[Midi Libre] Coralie Mantion sur l’urbanisme : « Montpellier ne peut absorber seule la démographie »

[Midi Libre] Coralie Mantion sur l’urbanisme : « Montpellier ne peut absorber seule la démographie »

AbonnésCoralie Mantion a posé les bases des futures règles d’urbanisme sur la métropole. Coralie Mantion a posé les bases des futures règles d’urbanisme sur la métropole. Solene Artaud

Publié le 27/02/2021

Coralie Mantion, vice-présidente de la Métropole déléguée à l’Aménagement durable du territoire, à l’Urbanisme et à la Maîtrise foncière, revient sur l’élaboration du futur Plui.

Vous êtes arrivés aux affaires en juillet 2020. Avez-vous procédé à des modifications de la version V0 du Plui initiée sous l’ère Saurel ?

Complètement. Nous avons commencé à travailler en septembre, c’est pour cela qu’il a fallu du temps avant de présenter les orientations. Il fallait mettre en place un dialogue avec les équipes, qui travaillait toujours de la même manière. L’Insee nous dit que la croissance démographique est d’environ 1,2 %, et donc cela représente tant d’habitants, tant de foyers et tant de m2 de surface à urbaniser. Ils faisaient des ZAC et des ZAC, une véritable fuite en avant. On s’étalait sans remettre en question cette politique urbaine.

Qu’avez-vous préconisé ?

Que nous allions fonctionner à l’inverse. Nous partons des ressources de la ville. Par exemple, l’eau est limitée, deux tiers du volume sont importés. Les ressources en alimentation, les terres agricoles. L’idée est de réfléchir à notre capacité à accueillir les gens. Il fallait mettre en place ces nouvelles orientations. Nous allons vers une baisse des zones à urbaniser.

Dans quelles proportions ?

Nous n’avons pas encore les chiffres de logements à construire chaque année. Sous la mandature Saurel, il avait été estimé 1 000 hectares à urbaniser. Nous, ce sera plus que la moitié en moins.

Quel va être le mode opératoire ?

Nous allons faire le tour de chaque commune et analyser toutes les ZAC en cours. Si elles sont trop avancées, nous ne reviendrons pas en arrière. Également la richesse de la biodiversité et des terres agricoles, nous les préserverons. Ce sera du cas par cas. Je dois faire le tour des 31 communes. Les maires savent qu’ils ont un objectif de réduction de l’étalement urbain. Mettre la priorité sur la mutation des territoires déjà bâtis.

Lire la suite sur le site de Midi Libre : https://www.midilibre.fr/2021/02/27/montpellier-ne-peut-absorber-seule-la-demographie-9396924.php

[La Gazette] Coralie Mantion: « Nous voulons diminuer la croissance démographique »

[La Gazette] Coralie Mantion: « Nous voulons diminuer la croissance démographique »

Freiner la croissance de la population de Montpellier et consommer moins d’espace pour construire : voilà ce que veut l’écologiste Coralie Mantion, vice-présidente de la Métropole de Montpellier, déléguée à l’aménagement durable du territoire, à l’urbanisme et à la maîtrise foncière.

Dans un long entretien publié ce jeudi dans La Gazette de Montpellier, l’élue écolo explique comment elle compte s’y prendre pour donner un tel coup de frein sur une démographie galopante.

A retrouver en kiosque.

[Actu.fr] Métropole de Montpellier : les grandes orientations du PLUI présentées aux maires

[Actu.fr] Métropole de Montpellier : les grandes orientations du PLUI présentées aux maires

L’élue écologiste Coralie Mantion est chargée de construire le PLUI de la Métropole de Montpellier. Un document important pour l’avenir de la collectivité.

Par Cédric Nithard Publié le 19 Fév 21 à 7:54 

Ce jeudi 18 février, Coralie Mantion a présenté les grandes lignes du Plan Local d’Urbanisme Interurbain aux 31 maires de la métropole de Montpellier. Un document important dans la perspective de répondre aux défis imposés par le changement climatique.

