Marie Massart lance le comité de suivi de la restauration scolaire à Montpellier

Marie Massart lance le comité de suivi de la restauration scolaire à Montpellier

La ville de Montpellier lance le comité de suivi de la restauration scolaire visant à associer les principaux acteurs aux enjeux d’une alimentation durable.

Le comité de suivi de la restauration scolaire de la Ville a été installé lundi 8 mars 2021 et réunira élu-es, technicien-nes, chercheurs/chercheuses, agriculteurs/agricultrices, enseignant-es et parents d’élèves. Engagée dans une politique alimentaire durable, respectueuse de l’environnement et de la santé, la municipalité de Montpellier souhaite ainsi associer les forces vives du territoire et partager ses ambitions: objectif de 100% de produits bio et/ou locaux d’ici 2026, réduction des déchets, diversification des sources protéiniques pour limiter l’empreinte environnementale… La création de ce comité de suivi figurait parmi les engagements portés par l’équipe municipale.

COMPOSITION du comité de suivi

Présidé par Marie Massart, adjointe au maire déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine, le comité de suivi de la restauration scolaire a vocation à assurer la transparence des actions et des choix portés par la municipalité en matière de restauration scolaire. Il s’appuiera en retour sur les remarques et propositions issues du terrain. Les enfants seront également acteurs de leur assiette, avec un travail spécifique mené dans le cadre du Conseil municipal des enfants.

Parmi les personnalités qualifiées de ce comité de suivi figurent :

  • Des chercheurs : Geneviève ZOÏA, Professeur d’anthropologie, Université de Montpellier ; Laurent VISIER, Professeur de sociologie, Responsable du Programme ACTER (Alimentation collective dans les territoires urbains) – CNRS/région Occitanie; Nicolas BRICAS, Chercheur au CIRAD, UMR Moisa socio-économiste de l’alimentation, titulaire de la Chaire Unesco Alimentations du Monde; Pauline SCHERER, Sociologue-intervenante, engagée dans les dynamiques de recherche-action, et dans l’analyse de l’articulation entre action collective et changement social; Olivier LEPILLER, sociologue de l’alimentation au CIRAD (projet Urbal)
  • Des associations locales et nationales : « Ramène ta fraise » ; « Un plus bio » ; « Les Ecovores » ; « Les pieds dans le plat ».
  • Des producteurs et/ou acteurs de l’agriculture urbaine : « Ferme de la Condamine », « Les Jardins du Lunaret, « Oasis Citadine »
  • Des acteurs de la filière agricole et alimentaire locale : Jean-Pierre LANDES, Entreprise Agriviva ; Olivier LAURO, Directeur du MIN ; Directrice Lycée Georges Frêche ; Directeur cuisine centrale Nantes ; Responsable restauration Prades le Lez ; Directeur cuisine centrale Mauguio
  • Des enseignant-es, des représentant-es de parents d’élèves et des personnels des cantines et de la cuisine centrale de la Ville de Montpellier.

Nouvelle étape d’une politique alimentaire ambitieuse

Depuis juillet 2020, la Ville de Montpellier a lancé plusieurs chantiers pour renforcer ses actions en faveur d’une agriculture saine et durable dans la restauration scolaire. Illustration de la volonté d’une cantine accessible à tous, un tarif solidaire à 50 centimes d’euros a été mis en place pour les familles monoparentales modestes. Plus de 2000 enfants en bénéficient aujourd’hui.

Sur le plan de l’impact écologique, un menu végétarien a été instauré depuis septembre 2020. Cette étape a été suivie de la création d’un menu végétarien quotidien (optionnel) depuis le 4 janvier 2021 et l’introduction de la viande et du fromage biologiques dans les menus en 2021: le budget de la ville consacré aux approvisionnements pour la restauration est en hausse de +500.000 euros (soit + 22%) afin d’augmenter la part des aliments biologiques et locaux proposés aux enfants, dont la viande bio de provenance Aubrac.

Actuellement à l’étude, la décentralisation de la production alimentaire (= création de plusieurs unités centrales de production à travers la ville) sera présentée.

[Actu.fr] Eco-pâturage : avec les moutons, plus « bêle » la ville

[Actu.fr] Eco-pâturage : avec les moutons, plus « bêle » la ville

Ce lundi, les élus ont accueilli les moutons ardéchois qui s’installent à Malbosc et Parc de la Lironde pour un éco-pâturage urbain de 4 mois. Une histoire à perdre « à laine ».

Par Gil Martin Publié le 8 Mar 2021

Depuis 2016, les moutons de la société ardéchoise EcoZone quittent les Cévennes pour Montpellier, où ils viennent passer 4 mois sur deux grands espaces verts, les parcs Malbosc (20 hectares) et de la Grande Lironde (4,5 hectares).

Solution verte 100% naturelle

Les paisibles ruminants sont préférés à la machine pour débroussailler… Une manière écologique d’entretenir la végétation appelée, en milieu urbain, l’éco-pâturage, solution alternative et propre à l’entretien mécanique des espaces verts et qui ne consomme pas d’énergies fossiles.

