En matière de mobilités, chaque euro dépensé par la Métropole doit répondre à l’urgence climatique et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air des Montpelliéraines et des Montpelliérains ! Pour les écologistes le choix est clair. Nous mettrons le paquet sur le vélo !
A l’heure où Montpellier figure parmi les 12 villes françaises les plus polluées, à l’heure où les experts nous annoncent jusqu’à + 7 °C en 2100, il n’est plus question d’écologie des petits pas, il n’est plus question d’écologie du “en même temps”.

Ce que nous proposons c’est une écologie responsable qui assume des choix clairs.
En matière de mobilités, cela veut dire que 100 % des budgets d’investissements de la Métropole seront consacrés à des projets non polluants. À des solutions écologiques. Favoriser la marche oui. Développer le vélo oui. Multiplier l’offre de transports publics oui.

Construire de nouvelles autoroutes qui augmenteront le trafic automobile et la pollution c’est non !

Et il faut, ici, tordre le coup à une idée reçue ! Non, construire un périphérique autoroutier n’a jamais eu pour effet de réduire la circulation automobile. C’est exactement l’inverse !Construire un périphérique autoroutier a pour effet d’augmenter la circulation et d’accélérer l’étalement urbain. Cela conduit à attirer toujours plus de voitures, sur des trajets toujours plus longs et, in fine, à aggraver toujours plus la pollution de l’air.

Construire un périphérique autoroutier en 2020 est une aberration. C’est une solution du passé. D’un temps où les élus avaient un moteur thermique à la place du cerveau !Nous ne sommes plus en 1960. Nous savons le lien qu’il y a entre la multiplication des infrastructures autoroutières et l’aggravation de la pollution de l’air. Sachons en tirer les leçons.

Philippe Saurel veut financer un viaduc autoroutier avec le budget du tramway !

Comble du cynisme, Philippe Saurel veut faire financer par la Métropole, dans le cadre de la Ligne 5 de tramway, un viaduc autoroutier de plus d’1 km pour 33 millions d’euros au dessus de la route de Lavérune au niveau du rond-point Maurice Gennevaux (plus connu sous le nom de rond-point de “chez Paulette”). Ce viaduc autoroutier n’a rien à voir avec le projet de tramway. Il s’agit d’un morceau du projet de Contournement autoroutier Ouest de Montpellier, le COM. Or le COM relève de la compétence de l’État. Absolument pas de la Métropole et encore moins du projet de tramway !

Passage en force ? Qui plus est, l’enquête publique sur le COM n’a pas eu lieu. Aucune commission d’enquête n’a encore émis d’avis sur l’opportunité de ce projet autoroutier estimé à plus 250 millions d’euros. Sans déclaration d’utilité publique, il est impossible d’engager les moindres travaux. Ou alors au mépris de la loi et de la démocratie ! L’avis préalable de l’Autorité environnementale rendu public le 4 décembre dernier est explicite. Augmentation de la pollution de l’air, émission de CO2, destruction de terres agricoles et d’espaces de biodiversité, imperméabilisation des sols : l’autorité juge que les impacts du projet de COM n’ont pas été sérieusement étudiés. Elle demande à l’État de reprendre sa copie. Il est hors de question d’engager des travaux sur un projet d’autoroute qui n’a pas fait l’objet d’une enquête publique !

Ce serait un scandale démocratique !

Il est hors de question de dépenser l’argent des contribuables montpelliérains pour la construction d’un morceau d’autoroute qui est à la charge de l’État. Ce serait un détournement d’argent public !
Le budget de la Métropole doit servir exclusivement à développer des solutions écologiques. Des solutions qui relèvent de ses compétences !

Nous réaffecterons ces 33 millions d’euros au budget vélo afin de contribuer au financement d’un vaste réseau de pistes cyclables sécurisées et continues à l’échelle de la MétropoleVoilà nos priorités. Voilà des choix clairs.
Les ressources financières de la Métropole sont limitées. L’argent public est rare. Chaque euro dépensé par la Métropole doit l’être avec discernement. Au service de la santé des Montpelliérains et à l’aune de l’urgence climatique !
On ne peut pas tout financer. Gouverner c’est choisir.

Choisir l’écologie, c’est positif !

33 millions d’euros pour 1 km d’autoroute ou 33 millions d’euros pour 100 km de pistes cyclables sécurisées ? Notre choix est clair. Nous mettrons le paquet sur le vélo !

Coralie Mantion, Tête de liste de l’Alliance des Écologistes

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