier », laissant à leurs enfants et à leur conjoint, les produits de meilleurs qualité. Il est donc particulièrement important de soutenir les associations d’aide alimentaires. Je tenais au passage à saluer le travail remarquable fait par ces associations et par leurs bénévoles. Je tenais également à rappeler que la mairie de Montpellier contribue également à l’aide alimentaire de plusieurs manières :

  • Lors de ce confinement, nous avons tenu à maintenir la production de repas pour la restauration scolaire malgré les conditions sanitaires. Je tenais là encore à remercier les agents qui ont su s’adapter et ont réussi à assurer la production de repas dans des conditions particulièrement difficiles. La solidarité inter-service a également permis d’assurer la production et la distribution des repas. Je tenais à le souligner car cela n’a pas forcément été le cas dans toutes les collectivités. 
  • Je rappelle également la tarification sociale qui a été voté lors du conseil municipal du mois de juillet permettant aux familles monoparentales bénéficiaires du RSA de bénéficier d’un repas à 50 centimes. Le maintien du service de restauration et les tarifs particulièrement bas pour les familles les plus précaires permettent de garantir au moins un repas équilibré et sain pour les enfants scolarisés de la ville. 
  • Par ailleurs, des conventions de dons ont été mise en place avec Saint Vincent de Paul et les Resto du Cœur. Ces dons représentent environ 15.000 repas par an produits par la cuisine centrale. En ce moment c’est entre 250 et 300 repas par jours qui sont donnés à Saint Vincent de Paul pour être ensuite redistribués, via d’autres associations sur le territoire de Montpellier.

Nous travaillons actuellement avec les élu-es et les services au développement de ces aides mais aussi à de nouvelles formes d’aide et de projets permettant aux personnes les plus précaires d’accéder, à moindre coût, à des produits locaux et de qualité en complémentarité de l’aide alimentaire existante aujourd’hui. »

Intervention de Manu Reynaud

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Affaire n°19 – « Les écologistes voteront « contre » cette délibération sur le travail le dimanche comme nous l’avons fait à la Métropole lundi dernier, car cette délibération nous réinterroge 1/ par rapport au modèle de développement qu’il encourage et 2/ par rapport à la période de crise sanitaire que nous traversons.

  • rapport au modèle de développement 

Le débat sur l’ouverture le dimanche est un vrai débat du 20ème siècle où internet n’existait pas et où on faisait la part belle aux structures commerciales géantes en périphérie. Ce débat portait et porte toujours sur la questions des salarié-es et la question du volontariat : y a t-il volontariat réel ? Il porte aussi sur le type de structures que cela favorisait : les hypermarchés, les grands centres commerciaux en périphérie, c’est une vision du passé. A t on besoin d’ouvrir les concessions automobiles le dimanche ? Nous pouvons nous féliciter qu’aujourd’hui nous prenions le chemin inverse, le meilleur chemin : stopper l’évolution des zones commerciales en périphérie. L’arrêt d’Ode à la Mer est un signe fort que l’équipe municipale porte. Enfin, c’est un débat sur nos choix de mode de vie : celui de préserver une journée de repos pour toutes et tous, qui privilégie la vie familiale, la vie amicale, les rencontres, les loisirs, la culture.

  • rapport à la période sanitaire que nous traversons

La crise du COVID cause aujourd’hui des dégâts considérables pour les commerces dit non essentiels, pour les bars, les restaurants. La réponse ce n’est pas la question d’ouvrir quelques dimanches par an mais de les accompagner au mieux en multipliant les initiatives. Il faut saluer le site très vite mis en place par la ville jesoutiensmescommercants.montpellier.fr  qui a vocation à perdurer. Saluons aussi le chèque remis aux agents de nos collectivités par le CASC pour des bons d’achats de 20 euros dans les librairies de Montpellier. Il faut multiplier les initiatives, je sais que Roger Yannick Chartier, adjoint au commerce, s’y emploie avec le soutien de toute l’équipe municipale.

