[Actu.fr] Eco-pâturage : avec les moutons, plus « bêle » la ville

[Actu.fr] Eco-pâturage : avec les moutons, plus « bêle » la ville

Ce lundi, les élus ont accueilli les moutons ardéchois qui s’installent à Malbosc et Parc de la Lironde pour un éco-pâturage urbain de 4 mois. Une histoire à perdre « à laine ».

Par Gil Martin Publié le 8 Mar 2021

Depuis 2016, les moutons de la société ardéchoise EcoZone quittent les Cévennes pour Montpellier, où ils viennent passer 4 mois sur deux grands espaces verts, les parcs Malbosc (20 hectares) et de la Grande Lironde (4,5 hectares).

Solution verte 100% naturelle

Les paisibles ruminants sont préférés à la machine pour débroussailler… Une manière écologique d’entretenir la végétation appelée, en milieu urbain, l’éco-pâturage, solution alternative et propre à l’entretien mécanique des espaces verts et qui ne consomme pas d’énergies fossiles.

« Les animaux contribuent à la fertilisation naturelle des sols, sans pollution, sans bruit, sans consommation d’énergie fossile »Stéphane Jouault Adjoint au maire délégué à la nature en ville et à la biodiversité.

20 hectares tondus en 4 mois

Ce lundi 8 mars, Marjorie Deruwez, directrice d’EcoZone, lâche 148 moutons de diverses races (Mérinos, race Noire du Velay, Préalpes du Sud et Rava) sur la première des 25 parcelles découpées dans le vaste parc Malbosc. Les moutons passeront de l’une à l’autre à tour de rôle chaque semaine. En 4 mois, les animaux auront « tondu » la totalité des 20 hectares « pâturables » du parc.

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L’éco-pâturage: une opération écologique pour entretenir les espaces verts (video)

L’éco-pâturage: une opération écologique pour entretenir les espaces verts (video)

Lundi 8 mars 2021, pour une durée de 4 mois, une opération écologique d’éco-pâturage est lancée pour entretenir certains espaces verts de la ville Montpellier.

La ville organise pendant 4 mois sur les sites du parc Malbosc et du parc de la Grande Lironde, une opération d’éco-pâturage urbain avec un cheptel de 190 moutons de la société « ECOZOONE », une opération qui s’est révélée très appréciée des Montpelliérain-es les années passées.

Les moutons ont été accueillis à 12h au parc Malbosc dans le quartier Hôpitaux-Facultés, en présence de Marie MASSART, Adjointe au Maire déléguée aux politiques alimentaires et à l’agriculture urbaine et Stéphane JOUAULT, Adjoint au Maire, délégué à la nature en ville et à la biodiversité

L’ECO-PÂTURAGE : une solution 100% naturelle destinée à préserver et à sensibiliser à la biodiversité

L’éco-pâturage est une technique qui consiste à avoir recours aux animaux pour réaliser des travaux de débroussaillage et de fauchage, une solution alternative à l’entretien mécanique des espaces verts qui peut mobiliser des énergies fossiles. En effet, en broutant, les animaux réduisent les déchets liés à la tonte et contribuent de facto à une fertilisation naturelle des sols. La biodiversité s’en trouve ainsi préservée puisque la flore continue à se développer et à se diversifier. L’éco-pâturage s’inscrit dans un objectif de transition écologique poursuivi par la Ville de Montpellier et pour lequel elle a amorcé une série de mesures, notamment en vue de végétaliser Montpellier et d’offrir une meilleure qualité de vie aux citoyen-nes. Ainsi, la plantation de 1000 arbres au mois de novembre dernier comme la nouvelle charte de l’arbre et la création du Comité Arbre, constituent les premiers éléments concrets du plan d’actions ambitieux que porte la municipalité, qui vise la plantation de 50.000 arbres supplémentaires sur 10 ans.