Ce PLUI Climat vise plusieurs objectifs que présente sommairement la déléguée à l’Aménagement durable du territoire, à l’urbanisme et à la maîtrise foncière : « La préservation de la biodiversité et des terres naturelles, la souveraineté alimentaire incluant la préservation des terres agricoles, la qualité de l’air, la conditionnalité de l’ouverture à l’urbanisation à des moyens de transport performants, la ville décarburée, la mixité fonctionnelle par quartier pour limiter les déplacements, adapter la ville au changement climatique et avoir un ratio positif de désimperméabilisation des sols… ».

Prendre de la hauteur

Si ces orientations sont destinées à répondre à l’urgence climatique, Coralie Mantion sait qu’il faudra faire face à « la problématique des nouveaux arrivants tout en maintenant l’esprit d’une ville accueillante ». Dans cette perspective, avec la contrainte de stopper l’étalement urbain, la 2e vice-présidente de la collectivité détaille : « Cela passe par une densification. Ce n’est pas un gros mot. Densifier cela ne veut pas dire bétonner mais prendre de la hauteur et préserver cette terre d’espace libre pour absorber les eaux de pluie, planter des arbres… Il y aura toujours 50% de pleine terre en dehors du centre-ville et des faubourgs mais on va prendre un peu plus de hauteur ».

Lire la suite sur : https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/metropole-de-montpellier-les-grandes-orientations-du-plui-presentees-aux-maires_39603825.html

[Midi Libre] Montpellier: le nouveau projet de renouvellement urbain à la Mosson verra le jour entre 2023 et 2027

[Midi Libre] Montpellier: le nouveau projet de renouvellement urbain à la Mosson verra le jour entre 2023 et 2027

Le sud du quartier de la Mosson fait partie du nouveau programme de renouvellement urbain.

Une nouvelle « polarité commerciale » va voir le jour au sud du quartier de la Mosson. Alors que cette zone de Montpellier fait partie du nouveau programme de renouvellement urbain, cette opération porte sur « environ 3730 m² de surfaces utiles de commerces, qui seront localisés au sein de trois nouveaux îlots situés de part et d’autre du nouveau cours paysager Mosson Sud, et à proximité immédiate de l’arrêt de tramway « Stade de la Mosson » », a détaillé Coralie Mantion, lors du dernier conseil de Métropole.

A lire aussi : Montpellier : la rénovation du quartier La Paillade, entre inquiétudes et projet d’avenir

Le projet se développe selon un calendrier qui verra les commerces ayant vocation à être relocalisés à la suite des démolitions, être transférés dans les rez-de-chaussée de deux premiers îlots construits en 2023 et 2024.

c’est une nouvelle étape dans la restructuration de ce quartier qui a trop longtemps été abandonné

La seconde phase proposera une « nouvelle offre commerciale sur deux îlots en 2026 et 2027 ». Pour la vice-présidente en charge de l’Urbanisme, « c’est une nouvelle étape dans la restructuration de ce quartier qui a trop longtemps été abandonné ».

Cette nouvelle polarité commerciale, qui a pour objectif de favoriser la mixité en entraînant des consommateurs d’autres quartiers vers cette zone, représente un investissement de 8 871 290 € HT (2 965 758 € pour la Métropole entre 2023 et 2027 4 327 830 € de l’Agence nationale de la cohésion des territoires et 1 457 200 € l’Agence nationale pour la rénovation urbaine).

Emilie BEC

[Midi Libre] Montpellier : « Il n’y aura pas de logements étudiants ou autres à Cambacérès »

[Midi Libre] Montpellier : « Il n’y aura pas de logements étudiants ou autres à Cambacérès »

Un quartier où, pour l’heure, figure très esseulée la gare Sud de France, actuellement fermée. Un quartier où, pour l’heure, figure très esseulée la gare Sud de France, actuellement fermée. MIDI LIBRE – JEAN MICHEL MART

Article Publié le 25/11/2020 à 10:36 , mis à jour à 10:40

Coralie Mantion, élue écologiste et vice-présidente, a haussé le ton lundi 23 novembre en séance.