Enfin, un mot pour dire que cette délibération est vidée de son sens

  • Elle est vidée car les hypermarchés peuvent déjà ouvrir le dimanche sans autorisations municipales
  • Elle est vidée par les mesures du gouvernement qui autorise l’ouverture le dimanche pendant la période COVID

Enfin, il nous faut remettre dans l’ordre les priorités de soutien à l’activité commerciale : 

  • sur le type de structure que nous souhaitons accompagner et soutenir
  • Sur l’animation commerciale
  • Sur la qualité et l’origine les produits

Pour terminer, pour les élu-es écologistes, les ouvertures le dimanche ne sont pas une réponse satisfaisante en terme de choix de vie et de choix de société. Nous voterons donc contre cette délibération. »


Délibérations portées par Stéphane JOUAULT

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Affaire n°28 – « Avec les affaires que je porte devant vous aujourd’hui, ce sont les fondations de notre politique de Nature en ville qui sont posées. L’intitulé de cette politique, « Montpellier Ville Nature », montre ainsi toute l’ambition qui nous anime:

  • « Montpellier Ville Nature » c’est un projet ambitieux parce que nous n’avons plus le choix : le réchauffement climatique et ses conséquences sont partout. Et notamment à Montpellier. Chacun a en tête les aléas climatiques que nous avons déjà connus.
  • « Montpellier Ville Nature » c’est donc faire en sorte que notre ville prenne sa part dans la lutte contre le changement climatique par le stockage du carbone.
  • « Montpellier Ville Nature » c’est aussi faire en sorte qu’à l’avenir il fasse bon vivre à Montpellier.
  • « Montpellier Ville Nature » c’est ainsi 50.000 arbres plantés sur 10 ans comme nous nous y sommes engagés.

Les bienfaits de l’arbre en ville, on le sait, sont nombreux : Atténuation du ruissellement, Lutte contre les îlots de chaleur, Captation des pollutions, Création de lien social et de bien-être, Développement de la Biodiversité etc.

AFFAIRE n°29 – Comme vous avez pu le voir ici et là, nous n’avons pas attendu ce Conseil Municipal pour lancer notre politique de plantation. Pas un jour en ce moment où un arbre n’est planté ! Mais, pour mener à bien notre politique d’extension de la canopée urbaine, et j’en viens à l’affaire 29, nous avons besoin d’une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO). Il s’agit de faire appel à un ou une paysagiste confirmée pour accompagner la Direction Paysage et Biodiversité. L’AMO doit permettre de végétaliser partout où c’est possible. Il s’agit de profiter de tous les projets pour faire venir ou revenir l’arbre et plus généralement la Nature : des places de la ville à tous ses tiers-paysages (pour reprendre l’expression de Gilles Clément). Il s’agit également d’accompagner la création de parcours verts, sur l’avenue des Moulins par exemple, de coulées vertes telles l’Aqueduc Saint-Clément, de concevoir les forêts urbaines comme la future forêt urbaine de Cambacérès.

AFFAIRE n°28 – Cette AMO interviendra sur le domaine public mais la question du patrimoine arboré concerne également l’espace privé. C’est pour cela que nous avons choisi de modifier le permis de végétaliser. Dans le cadre d’un dispositif intitulé « Je mets de la Nature dans ma Ville », les citoyens qui le souhaitent, se verront remettre un « bon de végétalisation ». Alors pourquoi avoir changé de nom ? Ce n’est certainement pas pour écarter d’un revers de main ce qui a été fait avant : les « bons de végétalisation » permettront toujours de demander une plante grimpante, une jardinière ou le fleurissement d’un pied de d’arbre. Le permis de végétaliser a en effet permis d’embellir la ville, voire de la rafraîchir dans les zones où il a eu le plus de succès. Non, le nom change pour deux raisons :

  • Il correspond à un changement de point de vue, de philosophie dans notre politique : nous voulons une ville où la nature n’a pas besoin de montrer ses papiers pour entrer. Bien sûr qu’il y a des contraintes mais commencer par évoquer les contraintes en dit long sur une politique.
  • Le bon de végétalisation ne concerne plus seulement l’espace public : la possibilité est offerte à tous les citoyens, à toutes les copropriétés qui possèdent un jardin, un espace vert, d’obtenir des arbres.