19 hectares au total sont mis en éco-pâturage

Le parc Malbosc situé dans le quartier Hôpitaux-Facultés et le parc de la Grande Lironde situé au cœur de Port-Marianne, accueilleront pendant 4 mois, un troupeau composé essentiellement de 190 moutons de race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava, gardés 24h/ 24 par des bergers professionnels. Ces moutons se déplaceront librement sur l’ensemble des sites pour procéder au débroussaillage des espaces.  
Écologique, cette opération sera également ludique et pédagogique puisqu’elle deviendra pendant ces 4 prochains mois, le support d’animations pédagogiques en direction des scolaires (si les conditions sanitaires le permettent). Afin de compléter les animations, les moutons seront rejoints par d’autres animaux herbivores : un âne, un cheval et deux poneys mini shetland.
 
Le parc de la Grande Lironde d’une superficie de 4 hectares accueille :
•    40 moutons de race race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava
•    1 âne
 
Le Parc Malbosc d’une superficie de 15 hectares accueille quant à lui  :
•    150 moutons de race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava
•    1 cheval
•    2 poneys mini shettlands

ECOZOONE : UNE TECHNIQUE D’ÉLEVAGE ET DE PÂTURAGE DANS LE RESPECT DE LA TERRE ET DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

Depuis de nombreuses années Ecozoone s’évertue à améliorer sa technique d’élevage et de pâturage dans le respect de la terre et du bien être animal. Les animaux d’Ecozoone sont uniquement élevés pour l’éco-pâturage. Ces animaux ne sont pas des animaux d’élevage et sont impropres à la consommation et n’ont pour vocation qu’à pâturer des prairies.

Marie Massart et Stéphane Jouault au Prac Malbosc le 8 mars 2021

[Actu.fr] Avec le Comité Arbre « on change de paradigme » estime Stéphane Jouault

[Actu.fr] Avec le Comité Arbre « on change de paradigme » estime Stéphane Jouault

Stéphane Jouault préside le Comité Arbre. L’élu écologiste explique le rôle de cette instance dont l’objectif est de préserver la patrimoine arboré dans les projets d’urbanisme.

Stéphane Jouault, adjoint au maire, délégué à la nature en ville et à la biodiversité.
Stéphane Jouault, adjoint au maire, délégué à la nature en ville et à la biodiversité. (©CN)

Par Cédric Nithard Publié le 21 Fév 21

Lundi s’est réuni pour la première fois le Comité Arbre à Montpellier. Une nouveauté de la mandature de Michaël Delafosse portée par les Écologistes de la majorité. « C’est une révolution dans la façon de considérer l’urbanisme. On regarde le naturel existant. Nous changeons de paradigme en prenant les choses dans l’autre sens » explique Stéphane Jouault, délégué à la nature en ville et à la biodiversité, qui préside le comité.

Qu’est-ce que le Comité Arbre ?

Le Comité Arbre existe depuis le conseil municipal de décembre et s’appuie sur un document validé durant celui-ci qui est la charte de l’arbre. Le comité est composé de quatre élus, deux associations et un chercheur du CIRAD. Son objectif est d’examiner les projets d’aménagement sur le domaine public ou dans les ZAC, voire certains permis de construire, pour voir comment envisager la question du patrimoine arboré.

Quel est l’objectif du comité ?

Nous n’examinons que les dossiers où il y a une problématique arbre. L’objectif est de voir si la construction est opportune et si c’est le cas, comment on peut réduire au maximum l’impact sur le patrimoine arboré. C’est vraiment très riche. L’idée est de mettre l’arbre d’abord. On regarde le patrimoine arboré et après on voit quel bâtiment on peut insérer dedans ou pas. On inverse les choses, on change de paradigme. On regarde les ressources du territoire et on fait en fonction. Et, si c’est difficile de réduire, comment on peut compenser au mieux.

De quelle manière ?

