Ce lundi 9 mars, Julien Bayou, Secrétaire National d’Europe Écologie Les Verts, était présent à Montpellier, aux côtés des militantes et des militants d’Europe Écologie Les Verts et de l’Alliance des Écologistes, pour apporter son plein soutien à la candidature de Coralie Mantion à l’élection municipale des 15 et 22 mars. À l’occasion de cette visite, Coralie Mantion et Julien Bayou ont planté le premier arbre de la forêt urbaine de Cambacérès.

Pour Julien Bayou : “Le maire sortant, Philippe Saurel, voulait poser ici même la première pierre d’un nouveau de stade de foot. Avec Coralie Mantion nous y plantons aujourd’hui le premier arbre de la grande forêt urbaine de Montpellier. Un grand projet à la mesure de l’urgence climatique. Et c’est ici et maintenant que tout commence.

Et Coralie Mantion d’ajouter : “On n’a encore rien inventé de mieux qu’un arbre pour capturer le carbone, rafraichir la ville et atténuer la pollution ! “

Cambacérès, voulu par le maire sortant Philippe Saurel, c’est le symbole de la bétonisation à outrance qui menace la ceinture verte de Montpellier. C’est 150 ha de nature et de terres agricoles promis à la destruction, livrés aux lobbies du béton et du bitume. Des sols imperméabilisés, des risques d’inondation aggravés.

Coincée entre deux autoroutes où circulent plus de 140 000 véhicules par jour, Cambacérès est aussi malheureusement la zone la plus polluée de Montpellier. Avec 60 µg/m³, le niveau de dioxyde d’azote y dépasse largement les seuils réglementaires. Pire, s’agissant des particules fines (PM10 et PM2,5), on y mesure des concentrations 16 fois supérieures au seuil limite d’exposition fixé par l’OMS. Et c’est là, dans la zone la plus polluée de Montpellier, que Philippe Saurel veut construire des logements, des écoles, des équipements.

Pour Coralie Mantion : “Construire des logements dans cette zone serait une folie. Exposer des habitants à de tels niveaux de pollution serait criminel. Il est hors de question de transiger avec la santé des Montpelliérains.”

Pour les écologistes, il est temps de dire stop à l’étalement urbain.  Il est temps de changer de modèle.

Et Coralie Mantion de réaffirmer : “Nous arrêterons le projet d’urbanisation de Cambacérès et nous sanctuariserons ces espaces naturels dans le Plan Local d’Urbanisme.”

Avant d’ajouter : “Mais protéger ne suffit pas. Nous voulons que ce territoire soit le support d’un très grand projet pour Montpellier. Un très grand projet pour le siècle qui vient. Pour faire face à l’urgence climatique. Nous planterons ici une grande forêt urbaine. A l’échelle d’une ville de bientôt 300 000 habitants.”

Une grande forêt urbaine c’est un formidable réservoir de biomasse et de biodiversité au service du climat et de la vie sur terre. C’est aussi un havre de fraicheur et de calme au service de la qualité de vie. Une grande forêt urbaine à portée de main, accessible à pied, à vélo ou en transport public. Non seulement les arbres absorbent le CO2 et produisent l’oxygène qui nous est indispensable pour respirer, mais ils ont aussi une aptitude à capturer les polluants atmosphériques tels que les particules fines.

Partout, l’écologie est l’enjeu central de cette élection municipale. Et partout, les candidats, de tous bords, repeignent en vert leurs discours et leurs drapeaux. Le maire sortant, Philippe Saurel, en est la caricature.  D’un côté, il se prétend écologiste, il fait déclarer l’urgence climatique, il dit vouloir préserver les terres agricoles au travers d’un SCOT présenté comme vertueux. De l’autre, il pose la première pierre d’un nouveau périphérique autoroutier (le contournement ouest de Montpellier) et planifie, de Thomassy à Cambacérès, la bétonisation de 500 hectares de la ceinture verte de Montpellier. Tout et son contraire !

Face à la surenchère de greenwashing, Julien Bayou, a tenu à adresser cette alerte : “Toujours plus de bitume, toujours plus de béton et parfois même des gares en plein champ : les écologistes veulent installer un cercle vertueux là où le tout bagnole et l’artificialisation des sols ont installé un cercle vicieux.”

“Les centre-villes dépérissent, le niveau de vie les ménages diminue, l’activité économique est en péril et le milieu naturel fragilisé subit de plein fouet des événements climatiques méditerranéens de plus en plus extrêmes et fréquents. 

Se libérer de la voiture, ça représente un demi SMIC en plus pour les ménages : c’est gagner du pouvoir d’achat, du pouvoir de vivre mieux. C’est pouvoir se déplacer plus librement à pied, à vélo ou en transports collectifs fiables et fréquents dans une ville apaisée. Tout cela crée des conditions bien meilleures pour l’activité du centre-ville. Les écologistes sont les meilleurs alliés de la qualité de l’air, du petit commerce et du climat. 

Ces solutions, les écologistes les ont portées patiemment lorsque la société n’écoutait pas, et maintenant qu’elle est à l’écoute, il faut les passer à l’échelle. Nos élus les ont déjà expérimentées dans les collectivités où ils étaient aux responsabilités, à Bègles, à Grande-Synthe ou à Grenoble. Demain, ça fonctionnera aussi à Montpellier.”

Et Julien Bayou de conclure : “Il n’y a pas d’écologie en actes sans les écologistes. Il n’y a qu’un seul vote utile pour l’écologie c’est “Choisir l’écologie pour Montpellier”, la seule liste soutenue par Europe Écologie Les Verts et l’ensemble des mouvements de l’écologie politique : Génération Écologie, Parti Animaliste, Alliance Écologique Indépendante, Le Mouvement des Écologistes Indépendants. C’est pourquoi j’appelle à voter pour Coralie Mantion et la liste soutenue par EÉLV. Montpellier a besoin d’une maire écologiste sincère et engagée.”

Julien Bayou, Secrétaire National, venu soutenir Coralie Mantion, tête de liste “Choisir l’Écologie pour Montpellier”, entouré par les militant-es EÉLV.
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