L’idée de cette délibération est que le développement du patrimoine arboré doit toucher le plus d’espace possible. Il s’agit donc de toucher tous les espaces privés ou assimilés qui constituent la majeure partie du territoire de la ville. Avec ce bon de végétalisation, il s’agit également de planter intelligemment : planter beaucoup oui, planter partout oui mais peut-être surtout planter bien. C’est pour cela que la Direction Paysage et Biodiversité fournira des arbres fruitiers – des arbres nourriciers – avec des essences adaptées à notre climat et avec des conseils pour bien planter. L’idée est également d’accompagner les bailleurs sociaux dans leur politique de plantation. Nous y travaillons.

AFFAIRE n°30 – Planter beaucoup c’est bien, planter intelligemment c’est très bien, mais préserver le patrimoine arboré c’est encore mieux. C’est pour cela que nous vous proposons d’adopter avec l’affaire 30 :

  • La nouvelle Charte de l’Arbre en Ville de Montpellier
  • La création d’un Comité Arbre

Je tiens à remercier la Direction Paysage et Biodiversité et tous les services qui ont travaillé d’arrache-pied sur la Charte de l’Arbre qui, j’en suis certain, fera référence pour les autres villes de France et au-delà. Ce magnifique travail fait suite à un premier document déjà novateur publié en 1996. Vous avez reçu trois fichiers :

  • Le 1er correspond au volume 1 qui est une présentation détaillée de la nouvelle politique de développement et de préservation du patrimoine arboré de Montpellier
  • Le 2ème et le 3ème, dont la mise en forme n’est pas totalement achevée –le texte ne sera pas modifié sur le fond – regroupe tous les éléments et outils scientifiques, techniques et règlementaires.

Dans cette partie, vous avez par exemple des fiches techniques sur la prise en compte des arbres lors de travaux ou dans le cadre de projets d’aménagement. Le Comité Arbre va s’appuyer sur cette Charte pour donner des avis sur tous les projets d’aménagement et de construction qui impactent le patrimoine arboré, sur des propositions de classement en Espace Boisé Classé. Sa composition permettra de croiser les regards : élu-es, associations de défense de la Nature et scientifiques échangeront pour préserver au mieux notre patrimoine.

Avec ce Comité Arbre et cette Charte de l’Arbre, c’est la Nature qui reprend ses droits dans notre ville, c’est notre politique « Montpellier Ville Nature » qui se déploie. L’arbre c’est le symbole de notre projet car « Montpellier Ville Nature, c’est une ville plus verte, plus résiliente, réconciliée avec le monde végétal ! »

AFFAIRE n°31 – Planter intelligemment c’est ce que nous proposons de faire au Mas Nouguier et à Malbosc en renaturant deux espaces pollués: 700 fruitiers au Mas Nouguier pour créer les haies fruitières d’un jardin familial + Plantation d’arbres, d’arbustes et de vivaces à Malbosc pour créer un habitat varié source de biodiversité. »

Délibération d’Eddine ARIZTEGUI

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Affaire n°32 – « La Ville de Montpellier confirme son soutien à Sandrine et André-Joseph Bouglione pour le courage qu’ils ont eu de changer le paradigme des grands cirques, en défendant les cirques sans animaux, dans le respect de leur intégrité et en arrêtant de cautionner des pratiques qui de par leur nature génèrent une souffrance importante pour les animaux. Nous attendons donc avec impatience de pouvoir assister aux représentations qui feront honneur à notre ville d’être la première de leur grande tournée européenne. »