« Les animaux contribuent à la fertilisation naturelle des sols, sans pollution, sans bruit, sans consommation d’énergie fossile »Stéphane Jouault Adjoint au maire délégué à la nature en ville et à la biodiversité.

20 hectares tondus en 4 mois

Ce lundi 8 mars, Marjorie Deruwez, directrice d’EcoZone, lâche 148 moutons de diverses races (Mérinos, race Noire du Velay, Préalpes du Sud et Rava) sur la première des 25 parcelles découpées dans le vaste parc Malbosc. Les moutons passeront de l’une à l’autre à tour de rôle chaque semaine. En 4 mois, les animaux auront « tondu » la totalité des 20 hectares « pâturables » du parc.

Lire la suite sur : https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-eco-paturage-avec-les-moutons-plus-bele-la-ville_40045517.html

L’éco-pâturage: une opération écologique pour entretenir les espaces verts (video)

L’éco-pâturage: une opération écologique pour entretenir les espaces verts (video)

Lundi 8 mars 2021, pour une durée de 4 mois, une opération écologique d’éco-pâturage est lancée pour entretenir certains espaces verts de la ville Montpellier.

La ville organise pendant 4 mois sur les sites du parc Malbosc et du parc de la Grande Lironde, une opération d’éco-pâturage urbain avec un cheptel de 190 moutons de la société « ECOZOONE », une opération qui s’est révélée très appréciée des Montpelliérain-es les années passées.

Les moutons ont été accueillis à 12h au parc Malbosc dans le quartier Hôpitaux-Facultés, en présence de Marie MASSART, Adjointe au Maire déléguée aux politiques alimentaires et à l’agriculture urbaine et Stéphane JOUAULT, Adjoint au Maire, délégué à la nature en ville et à la biodiversité

L’ECO-PÂTURAGE : une solution 100% naturelle destinée à préserver et à sensibiliser à la biodiversité

L’éco-pâturage est une technique qui consiste à avoir recours aux animaux pour réaliser des travaux de débroussaillage et de fauchage, une solution alternative à l’entretien mécanique des espaces verts qui peut mobiliser des énergies fossiles. En effet, en broutant, les animaux réduisent les déchets liés à la tonte et contribuent de facto à une fertilisation naturelle des sols. La biodiversité s’en trouve ainsi préservée puisque la flore continue à se développer et à se diversifier. L’éco-pâturage s’inscrit dans un objectif de transition écologique poursuivi par la Ville de Montpellier et pour lequel elle a amorcé une série de mesures, notamment en vue de végétaliser Montpellier et d’offrir une meilleure qualité de vie aux citoyen-nes. Ainsi, la plantation de 1000 arbres au mois de novembre dernier comme la nouvelle charte de l’arbre et la création du Comité Arbre, constituent les premiers éléments concrets du plan d’actions ambitieux que porte la municipalité, qui vise la plantation de 50.000 arbres supplémentaires sur 10 ans.

19 hectares au total sont mis en éco-pâturage

Le parc Malbosc situé dans le quartier Hôpitaux-Facultés et le parc de la Grande Lironde situé au cœur de Port-Marianne, accueilleront pendant 4 mois, un troupeau composé essentiellement de 190 moutons de race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava, gardés 24h/ 24 par des bergers professionnels. Ces moutons se déplaceront librement sur l’ensemble des sites pour procéder au débroussaillage des espaces.  
Écologique, cette opération sera également ludique et pédagogique puisqu’elle deviendra pendant ces 4 prochains mois, le support d’animations pédagogiques en direction des scolaires (si les conditions sanitaires le permettent). Afin de compléter les animations, les moutons seront rejoints par d’autres animaux herbivores : un âne, un cheval et deux poneys mini shetland.
 
Le parc de la Grande Lironde d’une superficie de 4 hectares accueille :
•    40 moutons de race race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava
•    1 âne
 
Le Parc Malbosc d’une superficie de 15 hectares accueille quant à lui  :
•    150 moutons de race Noire du Velay, Mérinos, Préalpes du Sud et Rava
•    1 cheval
•    2 poneys mini shettlands

ECOZOONE : UNE TECHNIQUE D’ÉLEVAGE ET DE PÂTURAGE DANS LE RESPECT DE LA TERRE ET DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

Depuis de nombreuses années Ecozoone s’évertue à améliorer sa technique d’élevage et de pâturage dans le respect de la terre et du bien être animal. Les animaux d’Ecozoone sont uniquement élevés pour l’éco-pâturage. Ces animaux ne sont pas des animaux d’élevage et sont impropres à la consommation et n’ont pour vocation qu’à pâturer des prairies.