On entre dans un nouvelle philosophie. Jusqu’ici, l’idée était qu’à chaque fois que l’on coupait un arbre on en replantait deux. Sauf que couper un pin qui a deux ans ou un micocoulier qui a 60 ans, ce n’est pas du tout la même chose. Désormais, on va réfléchir sur une compensation qui ne sera pas du tout la même. Et là on compte sur l’apport des Écologistes de L’Euzière et de la LPO, les deux associations dans le comité, pour nous aider à voir quelle est la meilleure manière de compenser.

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[Midi Libre] Montpellier : une Charte pour replacer l’arbre au cœur des projets lancée par la Ville

[Midi Libre] Montpellier : une Charte pour replacer l’arbre au cœur des projets lancée par la Ville

L’arbre veut retrouver toute sa place en ville. L’arbre veut retrouver toute sa place en ville. Christophe Ruiz – Ville et Métropole de Montpellier

Publié le 19/02/2021

Repensée, la Charte de l’arbre sert de texte de référence au nouveau Comité de l‘arbre, qui veut faire de la biodiversité une priorité de l’urbanisme.

Vingt-quatre ans, déjà ! En 1996, Montpellier avait été une des premières villes à se doter d’une Charte de l’arbre urbain. Mais avec le temps, celle-ci était un peu tombée aux oubliettes. Elle vient d’être repensée pour mieux coller aux problématiques actuelles.

« L’objectif, c’est de mieux prendre en compte la place de l’arbre et de la biodiversité dans les projets d’urbanisme », explique Stéphane Jouault, président du Comité Arbre qui vient d’être créé et s’est réuni pour la première fois ce lundi.

La richesse végétale doit être un élément structurant dans l’urbanisation

Ce Comité est composé de quatre élus, deux représentants d’associations (Les Écologistes de l’Euzière et la Ligue pour la Protection des Oiseaux Occitanie), et un membre du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement).

« Il a pour vocation de donner un avis sur tous les projets d’aménagement qui impacteraient le patrimoine arboré existant, en particulier sur le domaine public, mais aussi sur des terrains privés », explique celui qui est aussi adjoint délégué à la nature en ville et à la biodiversité.

« Son objectif, au-delà de la sensibilisation, est d’opérer un changement profond vers un urbanisme qui prend en compte l’existant. La richesse végétale doit être un élément structurant dans l’urbanisation. Il faut en permanence trouver un équilibre entre constructibilité et préservation des arbres. »

« Travailler en confiance avec les promoteurs »

« Nous commençons par travailler sur les grands projets où il y a un problématique arbre, comme les ZAC (zones d’aménagement concerté), pour voir s’ils sont adaptés. On veut aller au-delà du « un arbre coupé, deux arbres replantés » (de la précédente Charte). Car supprimer un micocoulier de cent ans pour mettre deux arbustes, ça n’a pas de sens. »

Sur le projet de Font Colombe, Stéphane Jouault est très clair : « c’est exactement l’opposé de ce qu’on veut promouvoir. De telles pratiques aujourd’hui à Montpellier, ce n’est plus possible. Ce qu’on veut, c’est travailler en confiance avec les promoteurs. Protéger le patrimoine arboré, cela passe aussi par le nouveau PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal). »

« Cette Charte et ce Comité constituent les premiers éléments du plan d’actions de la Ville : préserver le patrimoine arboré, et planter 50 000 arbres supplémentaires sur dix ans dans le cadre de forêts urbaines. »

Guillaume RICHARD

Stéphane Jouault a présidé le premier « Comité Arbre »

Stéphane Jouault a présidé le premier « Comité Arbre »

Dans le cadre du projet « Montpellier ville nature », la municipalité a engagé une série de mesures pour végétaliser Montpellier et offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens.

La nouvelle charte de l’arbre et la création du Comité Arbre, dont la première séance s’est tenue le 15 février 2021, constituent les premiers éléments du plan d’actions de la Ville, qui, en complément d’un vaste programme de plantations de 50 000 arbres supplémentaires sur 10 ans dans le cadre de forêts urbaines, a pour priorité la préservation du patrimoine arboré.