Intervention de Bruno Paternot

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Affaire n°53 : « Cette délibération permet à la famille de créer un cocon pour quelques jours lors d’événements heureux ou tragiques qui sont constitutifs de la vie de famille. Mais quelle famille ? Je salue le travail de notre collectivité sur l’inclusion de toutes les familles. Le XXIe siècle voit la société se transformer, aussi bien sur le tourisme qui ne peut plus être de masse, sur les transports qui ne peuvent plus être polluants, sur les familles qui ne peuvent plus être Papa, Maman, La Bonne et moi. Je vous rassure M. le maire, même si vous m’avez nommé à l’ambiance sonore, je ne vais pas passer Robert Lamoureux…  

Les associations comme l’APGL ou l’Autre cercle, parce qu’elles sont expertes et constructives nous aident à faire en sorte que nos décisions concernent toutes les familles, pour tous les événements constitutifs de la vie familiale. Nous allons aller plus loin, tant sur la formation que sur les libertés par tous et pour toutes.

Dans ce cas précis, assurons-nous bien que « la charge effective et permanente de l’enfant » (je cite) soit aussi reconnue, comme le font les tribunaux quand le parent assure financièrement la vie de l’enfant. Qu’il y ait un lien de sang ou non, que le parent soit là 24h/24 ou moins. Le parent social (une semaine sur deux et la moitié des vacances) a le droit de voir son cœur se déchirer, au point de ne pas être utile au travail pendant quelques jours, si l’enfant de son conjoint ou de sa conjointe vient à disparaître tragiquement.

Je salue nos élu.es et les responsables du personnel qui travaillent à améliorer les conditions de vies et les décisions comme les ASA pour « l’annonce de la survenue d’un handicap chez un enfant », qui impose un temps pour accepter la nouvelle. Le temps de la résilience n’est effectivement pas un temps de productivisme. C’est la base de l’écologie politique que de s’opposer au productivisme et d’accompagner les douleurs et les grands bonheurs des agents et agentes de la mairie. »

Intervention de Coralie Mantion

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Affaire n°55 : « Je voudrais tout d’abord remercier les Gardiens de Montcalm qui n’ont cessé d’interpeller les politiques pour les alerter sur le devenir du parc avec, en retour, une écoute plus ou moins attentive.
Les associations sont des lanceurs d’alertes, des aiguillons pour les pouvoirs publics. Elles sont utiles et permettent de porter haut et fort la parole des citoyens, avec il est vrai, parfois, quelques maladresses.
Mais, nous, élu-es, devons voir en eux des partenaires, des experts de leur territoire, les sachants de ce dont les habitants ont besoin.
Pour le cas de Montcalm, ils ont été, et restent avant tout, les gardiens de la biodiversité et d’un espace naturel qui est nécessaire, essentiel pour un vivre mieux à Montpellier.
Un vivre mieux à Montpellier, c’est préparer notre ville au réchauffement climatique : la rafraichir et donc faire de Montpellier, comme le disait Stéphane, une ville nature.
Cela passe par 2 axes :
Premièrement, une végétalisation massive de toute la ville et Stéphane nous en a présenté les premiers outils. D’autres mesures viendront ultérieurement comme le maillage de la ville en espaces verts qui donneront un accès à la nature à chaque habitant à moins de 15min de chez lui.
Le 2ème est la préservation du patrimoine arboré existant. Car rien ne vaut un arbre ancien. L’arbre, c’est un gardien d’une biodiversité riche : insectes, rongeurs, oiseaux. Un grand chêne peut abriter jusqu’à 500 espèces!
De plus, plus un arbre est vieux et gros, plus il absorbe de CO2. Donc chaque arbre compte pour diminuer notre empreinte carbone. Les vieux encore plus que les jeunes.
Nous devons donc les protéger, qu’ils soient dans l’espace public ou dans les jardins privés. Nous y travaillons avec les services avec une première étape de repérage pour avoir un inventaire le plus exhaustif possible.
Le patrimoine arboré est aussi précieux que notre patrimoine architectural. Il ne faut pas le négliger. Et le parc Montcalm, avec ces milliers d’arbres, est un poumon vert essentiel pour préserver la biodiversité, pour diminuer l’empreinte carbone, pour avoir un havre de fraicheur au cœur de Montpellier.
C’est pour cela qu’il a tenu à cœur aux écologistes de préserver le Parc Montcalm dans son intégralité, soit 23 hectares. Et j’ai évidemment prévu de modifier le PLU en ce sens. »

Intervention de Manu Reynaud

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Affaire n°65 : « Les écologistes s’abstiendront sur cette affaire.