Marie Massart et Stéphane Jouault au Prac Malbosc le 8 mars 2021

[Politis] TRIBUNE – Pour que le monde de demain s’écrive avec une culture vivante

[Politis] TRIBUNE – Pour que le monde de demain s’écrive avec une culture vivante

Plus de 230 élu·es écologistes soutiennent le secteur de la culture qui demande la mise en place d’un un échéancier de la reprise d’activité.

https://www.politis.fr/articles/2021/03/pour-que-le-monde-de-demain-secrive-avec-une-culture-vivante-42911/

TRIBUNE – Publiée le 4 mars 2021

En ce mois de mars 2021, cela fera un an qu’ont commencé les annulations de spectacles, les fermetures des musées, des cinémas et des lieux de patrimoine. Triste anniversaire. Un an de naufrage de la culture. Un an que ce qui fait lien dans notre société, ce qui nous fait penser, ce qui nous fait rêver, rire, pleurer, bref ce qui fait notre humanité, est mis à l’arrêt. Aller dans un musée. Se retrouver dans un cinéma. Sortir voir un spectacle. Participer à un festival. Du passé sans avenir clair.

Derrière la durée de cette privation d’expression culturelle, on ressent le désespoir, la frustration et l’impatience dans l’ensemble de la population. Au cœur de cette désespérance, les artistes, les technicien-ne-s, les administratifs, des prestataires, les indépendant·e·s, les auteur·trices voient des milliers et des milliers d’heures de travail s’envoler. Un an plus tard, il n’y a pas de perspective réaliste et concrète pour le secteur.

Nous nous réjouissons que les librairies et les disquaires soient enfin considérés comme essentiels, mais il n’en est toujours pas de même pour le cinéma, le spectacle vivant, le patrimoine et les musées, l’enseignement et la pratique amateure artistique, où d’immenses difficultés demeurent présentes.

Nous ne pouvons rester indifférent·e·s à ce qui s’annonce comme l’un des plus grands plans sociaux de notre histoire récente. Il est urgent que le gouvernement prenne toute la mesure du soutien à apporter à l’ensemble de ces professionnel·le·s. Des conseils municipaux au Sénat en passant par les départements et les régions, nous, élu·e·s et militant·e·s écologistes, sommes présent·e·s et proposons des réponses concrètes : mises à disposition des lieux, accompagnement économique, protocoles de réouverture ou le renforcement des formes alternatives de médiation artistique et culturelle (représentations dans des lieux non dédiés, dans les écoles, dans les EHPAD…).

Nous soutenons la demande des organisations du secteur de mettre en place sans délai un échéancier de la reprise d’activité, des dispositifs de soutien aux auteur·trices et aux travailleur-euses précaires de la culture, la prolongation de l’année blanche pour les intermittent·e·s, et un soutien équitable pour les entreprises culturelles qui en ont le plus besoin.

Toutes et tous, nous ne pouvons plus être privé·e·s plus longtemps de toute vie culturelle, des échanges qu’engendrent l’art et la création. Les possibilités offertes par les nouvelles technologies ne peuvent pas être comparées à l’expérience collective de vibrer devant un spectacle, un film ou un concert. S’approcher, aller à la rencontre d’un tableau, d’une sculpture, d’une performance, est une expérience sensible unique. Les artistes ne peuvent vivre leur art sans public.

Nous ne pouvons être réduit·es qu’à des êtres productif·ves et des consommateur·trices. Dans cette période anxiogène où l’isolement engendré par l’épidémie déstabilise et appauvrit nos modes de vie, fragilise nos équilibres, nous avons plus que jamais besoin de culture vivante.

Signataires :