C’est sans doute le quartier dont on parle le plus ces derniers mois en conseil municipal ou de Métropole et c’est pourtant celui où personne ne vit. Pour preuve, même la gare Sud de France, qui trône esseulée sur ses terres, est fermée au vu du peu de trafic actuel SNCF. L’avenir de Cambacérès est une nouvelle fois revenu sur le tapis. Avec, en ligne de mire, la possible construction de logements, notamment étudiants, qui avait été projetée par l’ancienne municipalité.

Coralie Mantion règle ses comptes

Et si, jusque-là, l’écologiste et vice-présidente Coralie Mantion avait gardé son calme, elle a clairement réglé ses comptes face aux critiques de l’opposition sur ce sujet : « Le sud-ouest de Montpellier a été abîmé et détruit. Notre objectif est très simple sur ce projet : il est de limiter les dégâts de l’artificialisation des sols enclenchée par les précédentes mandatures. »

« Contrairement à ce que certains pensent, nous ne nous sommes pas vendus pour quelques places, nous n’avons pas cherché à aller au plus offrant, mais nous avons travaillé sur un projet commun avec le Parti socialiste. Parce que c’est cela aussi la politique, c’est dialoguer, échanger et trouver des compromis. »

« Il n’est pas question de continuer à détruire la ceinture verte de Montpellier »

Face à ceux qui assènent qu’on ne fait pas de compromis avec l’écologie, Coralie Mantion préfère objecter un certain pragmatisme : « Nous avons accepté de viabiliser environ 25 ha entre la gare et Odysseum, car ce sont des terres qui étaient déjà viabilisées, terrassement, routes et réseaux posés. »

« Mais c’est bien grâce à nous que ce sont 130 ha, pas un demi-hectare de parking devant un hôtel (en référence à l’agrandissement souhaité par le domaine de Verchant qui avait valu une flopée de critiques de l’opposition à Coralie Mantion qui avait présenté le dossier, NDLR) de terres naturelles et agricoles qui seront préservées. Il n’est pas question de continuer à détruire la ceinture verte de Montpellier. »

Quel avenir pour les terres viabilisées ?

« Nous réaffirmons qu’il n’y aura pas de logements dans ce quartier, même si certains déplorent le manque de mixité fonctionnelle ou d’autres qui s’expriment dans la presse. » 

Pas de logements dans ce bout de terre coincé entre les deux autoroutes, un des plus pollués, qu’ils soient pour les étudiants de la future Montpellier business school, sociaux ou plus résidentiels. Michaël Delafosse a ajouté que les cessions foncières engagées et votées lors de ce conseil « seront destinées à accueillir des activités d’ordre économique ».

Emilie BEC

[Hérault Juridique] Urbanisme, métropole de Montpellier, l’interview exclusive de Coralie Mantion: « Je dis oui aux maires recycleurs »

[Hérault Juridique] Urbanisme, métropole de Montpellier, l’interview exclusive de Coralie Mantion: « Je dis oui aux maires recycleurs »

Par Virginie Moreau | Le 24 septembre 2020 à 16h00

Coralie Mantion, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, déléguée à l’aménagement durable du territoire, à l’urbanisme et à la maîtrise foncière, livre à l’HJE sa vision des enjeux actuels concernant ses domaines d’intervention. Une vision écologique de la ville et de la métropole.

HJE : De sensibilité écologiste, en tant que décideuse, comment concilier environnement et construction dans la ville et la métropole ?

Coralie Mantion : «En matière de planification territoriale, nous avons un objectif de zéro artificialisation nette des sols. A l’heure de l’urgence climatique et à l’aune du Covid-19, on a vu l’importance de préserver nos terres agricoles pour avoir une alimentation locale. Dans ces conditions, comment continuer à accueillir ces nouveaux arrivants sur la métropole de Montpellier ? En reconstruisant la ville sur la ville, en « recyclant » le territoire, en quelque sorte. »

« Cela a déjà été un peu fait à Montpellier, notamment sur le site de l’EAI. Cela va devoir être poursuivi pour préserver toutes ces terres agricoles que nous avons à Montpellier et sur toute la métropole. Nous arriverons à zéro artificialisation des sols si on travaille au niveau de la métropole et même au-delà, au niveau du département. Il serait compliqué de le faire uniquement au niveau du territoire de la métropole. C’est de cette façon que nous allons concilier écologie et construction.»