Coralie Mantion a déjà évoqué cette question en conseil de Métropole. La question de la zone Cambacéres est en effet très chère aux écologistes qui ont mené un combat de longue date pour empêcher son urbanisation et surtout limiter les dégâts immenses déjà existants, dont le doublement de l’autoroute A9 qui a détruit des centaines d’hectares de terres agricoles, et qui ont eu pour effet l’augmentation de 20% du trafic, et l’augmentation de la pollution faisant de Cambacéres la zone la plus polluée de Montpellier. Rappelons au passage que faire plus de routes c’est augmenter toujours plus le trafic et la pollution. Le choix d’y installer une gare (inutile pour les 30 prochaines années) pour justifier l’urbanisation a aussi été une erreur.

Le sud-ouest de Montpellier a été abîmé, détruit. Notre objectif est donc très simple sur ce projet : il est de limiter les dégâts de l’artificialisation déjà enclenchée sur ce secteur par les mandatures précédentes. Le projet de zone dit « Quartier de Cambacéres » est une grave erreur en terme de développement pour Montpellier. Les écologistes ont choisi de faire partie de cette majorité pour changer diamétralement de cap. Comme le disait et je la cite en conseil de Métropole, Coralie Mantion « nous avons travaillé sur un projet commun avec Michaël Delafosse et ses partenaires. Parce que c’est cela aussi la politique: dialoguer, échanger, trouver un compromis. » Ainsi, 130 hectares de terres naturelles et agricoles dans ce quartier seront préservés, c’est l’un des nombreux apports des écologistes dans cette campagne.

On entend ici où là des attaques de la part de certain-es pour qui ce qui est fait n’est jamais assez. A celles et ceux-là, nous affirmons que les élu-es écologistes seront toujours vigilant-es au sein de cette majorité pour maintenir le cap de la végétalisation, de la préservation de la ceinture verte, des terres agricoles, de l’arrêt de l’urbanisation vers la mer. On pourrait là aussi citer l’Agriparc des Bouisses, entre autres, qui va changer la donne à Montpellier. Aussi, bien que cette zone n’aurait jamais dû être urbanisée, les travaux étant trop avancés, il n’est pas possible de revenir en arrière sur la ZAC 1. »


Délibérations portées par Radia Tikouk

Affaire n°70 – « Il est proposé de mettre à disposition un emplacement au cimetière Saint-Étienne au profit de l’Association Cultuelle Israélite de Montpellier, afin de permettre l’enfouissement de documents et d’objets sacrés, conformément à la tradition juive. Cette mise à disposition est à titre gracieux, sans limite de durée. Aussi, il est proposé de donner l’usage du terrain à titre gratuit à cette association pour inhumer ces objets. L’association se charge de l’installation des caveaux nécessaires. »


Revoir l’intégralité du Conseil Municipal en vidéo :

L’intégralité du Conseil Municipal en vidéo.

[Conseil de Métropole] 01/02/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil de Métropole] 23 novembre 2020 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

110 projets d’affaires étaient soumis au vote des conseiller-es métropolitain-es ce lundi 23 novembre.