Julien Bayou – secrétaire national EELV ; Fatma Adda – conseillère régionale (Région Occitanie) ; Maroin Al Dandachi – conseiller municipal (Lille) ; Léa Balage El Mariky – adjointe à la vie associative (Paris 18ème) ; Pierre Athanaze – vice président (Métropole de Lyon) ; Victoria Barigant – maire adjointe à la petite enfance, aux familles (Paris 18ème) ; Laurent Audouin – conseiller d’arrondissement (Paris 5ème) ; Marie-France Barthet – conseillère régionale (Région Occitanie) ; Frédéric Badina Serpette – conseiller de paris (Paris) ; Margaux Belair – adjointe (Grenoble) ; Benjamin Badouard – co-président du groupe écologiste (Métropole de Lyon) ; Esther Benbassa – sénatrice, vice-présidente du groupe « ecologiste – solidarité et territoires » (Paris) ; Stéphane Baly – conseiller municipal (Lille) ; Carole Bernhard – conseillère municipale et déléguée communautaire (Ville De Beaune / Communauté D’Agglomération Beaune Cote Et Sud) ; Pascal Barbier – conseiller municipal et communautaire (Plaisance-Du-Touch) ; Stéphanie Bocquet – conseillère municipale (Lille) ; Vital Baude – conseiller régional (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Sophie Börner – conseillère municipale (Ouistreham) ; David Belliard – maire adjoint aux transports et à la transformation de l’espace public (Paris) ; Katia Bourdin – conseillère regionale (La Rochelle) ; Luis Beltran – conseiller municipal délégué (Grenoble) ; Laure Bourrellis – conseillère municipale – palaiseau (Palaiseau) ; Guy Benaroche – sénateur (Bouche-du-Rhône) ; Claire Brossaud – conseillère métropolitaine (Métropole de Lyon) ; Yves Benitah – vice président en charge de la politique sportive et de la vie associative. conseiller d’arrondissement en charge de la culture (Métropole De Lyon – Lyon 1er) ; Vinciane Brunel Vieira – co-présidente du groupe les ecologistes (Métropole de Lyon) ; Olivier Bertrand – adjoint (Grenoble) ; Marie Agnès Cabot – conseillere municipale (Lyon) ; Olivier Berzane – maire (Lyon 8ème) ; Mélissa Camara – conseillère municipale (Lille) ; Xavier Bigot – conseiller municipal et d’agglomération (Carcassonne) ; Creuze Catherine – conseillère metropolitaine (Métropole de Lyon) ; François Billet – conseiller municipal (Saint-Nazaire) ; Marine Chastan – adjointe petite enfance et liens intergénérationnels (Lyon 8ème) ; Mathieu Bittoun – conseiller municipal et communautaire (Sens) ; Marie Coiffard – conseillère municipale (Saint-Martin d’Hères) ; Luc Blanchard – conseiller municipal (Le Meux) ; Maryse Combres – conseillère regionale (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Jean-François Blanco – conseiller régional (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Florence Cortès – conseillère municipale et conseillère communautaire (Tarascon-Sur-Ariège) ; Nicolas Bonnand – conseiller municipal (Montceau Les Mines) ; Françoise Coutant – vice présidente du conseil regional (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Jacques Boutault – maire adjoint paris centre (Paris Centre (1r, 2e, 3è et 4è)) ; Catherine Creuze – conseillère communautaire (Métropole de Lyon) ; Patrice Boutin – adjoint au maire à l’espace public, la quotidienneté et à la propreté (Nantes) ; Monique De Marco – sénatrice de la gironde – vice-présidente de la commmissison culture (Gironde) ; Dimitri Boutleux – adjoint en charge de la création et des expressions culturelles (Bordeaux) ; Elen Debost – conseillère départementale de la sarthe (Conseil Départemental de la Sarthe) ; Alexis Braud – adjoint à la culture (Allones) ; Dina Deffairi – conseillère territoriale à plaine commune dédiée à la gestion des tiers lieux (Plaine Commune) ; Thierry Brochot – maire-adjoint à la transition écologique (Creil) ; Nathalie Dehan – conseillère métropolitaine (Métropole de Lyon) ; Jérôme Bub – conseiller métropolitain – président du festival des nuits de fourvière (Métropole de Lyon) ; Maÿlys Derenemesnil – conseillère déléguée à la vie associative (Paris 12ème) ; Paul Campy – maire adjoint au développement économique, à l’insertion professionnelle et à l’emploi (Villeurbanne) ; Céline Deslatte – conseillere municipale déléguée (Grenoble) ; Jérémy Camus – vice-président agriculture, alimentation et résilience du territoire (Métropole de Lyon) ; Lila Djellali – adjointe à l’ess et à l’alimentation durable (Paris 20ème) ; Benoît Careil – adjoint à la culture (Rennes) ; Hélène Dromain – vice présidente grand lyon métropole (Métropole de Lyon) ; Yves Carrié – délégué à la cullture (Aureilhan) ; Veronique Dubois Bertrand – maire (Lyon 3ème) ; Gautier Chapuis – conseiller délégué alimentation locale & sécurité alimentaire (Lyon) ; Agnes Dupart – déléguée à la culture, au monde associatif et au patrimoine (Savigny Sur Orge) ; Sébastien Chataing – conseiller municipal délégué aux liens entre activité physiques et santé (Villeurbanne) ; Gaëlle Estay – conseillère municipale (Guerande) ; Patrice Chateau – conseiller municipal (Dijon) ; Corine Faugeron – conseillère de paris (Paris) ; Mohamed Chihi – maire adjoint à la sécurité, sûreté et tranquillité (Lyon) ; Christine Garnier – adjointe (Grenoble) ; Antoine Colliat – adjoint à la transition énergétique (Villeurbanne) ; Anne Grosperrin – vice-présidente déléguée au cycle de l’eau (Métropole de Lyon) ; Guillaume Cot – conseiller d’arrondissement (Paris 9ème) ; Monique Guerin – conseillère métropolitaine, conseillère-deleguée petite enfance (Lyon 3ème) ; Guillaume Cros – vice-président (Région Occitanie) ; Manon Havet – adjointe chargée de la transition écologique, des espaces verts et de la condition animale (Paris 12ème) ; Joe Dabit – conseiller municipal (Lille) ; Audrey Hénocque – adjointe en charge des finances et de la commande publique (Lyon) ; Ronan Dantec – sénateur (Loire-Atlantique) ; Elodie Heren – conseillère municipale (Molliens Au Bois) ; Vincent Dhelin – conseiller municipal (Lomme) ; Nadine Herrati – adjointe travail de mémoire enseignement (Gentilly) ; Thomas Dossus – sénateur (Département Du Rhône) ; Catherine Hervieu – conseillère municipale, présidente de la fédération des élu.es verts et écologistes (feve) (Dijon) ; Jean-Luc Dumesnil – conseiller d’arrondissement (Paris 17ème) ; Laurence Hugues – 1ère adjointe à la maire (Lyon 1er) ; Christophe Dupin – adjoint à la culture (Tours) ; Caroline Lagarde – conseillère metropolitaine (Métropole de Lyon) ; Christophe Dupin – adjoint à la culture et à l’education populaire (Tours) ; Annie Lahmer – conseillère régionale (Île De France) ; Guillaume Durand – adjoint à la maire (Paris 14ème) ; Myriam Laïdouni-Denis – conseillère régionale – membre de la commission affaires culturelles (Région Auvergne Rhône Alpes) ; Charles Ernould – conseiller municipal délégué aux synergies, projets culturels et conservatoire (Saint-Ouen-Sur-Seine) ; Anne Launay – conseillère départementale (Conseil Départemental de l’Essonne) ; Sébastien Faivre – conseiller municipal (Roquefort Sur Garonne) ; Alice Leiceigueçahar – conseillère regionale (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Jacques Fernique – sénateur (Bas-Rhin) ; Annie Lhamer – conseillère régionale (Région Ile-de-France) ; Antoine Fléchet – conseiller municipal délégué (Grenoble) ; Lucille Lheureux – adjointe à la culture (Grenoble) ; Lionel Frel – conseiller regional (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Aurélie Loire – manifestations et pratiques culturelles ecoresponsables (Villeurbanne) ; Siméon Gabriel – conseiller municipal (Mâcon) ; Florence Loury – conseillère municipale, conseillère communautaire eelv auxerre (Auxerre) ; Nicolas Gamache – maire et conseiller régional (Les Châteliers – Région Nouvelle-Aquitaine) ; Marie-Claire Luciani – maire adjointe (Figeac) ; François Genouvrier – adjoint au patrimoine (Lyon 9ème) ; Derenemesnil Maïlys – conseillère déléguée à la vie associative (Paris 12ème) ; Jean Luc Girault – adjoint à la politique de la ville et aux actions citoyennes (Lyon) ; Lisa Mambré – adjointe à la culture, au tourisme et au numérique (Lyon 9ème) ; Guillaume Gontard – sénateur (Isère) ; Coralie Mantion – vice-présidente à l’urbanisme – métropole de Montpellier (Montpellier) ; Vincent Goulin – adjoint en charge des tansports, des mobilités, des déplacements, du code de la rue et de la végétalisation de l’espace public (Paris 20ème) ; Marie Massart – adjointe déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine (Montpellier) ; Philippe Guelpa-Bonaro – vice-président délégué au climat, à l’energie et à la réduction de la publicité (Métropole de Lyon) ; Fabienne Meurice-Gabbanelli – conseillère municipale (Yerres) ; Bruno Haberkorn – conseiller municipal délégué à a protection du plateau et au projet alimentaire territorial (Chenôve) ; Stephanie Modde – conseillère municipale (Dijon) ; Laurent Hamon – vice-président (Rennes Métropole) ; Fatma Nakib – adjointe au maire, egalité, droits des femmes, luttes contre les violences faites aux femmes et aux discriminations, défensec des valeurs de la république (Montpellier) ; Nicolas Husson – adjoint au maire (biodiversité, nature en ville, protection animale) (Lyon) ; Maud Navarre – conseillère municipale (Auxerre) ; Simon Jamelin – conseiller municipal (Hellemmes) ; Aminata Niakaté – conseillère de paris (Paris) ; Antoine Jobert – adjoint à la petite enfance, sécurité, sureté, tranquillité publique, prévention, propreté (Lyon 9è) ; Julie Nicolas – conseillère municipale eélv de lille (Lille) ; Stéphane Jouault – adjoint à la nature en ville et à la biodiversité (Montpellier) ; Marie-Claude Noel – conseillère municipale déléguée à la culture (Bordeaux) ; Jean-Charles Kohlhaas – vice-président transports (Métropole de Lyon) ; Claude-Marie Nöel – conseillère municipale déléguée à la culture (Bordeaux) ; Joël Labbé – sénateur (Morbilhan) ; Mumine Oszsoy – conseillère regionale (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Michel Langlais – élu transitions énergétiques et écologiques – environnement (Pont-de-Claix) ; Julie Ozenne – conseillère municipale (Vigneux-Sur-Seine) ; Mourad Laoues – conseiller municipal et communautaire (Chalon Sur Saône) ; Bénédicte Pasiecznik – adjointe à la nature en ville et à la résilience (Lyon 7ème) ; Mustapha Laoukiri – adjoint chargé de l’emploi et de la politique de la ville (Montpellier) ; Isabelle Petiot – vice présidente (Métropole De Lyon) ; Silvère Lataix – adjoint déléguée à l’action sociale (Lyon 3ème) ; Geneviève Pham Sigmann – conseillère municipale déléguée à la transition alimentaire et les circuits courts (Laval) ; Luc Leroy – conseiller municipal (Moirans) ; Emmanuelle Pierre-Marie – maire (Paris 12ème) ; Christophe Lesueur – adjoint chargé de l’urbanisme, des grands projets et de la politique de ville à la mairie du 8ème arrondissement (Lyon 8ème) ; Claire Pinto – conseillère municipale de la minorité – palaiseau (Palaiseau) ; Frederic Louchart – conseiller municipal (Lille) ; Béatrice Pipitone – conseillère municipale déléguée aux transports et mobilités actives (Paris 11ème) ; Valentin Lungenstrass – adjoint au maire de lyon aux mobilités, à la logistique urbaine et aux espaces publics (Lyon) ; Raymonde Poncet Monge – sénatrice (Rhône) ; Michael Maire – conseiller métropolitain (Métropole de Lyon) ; Sophia Popoff – conseillère municipale – ville de lyon, déléguée dans le 5e arrondissement à l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations ; conseillère – métropole de lyon (Lyon 5ème et Métropole de Lyon) ; Philippe Mante – conseiller municipal délégué (Paris 19ème) ; Isabelle Prin – conseillère municipale, déléguée à l’éducation dans le 3ème