HJE : Quelles sont vos ambitions concernant la révision des documents d’urbanisme SCOT et PLUI ?

Coralie Mantion : «Dans le PLUI, afin d’éviter les îlots de chaleur en ville et pour aider les habitants à respirer, nous allons mettre en place une règle de 50 % d’espaces de pleine terre minimum sur chaque parcelle, en dehors évidemment du centre-ville et des faubourgs. Nous nous sommes retrouvés avec des territoires trop densifiés et invivables pour les habitants. Il est important pour nous de refaire entrer la nature en ville : il faut ces espaces de respiration en ville. Cela ne nous gêne pas de monter un peu plus en hauteur, en fonction des quartiers. Nous ciblerons, avec les services, les territoires où l’on accepte de densifier. »

« Ce sera un travail de fourmi. Il y a des zones pavillonnaires qui resteront des zones pavillonnaires. Il faut bien garder les pieds sur terre, être cohérents. Selon nous, ce n’est pas gênant que les résidences prennent un peu plus de hauteur. Nous verrons au cas par cas quelle hauteur on accepte. Nous préférons cela au fait que les résidences empiètent sur l’espace, car nous voulons conserver au maximum des terres perméables. L’imperméabilisation des sols entraîne le ruissellement et les inondations. Il faut que le sol puisse absorber les eaux de pluie. »

Nous allons également demander un retrait de 5 mètres des bâtiments par rapport à la voirie, pour que des plantations puissent y être effectuées.

« Arborer les rues permet de faire baisser la température dans les villes. Actuellement, à Montpellier et dans la métropole, bien souvent, des problèmes de réseaux empêchent de végétaliser les rues. »

« Le PLUI sera effectif en 2023, car auparavant, nous allons consulter les habitants, il y aura l’enquête publique. Entre-temps, il y aura évidemment des modifications de PLU, commune par commune, car certaines modifications ne peuvent pas attendre. Le SCOT ne viendra qu’après. Il ne sera pas fait à l’échelle de la métropole de Montpellier comme actuellement, car cela n’a pas de sens d’avoir un SCOT sur le même périmètre que le PLUI. Le futur SCOT sera un SCOT inter-EPCI, avec notamment le Pays de l’Or, le Pic Saint-Loup, etc. Il recouvrira tout le bassin de vie de Montpellier. »

« C’est important. Prenons l’exemple du centre commercial Oxylane, aux portes de Montpellier. Il ne se trouve pas sur notre métropole, et pourtant, il attirera des habitants de Montpellier, aura une influence sur la consommation à Montpellier, et risque de nuire au commerce de centre-ville. Nous n’avons malheureusement pas de pouvoir de décision. Si nous nous dotons d’un SCOT plus large qui prend en compte tout le bassin de vie de Montpellier, nous pourrons vraiment planifier, structurer et donner une cohérence au territoire. Cela signifie créer un dialogue avec les autres intercommunalités et travailler vraiment ensemble pour aller tous dans le même sens.»

HJE : Toutes les communes sont-elles prêtes à modifier leurs conditions d’urbanisme ?

Coralie Mantion : «Je fais actuellement le tour des maires. Ils se sont tous rendu compte de l’urgence climatique et que l’on ne peut plus faire de l’étalement urbain. Un chiffre frappant : en quarante ans, il y a eu une augmentation de 70 % d’imperméabilisation des sols en France, alors que la population n’a augmenté que de 19 %. C’est bien le signe que pendant quarante ans, on a construit différemment d’avant. Nous devons donc revenir à la manière d’habiter et de construire et recycler nos territoires. Il faut faire muter les zones commerciales aux entrées de villes ; créer de la mixité fonctionnelle dans nos villes. C’est ainsi que nous pourrons préserver nos terres agricoles et nos espaces naturels.»

« Je dis non aux maires bâtisseurs, oui aux maires recycleurs »

Coralie Mantion

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