Intervention de François Vasquez – Affaire n°16 – Présentation de l’étude préalable à la mise en oeuvre de la tarification incitative des déchets

Victor Hugo a écrit : « Qu’y a-t-il au-dessus de la justice, l’équité »
La mise en place d’une tarification incitative des déchets sera une nouvelle façon de calculer notre taxe sur les ordures ménagères. Je précise, la confusion est souvent entendue, qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle taxe, mais d’une taxe qui récompense le geste de tri, donc d’une taxe équitable. La tarification incitative n’est pas une mesure qu’on impose mais une mesure qui s’impose pour des raisons environnementales et économiques. Ce n’est pas une mesure qu’on applique mais une mesure qu’on explique en vue d’une adhésion la plus large possible. En effet, notre engagement dans la politique zéro déchet et les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés nous sont dictés par l’urgence climatique, la pollution de l’air, des sols et de l’eau et le renchérissement permanent et dorénavant insupportable des coûts d’élimination des déchets ultimes. Vous connaissez notre projet de généralisation du tri des bio déchets à la source, privilégiant le compostage, pour lequel nous avons répondu à l’appel à projet de l’ADEME et de la région Occitanie le 16 Octobre dernier. Vous avez été informés de l’engagement de notre deuxième programme local de prévention des déchets qui nous permettra de réduire significativement la production de ses derniers. La tarification incitative constituera un troisième levier, complémentaire et indispensable, à actionner une fois les équipements et les services mis à disposition.
Une étude permettant d’accompagner la collectivité a donc été demandée.
1• Elle permettra de proposer des grilles tarifaires, des modalités de facturation, au poids, au volume, à la levée ou un mix….et d’envisager la planification en matière d’organisation des services et des moyens techniques et humains à déployer. D’un montant de 40 000€ elle est éligible aux aides financières de l’ADEME et de la Région Occitanie.
2• Elle s’établira lors d’une large concertation avec les élus locaux et la population et arrivera ainsi en bouclage de la mise en place de notre politique. Le lancement aujourd’hui, de l’étude de la tarification incitative s’inscrit dans le cadre de la semaine Européenne de la réduction des déchets et positionnera notre Métropole en leader national sur cette grande ambition et ce large projet.


Intervention de Coralie Mantion (affaire n°31) – Urbanisation de Cambacéres

J’entends déjà la levée de bouclier contre cette délibération. Et les attaques que nous, le groupe des écologistes, allons subir.

Mais nous avons toujours été très clairs sur cette affaire: entre le dédoublement de l’A9 (qui a détruit des centaines de terres agricoles et naturelles, qui a engendré une augmentation du trafic automobile, qui n’a pas résorbé les bouchons à l’entrée de Montpellier), et la Gare Sud de France qui est un gouffre financier et inutile, le sud-ouest de Montpellier a été abîmé, détruit. Notre objectif est donc très simple sur ce projet : il est de limiter les dégâts de l’artificialisation déjà enclenchée sur ce secteur par les mandatures précédentes.

Contrairement à ce que certains pensent, nous ne nous sommes pas vendus pour quelques places, nous n’avons pas cherché à aller au plus offrant mais nous avons travaillé sur un projet commun avec le Parti Socialiste, Michael Delafosse et ses partenaires. Parce que c’est cela aussi la politique: c’est dialoguer, échanger, trouver un compromis.

Donc oui, nous avons accepté d’urbaniser environ 25 hectares entre la gare et Odysseum car ces terres étaient déjà viabilisées : terrassement, route et réseaux posés. Et que ça crée une connexion entre ces deux lieux. Mais c’est bien grâce à nous, les écologistes que ce sont pas moins de 130 hectares de terres naturelles et agricoles dans ce quartier qui seront préservées. Car il n’est pas question de continuer à détruire la ceinture verte de Montpellier qui est primordiale pour un mieux vivre dans la métropole. De plus, nous ré-affirmons ici qu’il n’y aura pas de logements dans ce quartier même si certaine déplore le manque de mixité fonctionnelle ou d’autre s’exprime dans la presse. Il n’y aura pas de logements, quels qu’ils soient, étudiants ou sociaux à Cambacérès. Car nous sommes dans la zone la plus polluée de Montpellier. Il serait donc irresponsable de loger des habitant-es dans cette zone. En dehors de la ZAC 1, nous sommes en train de travailler avec les diverses équipes pour préserver les espaces naturels et recréer un corridor écologique qui irait de la plaine de Mauguio jusqu’au Lez.