arrondissement (Lyon) ; Richard Marion – président de la commision culture (Métropole de Lyon) ; Hélène Puech – conseillère municipale déléguée à l’ess et conseillère territoriale (Saint-Ouen) ; Antoine Maurice – conseiller municipal et métropolitain (Toulouse) ; Raphaëlle Remy-Leleu – conseillère de paris (Paris) ; Samuel Mecklenburg – maire adjoint à la culture – lyon 4e (Lyon) ; Philomene Recamier – adjointe à la culture (Lyon 3ème) ; Serge Mercièca – maire adjoint à l’éducation (Ris Orangis) ; Catherine Ribot – conseillère municipale de Montpellier et conseillère métropolitaine de la métropole Montpellier ; Christian Metairie – maire (Arcueil) ; Valerie Roch – adjointe mairie et conseillère metropolitaine (Lyon) ; Emile Meunier – conseiller de paris et de la métropole – président de la commission urbanisme et logement (Paris) ; Sonia Roisin – adjointe à la transition (Marcoussis) ; Loïc Minery – vice-président à la politique de la ville et à la cohésion sociale (Mulhouse Alsace Agglomération) ; Sandrine Rousseau – candidate primaire eelv (Lille) ; Vincent Morel – conseiller municipal (Nevers) ; Amaïa Sainz-Ruiz – adjointe aux droits et égalité, mémoire, laïcité et spiritualité, qualité de vie des aînés (Lyon 9ème) ; Jean-Christian Morin – adjoint auprès de la maire de lyon 1 – ville apaisée (Lyon 1er) ; Carole Samuel – coprésidente groupe politique les écologistes (Lyon) ; Laoukiri Mustapha – adjoint au maire emploi, politique de la ville (Montpellier) ; Laetitia Sanchez – conseillère régionale (région Normandie) ; Patrick Odiard – co-président du groupe des élus écologistes au conseil municipal de lyon. adjoint à l’éducation du 8ème arrondissement de lyon (Lyon) ; Karine Savina – conseillère municipale (Dijon) ; Muller Olivier – conseiller municipale et métropolitain (Dijon) ; Pauline Segard – conseillère municipale (Villeneuve d’Ascq) ; Gérard Onesta – conseiller régional (Région Occitanie) ; Christine Seguineau – conseillère regionale (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Benjamin Orgogozo – adjoint à la culture (Lyon 7ème) ; Ghislaine Senée – conseillère régionale (Région Ile-de-France) ; Vincent Otekpo – conseiller municipal (Saint-Herblain) ; Célia Serrano – conseillère municipale déléguée à l’enseignement artistique et culturel (Montpellier) ; Vincent Otekpo- conseiller municipal (Saint-Herblain) ; Marion Sessiecq – conseillère municipale (Lyon 3ème) ; Mumine Ozsoy – conseiller (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Sophie Taillé-Polian – sénatrice (Val-De-Marne) ; Jean-Louis Pages – conseiller regional (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Marie Ange Thébaud – conseillère municipale (Boucau) ; Yohann Paris – adjoint à l’éducation et à la vie scolaire (Lyon 9ème) ; Hélène Touillon – conseillère municipale (Montceau-Les-Mines) ; Cyril Pasteau – conseiller municipal (Montrouge) ; Hélène Trachez – conseillère municipale déléguée à l’accès aux droits (Paris 20ème) ; Bruno Paternot – conseiller métropolitain délégué à la qualité de l’environnement visuel (Montpellier) ; Sarah Trichet-Allaire – conseillère municipale (Saint-Nazaire) ; Eric Perez – conseiller métropolitain (Métropole De Lyon) ; Lucie Vacher – vice-présidente métropole de lyon – enfance, famille, jeunesse (Métropole de Lyon) ; Thierry Perreau – conseiller regional (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Véronique Vinet – conseillère régionale (Région Occitanie) ; Emmanuel Perrin – conseiller municipal (Creil) ; Sonia Zdorovtzoff – adjointe au maire de lyon, déléguée aux relations, à la coopération et à la solidarité internationales (Lyon) ; Christian Piccolo – conseiller municipal et communaitaire (Saint Michel Sur Orge – Coeur d’Essonne Agglomération) ; Eric Piolle – maire (Grenoble) ; Damien Poyet Poullet – adjoint à la cohésion sociale et aux solidarités (Saint-Malo de Guersac) ; François Prochasson – vice president logement (Nantes Metropole) ; Laurent Quiquerez – élu municipal (Villeurbanne) ; Sylvain Raifaud – conseiller (Paris) ; Loïc Rambaud – conseiller municipal (Charenton-Le-Pont) ; Jean-Claude Ray – conseiller métropolitain (Métropole de Lyon) ; Christophe Regard – conseiller municipal (Chalon-Sur-Saône) ; Christophe Regard – conseiller municipal (Chalon-Sur-Saône) ; Manu Reynaud – adjoint aux mobilités, président du groupe écologiste (Montpellier) ; Fabien Robert – conseiller municipal (Dijon) ; Nicolas Rouveau – adjoint à la maire (Paris 12ème) ; Jean-Serge Saint-Avit – conseiller municipal urrugne (Urrugne) ; Daniel Salmon – sénateur (Ile-Et-Vilaine) ; Jeremy Savatier – conseiller municipal (Ascain) ; Gabriel Siméon – conseiller municipal (Mâcon) ; Abdallah Slimani – candidat eelv pour les régionales AURA (Vaulx-En-Velin) ; Antoine Soto – maire adjoint à la démocratie participative (Figeac) ; Jean Marc Soubeste – conseiller communautaire (La Rochelle) ; Frédéric Supiot – délégué consulaire (Belgique (Français·e·s établi·e·s Hors de France)) ; Raifaud Sylvain – conseiller de Paris (Paris 12ème) ; Christophe Teisseire – adjoint chargé de la transformation de l’espace public, de la végétalisation, de la voirie et de la valorisation des déchets (Paris 12ème) ; Jean Marc Terrisse – adjoint délégué à la mobilité et à la transition écologique (Muret) ; François Thevenieau – conseiller métropolitain (Lyon) ; Paul Toussaint-Parigi – sénateur (Haute-Corse) ; Stephane Trifiletti – conseiller regional (Région Nouvelle-Aquitaine) ; Léo Tyburce – conseiller municipal et communautaire (Reims-Grand Reims) ; François Vasquez – vice président (Montpellier Méditerranée Métropole) ; Matthieu Vieira – conseiller métropolitain de lyon (Métropole de Lyon) ; Jacques Vince – conseillé délégué programme de réussite educative (Villeurbanne) ; Emmanuel Vivien – conseiller municipal (Lyon)