COMPOSITION ET VOCATION DU COMITÉ ARBRE

Le comité Arbre a pour vocation de donner un avis sur tous les projets d’aménagement qui impacteraient le patrimoine arboré existant, en particulier sur le domaine public. Véritable instance de co-construction, l’objectif de ce comité, au-delà de la sensibilisation, est d’opérer un changement profond vers un urbanisme qui prend en compte l’existant. De fait, la richesse végétale doit être un élément structurant à conserver dans l’urbanisation et ainsi trouver en permanence un équilibre entre constructibilité et préservation des arbres. 

Le Comité Arbre est composé d’élus et d’associations reconnues dans le domaine de la protection de la nature :

  • Stéphane JOUAULT, Président du Comité Arbre, Adjoint au Maire de Montpellier, délégué à la nature en ville et biodiversité,
  • Maryse FAYE, Adjointe au Maire de Montpellier, déléguée à l’urbanisme durable et maîtrise foncière,
  • Laurent NISON, Adjoint au Maire de Montpellier, délégué au grands travaux, embellissement de la ville et coordination des travaux,
  • Frédéric LAFFORGUE, Vice-Président de Montpellier Méditerranée Métropole, délégué à la Voirie et à l’Espace Public,
  • Clément LEMARCHAND de l’Association des Ecologistes de l’Euzière,
  • Nicolas SAULNIER de la Ligue pour la Protection des Oiseaux Occitanie,
  • Yves CARAGLIO du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).

La charte de l’arbre est le texte de référence du Comité dont le tome 2 vient d’être publié sur cette page.

Charte de l’arbre de Montpellier

Réactualisée, c’est un outil de référence des bonnes pratiques (et de ce qu’il ne faut pas faire) pour guider les décideurs, maîtres d’ouvrage, chefs de projets, paysagistes, urbanistes et architectes. Ouvrage de référence, il invite chacun à repenser la place de la nature en ville et rappelle les nombreuses vertus de l’arbre : climatiseurs naturels, purificateurs d’air, outils de lien social… La charte se compose de 2 volumes avec un volet pédagogique qui a vocation à être partagé avec tous les jardiniers montpelliérains, amateurs et éclairés.

Elle permettra à chacun d’acquérir une culture commune de l’arbre dans la ville. Il s’agit de partager une vision commune pour préserver et enrichir notre patrimoine arboré.


[Hérault Juridique] Est-il possible de concilier bâtiment et biodiversité ?

[Hérault Juridique] Est-il possible de concilier bâtiment et biodiversité ?

Par Virginie Moreau | Le 2 décembre 2020 à 8h00

Un oiseau mangeant des baies.

Mercredi 18 novembre, la Jeune Chambre Economique de Montpellier organisait la conférence-débat en ligne « Comment concilier bâtiment et biodiversité », avec des participants de choix. De bonnes pratiques ont émergé, témoignant des bonnes volontés des uns et des autres pour faire avancer la cause animale.

Des intervenants experts en construction et d’autres experts en faune et flore ont pu partager et confronter leurs idées. Anthony Gontier, chef de projet pour la JCE Montpellier, a animé cette soirée passionnante. Les participants ont pu exposer les contraintes vécues de part et d’autre, à la fois en termes de bâtiment et de protection de l’environnement.

L’adjoint délégué à la Biodiversité et à la Nature de Montpellier, Stéphane Jouault, a regretté que la biodiversité ne soit pas envisagée d’un point de vue urbanistique. « Actuellement, on pense au bâti, à la voirie, à mettre un parking, et seulement s’il reste de l’espace, on met un espace végétalisé. Biodiversité rime au mieux avec nature ou verdissement. Mais ce n’est pas ainsi qu’il faut procéder. Il faut changer de paradigme, c’est-à-dire prendre le paysage vivant existant et voir comment y insérer le bâti pour qu’il s’intègre dans l’écosystème. La végétalisation présente de nombreux atouts : elle permet de rafraîchir, évite le ruissellement, capte la pollution. Il faut veiller à ne pas couper les écosystèmes à l’échelle d’un quartier, d’une commune, donc respecter les trames vertes et bleues. Si on les coupe, cela peut détruire des écosystèmes entiers. On doit considérer l’arbre comme un patrimoine à préserver. ». A ce titre, « une charte de l’arbre sera soumise au vote au prochain conseil municipal, et un Comité Arbre va être créé avec la LPO et les Ecologistes de l’Euzières notamment, pour voir comment gérer le patrimoine arboré à Montpellier  », a-t-il annoncé.