C’est cela notre projet :  une métropole qui protège ses habitant-es, qui protège ses espaces naturels et agricoles, une métropole plus verte, une métropole résiliente.


Intervention de Bruno Paternot (affaire n°47) – Ouverture dominicale des commerces de détail pour l’année 2021

Je tiens, au nom de tous-tes les écologistes de cette assemblée à vous remercier pour les mesures d’urgence que nous venons de prendre et que nous prenons à chaque Conseil Métropolitain depuis que le CODIV19 affame et force la fermeture de nos beaux commerces.

Oui, après avoir été interpellé sur le caractère potentiellement réducteur de l’expression « petit commerce », je décide de faire la distinction entre la GRANDE distribution et le BEAU commerce : celui qui est local, celui qui est de qualité, celui qui éthique et qui cherche à satisfaire tout le monde, pas à nous faire dé-penser ou con-sommer. Je parle d’Aline, ma libraire. Je parle de Damien au Locavorium à Saint-Jean-de-Védas ou Elie à la Cagette, je parle de Tonton Pizza à Jacou. Ce beau commerce dont on connaît le nom du commerçant et dont la commerçante connait nos goûts et nos envies. La ville de Montpellier en parle si bien dans le clip jesoutiensmescommercants.montpellier.fr

Nous aidons le beau commerce à la métropole (et je l’ai souligné en début de séance), en trouvant des aides légales et responsables : exonération de loyer, participation aux dispositifs régionaux, aide aux travaux ou au matériel… Innovons encore pour trouver d’autres façons de vitaliser les centres-villes du lundi au samedi. Du lundi au samedi.

L’écologie politique, c’est privilégier la vie et le collectif sur l’individu et sur la consommation. L’écologie c’est garder des temps de liberté grâce à nos droits sociaux. Et pas grâce au maire.

Les dimanches du maire ! Cette coutume, tout comme feue l’amnistie présidentielle n’est pas dans l’ADN des écologistes. Nous pensons que la loi est la même pour tous et toutes et qu’elle ne doit pas varier selon les bons vouloirs d’un ou d’une maire et créer ainsi une concurrence libre et non faussée entre les territoires. Si le maire de Lattes autorise son Carrefour à ouvrir 12 dimanches par an, pourquoi le maire de Perols n’autoriserait pas son Auchan à ouvrir aussi ? Car, lisons bien cette délibération, à qui profite-t-elle : l’électroménager-TV-Hifi, l’équipement de la personne (c’est à dire les grands magasins internationaux de prêt-à-porter chinois), l’automobile.

La métropole, si elle est innovante, sociale et écologiste, n’a pas à aider les méga complexes mais bien à aider ses beaux commerces, ceux qui sont aussi aidés par la Région qui incite à acheter « dans ma zone ».

Monsieur le Président, je vous fais une lettre car vous nous avez dit que vous donneriez le nom d’un bâtiment à la montpelliéraine Juliette Greco. Je vous propose donc, en adoptant cette délibération, de baptiser Juliette Greco un nouvel Hyper-Marché.  

Tous les jours de la semaine / sont vides et sonnent creux / Bien pire que la semaine / Y a le dimanche prétentieux / Qui veut paraitre rose et jouer les généreux/ Le dimanche qui s’impose / comme un jour bien heureux. Je hais les dimanches, je hais les dimanches. (Juliette Greco)


Intervention de Celia Serrano – Affaire n°89 – Convention de partenariat avec le cirque sans animaux Bouglione

J’ai l’honneur de présenter la convention de partenariat qui lie la Métropole à la société de production de la famille Bouglione.

Nous ne pouvons plus accepter d’animaux dans des cirques. Nous connaissons les conditions de rétention des animaux, les séances de dressage qu’ils subissent, le transport qu’induit les tournées : nous ne pouvons en aucun cas parler de bien-être animal. Nous ne pouvons plus venir nous divertir sous les yeux d’animaux, sauvages comme domestiques. Leur place n’est pas devant nous sous un chapiteau.