ainsi que des artistes auteur·trices, interprètes, profesionnel·les de la culture et des milant·es EELV.

[Libération] TRIBUNE – Pour une option végétarienne quotidienne dans les cantines

[Libération] TRIBUNE – Pour une option végétarienne quotidienne dans les cantines

TRIBUNE

Elus locaux et acteurs de la restauration appellent le gouvernement à rendre obligatoire l’option végétarienne dans les cantines et les restaurants des hôpitaux, des universités, des armées, des prisons…

Dans une école à Villeneuve-le-Comte (Seine-et-Marne), en mars 2018. (Denis Allard/Libération)

par Un collectif – Publié le 2 mars

Nous, élu·e·s locaux, acteurs et actrices de la restauration collective, demandons au gouvernement de s’engager à reprendre sans filtre la proposition de la Convention citoyenne pour le climat pour une option végétarienne quotidienne qui soit obligatoire et s’applique dans toute la restauration collective. Nous sommes de toutes couleurs politiques et représentons des structures de toutes tailles, de tout type, réparties sur tout le territoire français. Nous avons déjà mis en place l’option végétarienne quotidienne (et donc l’expérimentation que propose le gouvernement) ou nous souhaiterions le faire.

Tout comme 80 % des Français, nous sommes favorables à l’obligation pour la restauration collective de proposer des menus végétariens. Ainsi, nous demandons que l’option végétarienne soit obligatoire dans la restauration scolaire en allongeant le délai d’application de cette mesure pour laisser le temps à toutes les communes de la mettre en place de manière efficace et satisfaisante. Nous demandons que l’option végétarienne soit étendue à l’ensemble de la restauration collective (restauration universitaire, administrative, sanitaire et sociale…). Nous appelons enfin l’État à investir davantage dans la restauration collective, en accompagnant techniquement et financièrement les structures pour augmenter leur offre végétarienne.

La végétalisation des assiettes, pilier de la transition écologique

La justice vient de condamner l’inaction climatique de l’Etat suite à l’Affaire du siècle, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat alerte régulièrement sur les dangers de cette inaction, et la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a déjà montré le rôle malheureux de l’agriculture et de l’élevage dans la destruction de la biodiversité. Alors que débutent les débats parlementaires autour de la loi Climat, la France ne peut plus se permettre de retarder encore le virage écologique qu’elle doit prendre. Ce virage passe notamment par la mise en place d’alternatives végétariennes dans la restauration collective publique, dans laquelle pas moins de 4 milliards de repas sont servis chaque année, et dont l’empreinte environnementale serait réduite de 19 % avec une alternative végétale prise quotidiennement par 25 % des convives. La végétalisation de la restauration collective est ainsi un des leviers les plus puissants dont nous disposons pour faire de nos territoires des fers de lance de la transition agroécologique !