L'adjoint Stéphane Jouault au micro.
Stéphane Jouault, adjoint délégué à la Biodiversité et à la Nature de Montpellier.

Valérian Tabard, coordinateur du pôle mobilisation citoyenne de la Ligue de Protection des Oiseaux Hérault, a renchéri en expliquant que « la biodiversité du bâti n’est pas celle des champs, des garrigues, du littoral. C’est une biodiversité dite de proximité ou en ville. On ne peut pas remplacer la biodiversité perdue par un écoquartier. L’étalement urbain dans l’Hérault a été frénétique ces dernières décennies, entraînant par exemple la disparition de zones humides »… Il s’est déclaré favorable à la densification de population dans les centres-bourgs plutôt qu’à l’étalement urbain. Selon lui, il faudrait revoir l’intégration de la biodiversité en ville. Il s’est alarmé que « de nouveaux bâtiments émergent, vertueux en termes d’économies d’énergie, mais catastrophiques pour la biodiversité car les oiseaux ne peuvent y nicher et les lézards ne peuvent s’y accrocher pour grimper ». Il s’est prononcé pour une meilleure cohabitation entre la faune sauvage et les humains. Certains sites Internet* et le Club U2B donnent des pistes aux promoteurs et entreprises du bâtiment.

Anaïs Thourot, directrice générale de Roxim Promotion, est du même avis : « Les constructeurs des immeubles des années 60 et 70 ne se préoccupaient pas d’environnement. Il y a eu une prise de conscience collective à l’aube des années 80. La loi de 1976 impose des études d’impact pour certains bâtiments. Maintenant, la filière de la promotion immobilière est engagée dans le changement, consciente que le bâtiment produit 16 % des émissions de CO2 dans le monde. Les projets significatifs actuels doivent appliquer la séquence ERC : Eviter les atteintes à l’environnement, Réduire les impacts sur l’environnement, et Compenser les effets qui n’ont pu être ni évités ni réduits. Actuellement, les promoteurs sont soumis à une obligation de résultat. Pour les projets courants, les maîtres d’ouvrage prennent de plus en plus d’initiatives en matière de biodiversité : dépose avant construction, pose de nichoirs, potagers partagés, composteurs, création d’enrochements, de zones humides… Mais ces actions doivent être renforcées. En la matière, tout est possible, mais toute action écologique augmente le prix de vente. Notre seule limite est l’acceptation du prix de vente par l’acheteur », selon elle.

Fabien Labbé, membre du bureau de la FFB 34, indique que la Fédération du Bâtiment a mis en place Le quart d’heure environnement pour les entreprises adhérentes volontaires, afin de sensibiliser les personnels sur le chantier. Parmi les thèmes abordés figurent une définition de la biodiversité, les façons de la protéger, les travaux pouvant potentiellement la dégrader, et les bonnes pratiques : conserver la terre si elle n’est pas polluée, sécuriser les troncs d’arbres, les racines, éviter de positionner l’éclairage vers le ciel pour ne pas perturber les oiseaux migrateurs, agir correctement quand on trouve un nid d’hirondelle (espèce protégée), sachant qu’il est interdit de le détruire…

En conclusion, il a été dit que les diverses parties prenantes devaient unir leurs forces pour intégrer l’hébergement des hérissons, hirondelles et chauves-souris dans les projets de construction, en amont. On veut y croire.

Virginie MOREAU