C’est une première sur le territoire national : nous serons la première Métropole à accueillir l’écocirque Bouglione, premier cirque traditionnel ne proposant aucun spectacle avec des animaux. Enfin si, ils seront en hologrammes.

Cet écocirque propose des numéros populaires dans la tradition du cirque à l’ancienne avec des artistes, musiciens et une fabuleuse musicienne, des funambules, trapézistes, jongleurs et contorsionnistes dans des numéros innovants. Le village de cet écocirque est constitué de conteneurs maritimes recyclés, accueillant des associations de protection animale et de protection de la biodiversité. L’écocirque s’engage également, grâce à un partenariat privé, de planter un arbre pour chaque place de spectacle achetée par le public scolaire. Conférences et ateliers sont prévus et mais soumis malheureusement aux conditions sanitaires. Toutes ces animations familiales seront évidemment gratuites.

Le cirque est installé, les artistes répètent, la création est en cours. La famille Bouglione a su se réinventer et nous propose de nous divertir autrement, dans le respect de tous les êtres vivants. Espérons maintenant que les conditions sanitaires nous permettront d’assister à ces représentations, et de pouvoir passer ainsi de beaux dimanches en famille!

[Conseil de Métropole] 01/02/2021 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

[Conseil de Métropole] 12/10/2020 – Affaires et interventions des élu-es écologistes

99 affaires étaient proposées au vote du Conseil Métropolitain, dont 14 affaires « économiques », au titre desquelles, en ouverture, la création de la toute nouvelle Agence de Développement Economique.

A l’exception de la subvention à l’aéroport et du classement de Montpellier en station de tourisme (voir interventions ci-dessous), les écologistes ont voté pour les affaires proposées par les commissions « économie » et « tourisme », tout en exprimant leurs réserves: développement du tourisme d’affaire, recherche d’investisseurs économiques et d’entreprises exogènes, soutien aux entreprises en hypercroissance, rayonnement international, développement de la plateforme aéroportuaire, classement de Montpellier en station de tourisme préfigurant l’implantation d’un casino… Autant d’objectifs et de moyens dont la transition écologique semble exclue.

Le champ d’action de l’écologie ne se réduit pas à celui de l’environnement. L’écologie interroge les notions mêmes de développement et de croissance. Quelle forme de développement souhaitons-nous 5 ans à peine après la COP21 et les accords de Paris? A l’heure même où nous traversons une crise sanitaire qui a révélé la fragilité de l’ancien modèle?

Aussi, les écologistes fondent l’espoir que le cadre stratégique et les missions de la future agence de développement soient pensées dans l’objectif de faire de notre Métropole un vrai territoire résilient.

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Les autres projets d’affaires et interventions des élu-es écologistes

Culture et patrimoine historique –> Convention Musée Fabre / Ecole du Louvre
(Celia Serrano)
Aménagement du territoire –> Subventions (rénovation énergétique / ville de demain), SCOT et modifications du SRADDET
(Coralie Mantion)
Collecte, tri, valorisation des déchets et politique zéro déchet –> Opération « Mon commerçant zéro déchets »
(François Vasquez)

Mobilités – 500 euros pour l’achat d’un VAE: 1ère étape du « choc des mobilités » voulu par les écologistes

En complément du développement des pistes cyclables porté par les écologistes à Montpellier, les conseiller-es ont approuvé à l’unanimité une aide de 500 euros sans conditions de ressources, accordée par la Métropole à tous ses habitant-es. Première étape d’un système-vélo global qui se met progressivement en place, cette offre sera ultérieurement complétée par d’autres mesures.

« Après cette première mesure, on réfléchit à la question de l’occasion, du vélo mécanique et des dispositifs de sécurité ».

Manu Reynaud

L’intégralité du Conseil Métropolitain peut être visionnée EN LIGNE.