La diversification des protéines répond à des enjeux de santé publique. L’Agence nationale sécurité sanitaire alimentaire nationale (Anses) et le Haut Conseil de la santé publique ont actualisé leurs recommandations nutritionnelles et préconisent de renforcer la consommation de légumineuses, fruits et légumes, tout en réduisant la part de produits animaux. Afin d’assurer à tous les enfants, partout en France, un égal accès à une alimentation saine, l’Etat doit encourager le développement d’une offre végétarienne dans la restauration scolaire. N’oublions d’ailleurs pas que l’option végétarienne est l’alternative la plus inclusive et laïque qui soit, permettant à chacun·e, quelles que soient ses convictions philosophiques ou religieuses, d’avoir accès à un repas équilibré.

Cela implique non seulement de rendre l’option quotidienne obligatoire par la loi, mais aussi de donner aux collectivités les moyens financiers et techniques nécessaires pour accélérer la transition alimentaire. Si l’option quotidienne devenait uniquement facultative, cela induirait mécaniquement une inégalité territoriale forte entre les communes décidant de la mettre en place et celles ne participant pas à cette expérimentation. Par ailleurs, la mise en place du menu végétarien hebdomadaire nous a montré que servir des plats végétariens fait maison favorise la structuration de filières agricoles locales et bio, ce qui profite à l’activité économique des territoires.

Démocratie alimentaire, éducation du goût

En outre, l’introduction d’alternatives végétariennes est un outil intéressant pour la démocratie alimentaire : bien pensée, la découverte de saveurs peu explorées à la maison est l’occasion de développer l’éducation au goût et l’ouverture d’esprit des plus jeunes. Elle constitue également une base intéressante pour construire chez les enfants un rapport plus éthique au vivant et aux animaux, et pour améliorer les conditions d’élevage. Enfin, contrairement à certaines idées reçues, végétaliser les assiettes est un moyen concret pour réduire les coûts des denrées et ainsi en améliorer la qualité, tout en réduisant le gaspillage alimentaire en restauration collective.

Les technicien·ne·s et agent·e·s de la restauration collective de plus de 200 villes françaises et de dizaines de structures qui servent déjà une alternative végétarienne quotidienne le disent : lorsque cette mesure est accompagnée de formations professionnelles de qualité, sa mise en place ne crée pas de difficultés insurmontables, d’autant que de très nombreuses cantines proposent déjà quotidiennement des menus alternatifs sans viande. Cette démarche est au contraire facteur de cohésion d’équipe, au service d’une alimentation de qualité. Par ailleurs, cette transition alimentaire peut être l’occasion de mieux valoriser les métiers de la restauration collective, qui pâtissent d’un manque de reconnaissance de la part des usager·e·s comme des pouvoirs publics, alors même qu’ils sont si essentiels pour notre santé et notre bien-être.

Pour la transition écologique, pour l’égalité territoriale et pour des repas sains et inclusifs, nous appelons le gouvernement à prendre ses responsabilités au plus vite, en rendant cette option végétarienne obligatoire, dans les restaurants dont les collectivités ont la charge, mais aussi dans ceux qui dépendent de l’Etat (hôpitaux, restaurants universitaires, armées, prisons, etc.). L’Etat ne peut se défausser de ses responsabilités sur les collectivités volontaires ; les efforts et leurs impacts positifs doivent être répartis entre tous les acteurs et entre tous les territoires.

Premiers signataires : Marie Massart et Luc Lignon, déléguée à la politique alimentaire et directeur de la politique alimentaire, Montpellier ; Yves Jégo, ancien ministre et ancien maire, Montereau Fault Yonne ; France Gerboin, Commis de cuisine, Restaurant universitaire d’Angers ; Laurent Garcia, maire, Laxou ; Eric Piolle, maire, Grenoble ; Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris en charge de la biodiversité et de la condition animale ; Jacques Boutault, Adjoint à la maire, Paris ; Théo Challande Névoret, adjoint au maire, Marseille ; Michel Procureur, adjoint aux finances et à l’environnement, Bressey-sur-tille ; Jean-Pierre Gorges, maire, Chartres ; Abdelkrim Karmaoui, vice-président d’Est Ensemble, adjoint au maire, Bagnolet ; Gaëlle Rougier, adjointe déléguée à l’Éducation, Rennes ; Mourad Laoues, élu municipal, Chalon-sur-Saône ; Cécile Paulet, adjointe au maire en charge de l’éducation et de la jeunesse, valence ; Ghislaine Rodriguez, adjointe en charge de l’Education et de la Restauration scolaire, Nantes.

Retrouvez tous les signataires à cette adresse.